Jump to content

Fernand

Members
  • Posts

    177
  • Joined

  • Last visited

Everything posted by Fernand

  1. Dans le contexte, c'est un principe général : "Personne ne peut être père suivant la nature s'il n'a pas de fils suivant la nature." Raisonnement : l'Ecriture dit que Zacharie était un juste. Or on le qualifie de père. C'est qu'il avait un fils. En effet personne etc. Donc le mariage n'est pas un mal puisque Zacharie marié et père est néanmoins qualifié de juste.
  2. Mot à mot, c'est "Et ainsi, selon la sentence, le gouvernement épiscopal entier revenait de droit à Jean le Juif qui voulait bien se conformer à la décision."
  3. Alors, le début du chapitre VIII du Liber me laisse perplexe, parce qu'après avoir cité, mais de manière très imparfaite, Hébreux, 9 qui semble s'opposer aux bâtiments religieux "faits de main d'homme", le reste du chapitre VIII et le ch. IX justifient amplement ces constructions. Je me demande si un bout de phrase disant que des hérétiques refusent les constructions ecclésiastiques n'a pas disparu. Ch. X : Certains hérétiques s'opposent aux constructions ecclésiales, aux sacrements, aux ornements ==> réfutation par la justification de l'usage d'autels. A la fin du chapitre : les hérétiques s'opposent aux chants et aux louanges ==> réfutation. Chapitre XI : Des hérétiques dédaignent l'Eucharistie ==> réfutation. Colonne 1834 D : Des hérétiques disent que Jésus a distribué son corps et non du pain lors de la Cène (?). Des hérétiques disent que le "pain" de vie c'est en fait la Parole de Jésus ==> réfutation par 1 Corinthiens 11. Colonne 1838 D. Intéressant : il serait hérétique d'affirmer que c'est le mérite du consécrant qui fait la force de l'Eucharistie et non "la vertu et la vérité de l'Esprit saint." Off topic : Grand merci pour la vidéo et la photo de Airliners : de toute beauté en effet ! Hélas non, je ne suis jamais allé à La Ferté Alais mais à Spa en 2009 ce n'était pas mal. Il y avait le Yak-3U RA-3482K / "48" (Clic!)
  4. Il faut juste rectifier ce bout de phrase.
  5. N.B. cepit ici est une graphie médiévale pour le classique coepit « commença ». C'est trompeur ! Vous traduisez très bien. Voici une traduction littérale de mon cru, mais le texte latin n'a pas de grande valeur stylistique... Dans les premiers temps où l’hérésie cathare commença à se répandre en Lombardie, ils eurent d’abord un évêque du nom de Marco sous la houlette duquel tous les Lombards et les Toscans et les habitants des Marches étaient gouvernés. Et ce Marco tenait son ordre de Bulgarie. Un certain Papasnicheta arrivant de Constantinople en Lombardie commença à mettre en cause l’ordre de Bulgarie que Marco possédait. En conséquence, l’évêque Marco, commençant à hésiter avec ses ouailles, abandonna son ordre bulgare et reçut l’ordre de D. Et il demeura dans cet ordre de D. pendant quelque temps avec tous ses compagnons. De plus, à un autre moment, il vint d’outre-mer un certains Petracius avec des compagnons et il donna des nouvelles d’un certaine évêque Simon de D., duquel provenait l’ordre… (vous êtes sûr du texte ? On dirait qu’il manque un mot ou deux) Et Petracius disait que le fameux Simon avait été trouvé dans une chambre avec une femme et qu’il avait commis des entorses à la raison. Mais à l’arrivée de ce Petracius Marco était déjà mort et un autre lui avait succédé à la fonction d’évêque, un certain Jean le Juif et celui-ci avait reçu son ordre épiscopal du même Marcus. Et à cause des paroles de ce Petracius, certains doutèrent de l’ordre (ordination) reçu de ce Simon, et d’autres non ; et pour cette raison une querelle s’éleva entre eux et ils se séparèrent en deux parties. Et sur ce ils en arrivèrent finalement à ce qu’une partie obéissait à Jean le Juif tandis que l’autre partie élit Pierre de Florence à la fonction d’évêque. Et l’une et l’autre partie restèrent dans cette situation pendant quelques années.
  6. D'accord, mais il cite surtout les passages de l'Ecriture permettant de contredire les hérétiques. Il ne dit pas énormément de choses sur les hérésies elles-mêmes. Ce qu'il dit de Cerdon a l'air inspiré par le Adversus omnes haereses d'un pseudo-Tertullien. Je ne sais pas si on a pu dater cette dernière oeuvre. On trouve la même chose dans le De haeresibus de Philastrius (hérésie n° 44). D'après Wikipedia, ces deux oeuvres, ainsi que le Panarion d'Epiphane remonteraient à une oeuvre d'Hippolyte composée vers 220. Mais comment le sait-on ? Off topic : Voilà, voilà, Artem Ivanovitch, c'est fait. Bientôt, Alexandre Ivanovitch n'aura plus de secret pour moi.
  7. D'accord. D'autre part, je viens de me casser la tête sur une expression du début du ch. VII "Condonianam (haeresem)". qui semble être une vox nihili (un mot qui ne signifie rien). Après recherches et analyse objective de la situation, je puis proposer la correction "Cerdonianam haeresem", l'hérésie de Cerdon (en grec Κέρδων), mentionné par Irénée (I,27), Eusèbe (Histoire Ecclésiatique, IV,2) etc. comme le maître de Marcion. Je me demande, en voyant les allusions à Tatien et à Cerdon, si l'auteur du Liber n'a pas voulu mentionner les personnages considérés comme les points de départ de certaines hérésies : Tatien pour les encratistes et Cerdon pour le docétisme, alors que ces personnages ne sont visiblement pas de "grands" auteurs. La corruption de Cerdonianam en Condonianam est assez plausible : si le copiste ne connaissait pas Cerdon, il a suffi d'un "e" avec une boucle trop grande et d'un "r" un peu trop recourbé dans le modèle pour qu'un copiste ignorant et pressé y voie "on" et se soit laissé influencer par le grand nombre de mots latins commençant par con-. Il s'agit donc d'une corruption par régularisation, banalisation d'une partie du mot. Off topic : Malheureux ! Ça vous coûterait les yeux de la tête !
  8. L'hérésie cathare... sans doute, mais au début les propositions hérétiques mentionnées rappellent Tatien (nommé au ch. V), Basilide, Valentin et Marcion : refus du mariage, conception de deux dieux, celui de l'Ancien Testament qui est mauvais et celui de Jésus qui est bon... Off topic : Eh bien, je vais écumer les bouquinistes !
  9. Bienvenue à la nouvelle Élise ! pie condescendentes est accordé avec le sujet de concessimus : "nous avons accordé aux chanoines qui servent au même endroit en (leur) donnant notre pieux accord" participante est à l'ablatif sing, il doit déterminer ecclesia >> ablatif absolu; le sujet de habebat doit encore être Thomas de S. hospites désigne peut-être ici des fermiers, des espèces de serfs (?) appelés ailleurs mansionarii si je comprends bien Du Cange. solo de solum, i : "le sol" : "les revenus attachés au sol" possifice ? pacifiquement, c'est pacifice possidendum : doit être attribut de quicquid : "il a rassemblé tout ce qu'il avait... en tant que devant être possédé..." (mais il faudrait le contexte). Oui : "moyennant une rente de 6 sous payables à l'église d'Anchin le jour de Noël" D'abord je lirais proficuam comme un adjectif déterminant mansionem "une mansio de bon rapport" comparibus : compar peut signifier "époux", "épouses" : alors au pluriel... ce serait la femme d'Amand et sa belle-fille (?) Alors Astantibus etc... : "Etant présentes les épouses avec son fils et approuvant (la décision)"... --> "en présence des épouses ainsi que de son fils qui approuvaient la chose" "Avec cette clause supplémentaire que la susdite église de Saint-Jean pourra louer sa terre et le mansum (?) moyennant une rente annuelle perpétuelle de X (?) à l'église qu'elle voudra ou à des paysans et à n'importe qui à la seule exclusion, ainsi qu'on le dit plus complètement (?), d'un ordre militaire."
  10. Ok je reste en stand by. A propos, il faut envisager que le Liber ne soit pas d'Abélard. D'ailleurs dans l'édition de Migne, il est repris dans l' Appendix ad opera Abelardi "Appendice aux oeuvres d'Abélard", ce qui montre l'incertitude de l'éditeur, puisque cet appendice comprend des opuscules qui ne sont visiblement pas du grand émasculé. A première vue, on dirait un aide-mémoire sans grande originalité, à l'usage des polémistes catholiques, qui énumère différentes doctrines hérétiques avec les réfutations qui doivent leur être opposées. Donc, finalement, peu importe l'auteur : c'est un manuel technique. Pour les citations bibliques, je pense qu'il faut bien se rendre compte des écarts par rapport au texte reçu de la Vulgate, mais que les éventuelles analyses doivent tenir compte de l'état du texte tel que l'auteur du Liber le présente. Bien sûr on ne peut pas toujours savoir quand l'erreur de copie s'est produite. Il faudrait au moins avoir des renseignements sur le manuscrit de François d'Amboise. Off topic : Hélas non, je n'ai pas lu Ciel de guerre. Mais l'article publié par Air Enthusiast (le mensuel, devenu par la suite Air International) d'octobre 1971 dit que le MiG-3 était souvent dépourvu de radio pour des question de poids (puisque l'avion souffrait d'être trop lourd). Sinon, il était prévu pour lui des radios RSI-3 ou RSI-4.
  11. Alerte ! au début c'est Etiam sunt quidam heretici, qui Moysem magum fuisse asserunt Pas magnum "grand" mais magum, un MAGE ! un magicien ! A la fin du texte, vous avez négligé une ligne du texte --> "In hoc apparet certissime quoniam beatus Paulus de Moyse et de lege Moysi et de deo Hebraeorum non diffidebat..." Du site "Unbound Bible" 24. Fide Moyses grandis factus negavit se esse filium filiæ Pharaonis, 25. magis eligens affligi cum populo Dei, quam temporalis peccati habere jucunditatem, 26. majores divitias æstimans thesauro Ægyptiorum, improperium Christi : aspiciebat enim in remunerationem. Traduction TOB : "24. Par la foi, Moïse, devenu grand, renonça à être appelé fils de la fille de Pharaon. 25. Il choisit d'être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que de jouir pour un temps du péché. 26. Il considéra l'humiliationdu Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l'Égypte, car il avait les yeux fixés sur la récompense." Off topic : Ah, oui, le MiG-3, quelle pureté de lignes ! Mais ce n'est pas sa faute s'il était conçu comme un chasseur de haute altitude alors qu'une telle spécialisation était inadéquate à l'époque.
  12. Bonjour ! Pourrais-je vous demander pour ma part quelques précisions sur ce Liber adversus hereses, car je ne vois pas bien de quel ouvrage il s'agit. Pour le reste : C'est presque ça : "Puisque ce (Dieu) est le Seigneur du ciel et de la Terre" (Hic : nominatif masc. sg., antécédent Deus) On appelle également (et = ici adverbe, "aussi")"fidèle dans le Seigneur" celui (s.-ent.) à qui Dieu a parlé. (...) Et Moïse était assurément un fidèle dans toute la maison de celui-ci (Dieu) comme un serviteur devant témoigner (litt. "pour le témoignage") des paroles qui devaient être dites (dicenda : adjectif verbal "à dire"). Quant au Christ, il était comme un fils en sa propre maison. Et nous sommes (nous-mêmes) cette maison [= nous sommes le réceptacle de la divinité] si nous gardons fermement jusqu'à la fin la confiance et la gloire de l'espoir [= si nous restons confiants et pleins d'espoir jusqu'à la mort]. Quant à l'Apôtre, il ne témoigne pas que celui-ci (Moïses) était "grand", mais qu'il était un "fidèle serviteur" dans la maison de Dieu. Off topic : Mikoyan ? Transmettez mon meilleur bonjour à Gourévitch de la part d'un fan du MiG-21 !
  13. Avec l'expression fore ut + subj. (présent ou imparfait), littéralement "qu'il sera un fait que..." mais ça alourdit la phrase. (Puto fore ut possim : "Je pense que je pourrai").
  14. Oui, mais est-ce que le scribentes n'est pas "en l'air" ? J'aurais mieux compris E. scribentes... explicamus, ou bien, comme dit Raoul, avec un cum temporel : cum... scribimus.... Sinon, quelle est la fonction du scribentes ?
  15. On peut consulter le livre de David MACAULAY, Naissance d'une Cité romaine, éd. des deux coqs d'or, 1977 [1974]. Bon, c'est un livre "pour la jeunesse", mais il est sérieux. Il retrace la création de la cité fictive de "Verbonia". On le trouve sûrement en bibliothèque, sinon il est toujours en vente, p. ex. à la FNAC.
  16. Fernand

    isthaec

    Si j'en crois le dictionnaire de Lewis & Short, il s'agirait d'une graphie fautive pour istaec, forme de l'adjectif-pronom istic, istaec, istoc (ou istuc), de même sens que iste. Istaec en général peut être une forme de N. fém. sg. ou de N.-Acc. neutre pluriel. Dans votre phrase, c'est l' accusatif neutre pluriel : "J'ai parfaitement appris que ces choses sont vraies"
  17. Oui oui, c'est fréquent. César dit par exemple ita uti supra demonstravimus "comme nous l'avons indiqué plus haut" (C'est le seul cas où il ne parle pas de lui à la 3e personne )
  18. J'ai un peu édité ma réponse du 6/1 à 21h21
  19. J'ai un peu revu ma réponse Le déclamateur dit que le pêcheur n'a pas l'air d'un homme de bonne famille, au contraire. "N'est-ce pas ce genre de race dans le nombreux essaim de laquelle tout un chacun a remarqué que brillent d'honorables personnages, puissants en raison de leur mérite, puis [où aussi] un homme malhonnête... montre sa pauvreté aux dieux du ciel" Le sens semble être que même si le pêcheur était de bonne famille, il en serait le mouton noir. Mais vraiment, sans garantie.
  20. Ça doit se trouver dans les dictionnaires de latin du Moyen Âge. On dispose du vieux Du Cange (Glossarium Mediae et Infimae Latinitatis, une bonne demi-douzaine de volumes de 1200 pages grand format), disponible et téléchargeable en ligne mais tout est en latin... Un résumé de cet ouvrage en un volume, dû à Maigne d'Arnis, est également téléchargeable en ligne (Lexicon manuale ad scriptores mediae et infimae latinitatis). On peut aussi consulter en ligne, mais partiellement, le Mediae Latinitatis lexicon minus de Niermeyer, plus récent mais moins complet.
  21. Le déclamateur dit que le pêcheur n'a pas l'air d'un homme de bonne famille, au contraire. "N'est-ce pas ce genre de race dans le nombreux essaim de laquelle tout un chacun a remarqué que brillent d'honorables personnages, puissants en raison de leur mérite, puis [aussi] un homme malhonnête..." Le sens semble être que même si le pêcheur était de bonne famille, il en serait le mouton noir. Mais vraiment, sans garantie.
  22. Gurges peut être une "masse d'eau" Vada peut désigner des "gués", donc peut-être des endroits où l'eau n'est normalement pas dangereuse. ? Avec inexpletum adverbe et marmore cano "écume blanche" : "...frappe inlassablement les gués de son marbre blanc"
×
×
  • Create New...