Jump to content

Mémoire sur les sorciers au Moyen Age


Recommended Posts

Bonsoir à tous!

 

J'ai un nouveau qui me pose des soucis de comprehension...

 

La source est le Liber Exemplorum:

 

Adhuc autem, quam horrende sunt contenciones et divisiones declarat exemplum quod michi retulit frater Bonaventura de Tuscia, tunc conscolaris meus Parisius. Ait enim quod quidam magus, vocato ad se, vice quadam, demones suo quem consulere solebat et alloqui, quesivit ab eo si haberet noticiam Merlini. Qui in hunc modum respondit ei : « Illum Merlinum vestrum bene utique novi eum. Et in proximo est, inquit, ut floreat Britannia super Edwardo sicut floruit sub Merlino ». Hoc autem erat aliquot annis ante guerram Anglie in qua felicis recordacionis Simon de Monteforti interfectus est. Vides ergo quod bellicosos et contenciosos reputat diabolus floridos ac florere ad similitudinem arboris que primo floret ut post fructificet. Siquidem qui eiusmodi sunt in contencionibus suis florent in hoc mundo, sicut videtur dyabolo, quia tandem de eorum animabus proveniet fructus mortis a dyabolo devorandus in inferno; sic tunc floruit sub Merlino. Nam tempore suo Britannia, que nunc dicitur Anglia, partum contencionibus et bellis intestinis Britonum tunc temporis terre incolarum, partim insultibus Anglorum multociens et multis modis Britones impungnancium, fere deducta fuit ad extremum. Caveat qui hec legit ne unquam nomen principis memorati exprimere in hoc exemplo publice presumat. Sufficit enim quod dicatur quod dyabolus nominavit quendam magnum principem tunc in Anglia existentem, dicens in proximo esse ut floreat Britannia sub illo sicut floruit sub Merlino.

 

Qui in hunc modum respondit ei : « Illum Merlinum vestrum bene utique novi eum. Et in proximo est, inquit, ut floreat Britannia super Edwardo sicut floruit sub Merlino ». Qui : nominatif

in modum : de cette manière

hunc : accusatif masc sg, hic, haec, hoc

bene : adv bien

utique : je ne sais pas dans quelle sens le prendre, en tant qu'adverbe, ou ut + que.

novi : 1ere personne, parfait

Celui-ci (le diable) répondit de cette manière à celui-ci (le mage) : "je le connais bien votre Merlin. Il est dans le voisinage, dit-il, pour qu'il embellisse la Grande Bretagne sous Edouard, comme elle fut sous Merlin."

 

Hoc autem erat aliquot annis ante guerram Anglie in qua felicis recordacionis Simon de Monteforti interfectus est.Or, c'était l'Angleterre d'avant la guerre, pleine de joyeux souvenirs, pendant plusieurs années, Simon de Montfort a été tué.

Si l'idée est jsute, la traduction est mauvaise, mais je n'arrive pas à voir correctement la structure de la phrase.

 

Vides ergo quod bellicosos et contenciosos reputat diabolus floridos ac florere ad similitudinem arboris que primo floret ut post fructificet. Je n'arrive pas du tout à la traduire.

Le sujet semble etre Diabolus, sujet du verbe reputat, mais je ne vois pas à quoi sont reliés les trois adjectifs?

 

Siquidem qui eiusmodi sunt in contencionibus suis florent in hoc mundo, sicut videtur dyabolo, quia tandem de eorum animabus proveniet fructus mortis a dyabolo devorandus in inferno; sic tunc floruit sub Merlino.

Siquidem : puisque

qui : nominatif masc pluriel

in contencionibus suis : dans ses efforts

in hoc mundo : dans ce monde

florent : pst ind

de eorum animabus : au sujet leurs ames

le Qui est sujet mais je ne sais pas comment le traduire, du coup ma phrase ne veut rien dire.

 

Je n'ai pas encore travaillé les deux dernières phrases...

J'espere que mon texte inspirera quelqu'un...

 

Gersende

Link to post
Share on other sites

1): qui ...:"il lui répondit...

2) Brittania: sujet de floreat--> "pour que la (gde) Bretagne prospère après Edouard comme elle a prospéré sous Merlin"...

3) Attention!! tenez compte des cas!: "Hoc erat" ne peut s'accorder avec "Anglie" Hoc erat: cela avait lieu / aliquot annis: quelques années / ante guerram Angli(a)e: avant la guerre d'Angleterre / "in qua" : au cours de laquelle / Simon......interfectus est: fut tué Simon de Montfort/ "felicis recordacionis" : d'illustre (heureuse) mémoire.

Les structures du latin médiéval sont très proches de celles du français, donc assez faciles à traduire: profitons-en!

 

Essayez la suite.

Link to post
Share on other sites

Salvete !

 

Pour in proximo est, inquit, ut floreat Britannia super Edwardo :

 

in proximo est ut : je comprendrais "le fait que... est dans un (temps) proche", autrement dit "le moment est proche où la (Grande-)Bretagne fleurira..."

super Edwardo : bizarre, bizarre, car c'est plutôt "sur" Edouard que "sous"... Doit-on comprendre "à cause d'Edouard" ?

 

Dans l'ensemble, le texte dit que le diable considère comme des arbres fleuris les gens belliqueux (comme cet Edouard, le futur roi Edouard Ier, vainqueur de Simon de Montfort en 1265), car ces arbres en fleur donneront le fruit de mort que le diable dégustera en enfer.

Il y a à la fin un avertissement à ceux qui utiliseront l'exemple (dans leur prédication) : ne pas mentionner le nom d'Edouard, dire "un grand prince anglais".

Link to post
Share on other sites

... Mais remarquez-vous que, dans plusieurs exempla, le Diable est une personne de bonne compagnie ? On l'invoque, il vient, on le questionne, il répond... :)

Link to post
Share on other sites

Bonjour,

 

Je n'ai pas encore repris le texte, je vais le faire assez vite. J'ai commencé au autre texte ou seul la dernière phrase me pose un soucis.

 

Source : Latin stories

In Hoilandia apud Pincebeke anno Domini m °. ccc °. 43, contigit quod quaedam mulier adiit forum cum duobus bussellis bladi, et illo die non potuit obtinere pro blado nisi sij d. et voluit habuisse xiv d.; tunc dimisit bladum in domo cujusdam amici usque ad diemalium. Venit alio die ad forum, et tune non potuit habere pro blado nisi x d. Et dixit, "O Domine Deus, fecisti mihi hoc; alio die potui habuisse xij d., et nunc non possum habere nisi x. ; faciam tibi tantum dispendium et tantam verecundiam quantum mihi fecisti dampnum." Tunc in Pascha venit ad ecclesiam ad recipiendum corpus Christi, et dimisit cadere ex ore in manu, ut nullus videret nec sciret, et posuit in archa sua, et bufonem accepit vilissimum, et posuit super hostiam, et clausit archam. Tunc nocte sequenti adivit lectum suum vir ejus, et audivit in camera lamorem pueri, et diximorem ut pueri." At ipsa dixit quod fuit fantasia capitis, et obdormivit. De mane vigilavit, et audivit clamorem ut prius, et dixit, "Vere puer est in camera;" et illa dixit non. Vir circuivit domum, et tandem venit ad archam, et invenit parvum puerum vagientem et bufonem in archa. Et quando bufo accessit ad puerum, puer clamavit, et per motum fugavit. Tunc stupefactus quaesivit ab uxore rei veritatem, et ipsa dixit veritatem. Tunc misit pro sacerdote, et quod omnino confiteretur et reciperet, post quam reversus esset in statum pristinum.

 

Sed ipsa dixit quod non potuit invenire in corde quod corde reciperet, sed ore tunc ad rogatum viri recepit, et loco illius quando sacerdos obtulit corpus Christi ad os, intravit bufo nigerrimus, et corpus versum est in nigredinem, et mortua est, et maritus fecit eam statim comburi, et sic post bucellam introivit in eam Sathanas.

 

 

Mais elle-même dit que qu'il ne peut trouver dans le coeur ce que reciperet (recevoir) corde (abl coeur), mais alors ore (abl, bouche) viri (gén de ore) ad rogatum (demandé) recepit, et quand le pretre de celui-ci donna le corps du Christ vers la bouche, le crapaud très noir (y) entra, et le corps se changea en une noirceur, et mourut, et le mari aussitot le fit enterrer, et ainsi après, il entra dans la bouche de celle de Satan.

 

Je m'occupe de l'autre texte très vite, merci de votre aide.

 

Gersende

Link to post
Share on other sites

Hello !

Comme nous l'avons déjà vu précédemment, le rédacteur de cet exemplum était un Anglais. On comprendra ainsi les parfaits qu'il emploie comme des formes de "simple past" (=> fuit = was = "fut" ou "était"). Son misit pro sacerdote me semble recouvrir un he sent for a priest, "il envoya chercher un prêtre".

 

Sed ipsa dixit quod non potuit invenire in corde quod corde reciperet, sed ore tunc ad rogatum viri recepit, et loco illius quando sacerdos obtulit corpus Christi ad os, intravit bufo nigerrimus, et corpus versum est in nigredinem, et mortua est, et maritus fecit eam statim comburi, et sic post bucellam introivit in eam Sathanas.

"Mais elle dit qu'elle ne pouvait trouver en son coeur ce qu'elle recevrait avec le coeur, mais ensuite elle reçut (l'hostie) avec la bouche à la demande de son mari et, au lieu de celle-ci, quand le prêtre lui offrit le corps du Christ, c'est un crapaud tout noir qui y entra, le corps (de la femme) devint noir et elle mourut, et son mari la fit incinérer immédiatement, et ainsi, après l'hostie (buccella : "pain consacré"), c'est Satan qui entra en elle."

 

Ou bien je comprends mal, ou bien ce texte est assez maladroit. En tout cas, c'est un exemplum destiné à détourner les fidèles de manquer de respect à l'hostie.

Link to post
Share on other sites
Merci beaucoup!Je n'avais pas compris que c'était la femme qui mourait!

La forme mortua est implique un sujet féminin.

 

Mais je ne comprends pas bien cette histoire de "découvrir en son coeur"... A moins que ce ne soit le calque de l'anglais she couldn't find it in her heart to... "elle n'avait pas le coeur de..." avec un quod + subj équivalant à un ut + subj. donc "elle dit qu'elle n'avait pas le coeur de recevoir (l'hostie) avec son coeur" -- il semble que le bébé vagissant ait repris la forme d'une hostie (si c'est bien ainsi qu'il faut interpréter le quod omnino confiteretur et reciperet, post quam reversus esset in statum pristinum "pour qu'elle confesse tout et reçoive le pain consacré après qu'il était revenu à son état initial").

 

Enfin, je trouve étrange le "Satan entra en elle après l'hostie". Le post a peut-être un sens médiéval spécial ?

 

Et merci à vous car grâce à vous j'ai pu trouver une belle édition des Latin Stories en pdf ! :rolleyes:

Link to post
Share on other sites

Bonsoir,

 

je suis revenue au texte du Liber Exemplorum, j'ai essayé de reprendre les phrases mais

 

Vides ergo quod bellicosos et contentiosos reputat diabolus floridos ac florere ad similitudinem arboris que primo floret ut post fructificet.

 

J'ai réussi a analyser chaque mot, mais je n'arrive pas à donner un sens!

Comment traduit-on le Vides??

Les trois adjectifs accusatifs pluriels font avec quel nom?

Le sujet : diabolus du verbe reputat mais il ne peut pas etre le sujet de floret!

Je comprend bien qu'il y a une image d'un arbre fleuri...

 

Je ferais le reste ce soir, y compris la fin du texte que je n'avais pas fait du tout!

 

Merci

Gersende

Link to post
Share on other sites
Vides ergo quod bellicosos et contentiosos reputat diabolus floridos ac florere ad similitudinem arboris que primo floret ut post fructificet.

"Tu vois donc que le diable présente les gens belliqueux et agressifs comme des gens en fleur et qu'ils fleurissent à l'image d'un arbre qui d'abord fleurit pour porter ensuite des fruits."

 

Idée : le diable a dit "la Grande-Bretagne va fleurir à cause d'Edouard". Or Edouard est un fauteur de guerre. Donc le diable présente les fauteurs de guerre comme produisant des fleurs... (et puis des fruits, des fruits de morts, ajoute-t-on ensuite).

Link to post
Share on other sites

Merci, visiblement, je patauge beaucoup avec ce texte, mais je pense que j'ai presque réussi a traduire la phrase suivante :

 

 

Siquidem qui eiusmodi sunt in contentionibus suis florent in hocmundo, sicut videtur dyabolo, quia tandem de eorum animabus proveniet fructus mortis a dyabolo devorandus in inferno; sic tunc floruit sub Merlino.

 

Puisque de cette manière, les rivalités fleurissent dans ce monde, comme le fait croire le diable, parce que le fruit de la mort privient de l'âme de chacun, dévoré par le diable aux Enfers; ainsi que cela fleurit sous Merlin.

 

Le texte me laisse tout de même dans un flou artistique total, merci pour vos explications Fernand.

 

Gersende

Link to post
Share on other sites

Nam tempore suo Britannia, que nunc dicitur Anglia, partum contencionibus et bellis intestinis Britonum tunc temporis terre incolarum, partim insultibus Anglorum multociens et multis modis Britones impungnancium, fere deducta fuit adextremum.

 

De fait, en ce temps, la Bretagne, qui est appelé maintenant Angleterre, est touché par des rivalités et des guerres civiles des Bretons, tunc adv, temporis gen, terre (j'ai pensé à un oubli du a pour terrae car je vois pas ce qu'un verbe à la 2e personne fait la) incolarum gen, de nombreuses insultes des Anglais en partie et des différentes formes de combats des Bretons, "fere deducta fuit ad extremum".

Link to post
Share on other sites

Caveat qui haec legit ne unquam nomen principis memorati exprimere inhoc exemplo publice praesumat.

 

Faire attention que ce nom du fameux chef ne soit jamais lu dans ce exemple en public.

Je sais pas quoi faire de exprimere et praesumat.

 

Sufficit enim quod dicatur quod dyabolusnominavit quendam magnum principem tunc in Anglia existentem, dicens in proximoesse ut floreat Britannia sub illo sicut floruit sub Merlino.

Car , il suffit de dire, que le diable a nommé un grand prince existant alors en Angleterre, disant qu'il était proche de cette Bretagne fleurissante sous Merlin.

 

 

Le texte est fini. Bon les traductions doivent etre trés approximative mais j'espere que vous pourrez m'aider pour la suite.

 

Bonne nuit

 

Gersende

Link to post
Share on other sites
Siquidem qui eiusmodi sunt in contentionibus suis florent in hocmundo, sicut videtur dyabolo, quia tandem de eorum animabus proveniet fructus mortis a dyabolo devorandus in inferno; sic tunc floruit sub Merlino.

 

Puisque de cette manière, les rivalités fleurissent dans ce monde, comme le fait croire le diable, parce que le fruit de la mort privient de l'âme de chacun, dévoré par le diable aux Enfers; ainsi que cela fleurit sous Merlin.

Puisque ceux qui se comportent de cette manière dans les rivalités sont en fleur en ce monde, comme il semble au diable, parce qu'en fin de compte c'est des âmes de ces gens que proviendra le fruit de mort que le diable dévorera en enfer; c'est ainsi qu'à l'époque il y eut une floraison sous Merlin.

Nam tempore suo Britannia, que nunc dicitur Anglia, partum contencionibus et bellis intestinis Britonum tunc temporis terre incolarum, partim insultibus Anglorum multociens et multis modis Britones impungnancium, fere deducta fuit adextremum.

 

De fait, en ce temps, la Bretagne, qui est appelé maintenant Angleterre, est touché par des rivalités et des guerres civiles des Bretons, tunc adv, temporis gen, terre (j'ai pensé à un oubli du a pour terrae (Ce n'est pas un oubli : au Moyen Âge, on a souvent écrit -e pour -ae). car je vois pas ce qu'un verbe à la 2e personne fait la) incolarum gen, de nombreuses insultes des Anglais en partie et des différentes formes de combats des Bretons, "fere deducta fuit ad extremum".

Car au temps de celui-ci, la Bretagne, qu'à présent on appelle Angleterre, fut presque amenée à la dernière extrémité, d'une part à cause des rivalités et des guerres civiles des Bretons qui y habitaient à l'époque et d'autre part par les incursions des Angles qui attaquaient les Bretons sans relâche et de nombreuses manières.

 

 

Caveat qui haec legit ne unquam nomen principis memorati exprimere inhoc exemplo publice praesumat.

 

Sufficit enim quod dicatur quod dyabolusnominavit quendam magnum principem tunc in Anglia existentem, dicens in proximoesse ut floreat Britannia sub illo sicut floruit sub Merlino.

Car , il suffit de dire, que le diable a nommé un grand prince existant alors en Angleterre, disant qu'il était proche de cette Bretagne fleurissante sous Merlin.

Que celui qui lit ceci prenne garde de ne jamais s'aviser de dire en public le nom du prince mentionné dans cet exemple.

Il suffit en effet que l'on dise que le diable a nommé un grand prince qui vivait alors en Angleterre, et a dit que le temps était proche où la Grande-Bretagne serait florissante sous son règne comme elle a fleuri sous Merlin.

Link to post
Share on other sites

Bonsoir,

 

J'ai un nouveau texte trés court, particulier, qui provient des Tractatus de diversis materiis praedicabilibus :

 

Ludificat autem dyabolus tripliciter homines : temptat scilicet [per] vim imaginativam vel fantasticam, ut videantur hominibus res exteriores in aliarum rerum species transmutate, vel ipsi homines videantur sibi ipsis in aliarum rerum speciem transmutati ; sicut audivi quod quidam incantator sic adjurabat demones, quod ipsi imprimebant in fantasia hominum quod videbatur eis quod unus gallus, qui filo trahebat festucam, traheret maximam trabem cum magnis funibus, et quod, cum incantador modicam ligaturam feni divideret per plures particulas, videretur aspicientibus quod divideret equum suum per frusta et cum eis mitteret frusta dicta, per hospicia eis receptis ; postea recedente illusione, nil inveniebant nisi modicas ligaturas feni.

 

tradution a partir de "sicut audivi"

j'ai entendu qu'un enchanteur qui conjurait des démons, que eux-m^mes empreingrèrent l'imaginaire des hommes en leur faisant voir que un cop, tirait de la paille avec une ficelle, tirait une corde aussi grande qu'un arbre, et que lorsque l'enchanteur divisait "modicam ligaturam" en plusieurs morceaux, il semblait qu'il divisait son cheval en miette et lorqu'il leur envoya les dites miettes, qu'ils reçurent pour leurs hotes, ensuite une fois l'illusion disparut, il ne trouvèrent rien ni les petits bout de foin..

 

Voila, la traduction n'est pas trés bien, j'aimerais jsute savoir si je n'ai pas fait de contre sens??

Bonne soirée

Gersende

Link to post
Share on other sites
Ludificat autem dyabolus tripliciter homines : temptat scilicet [per] vim imaginativam vel fantasticam, ut videantur hominibus res exteriores in aliarum rerum species transmutate, vel ipsi homines videantur sibi ipsis in aliarum rerum speciem transmutati ; sicut audivi quod quidam incantator sic adjurabat demones, quod ipsi imprimebant in fantasia hominum quod videbatur eis quod unus gallus, qui filo trahebat festucam, traheret maximam trabem cum magnis funibus, et quod, cum incantador modicam ligaturam feni divideret per plures particulas, videretur aspicientibus quod divideret equum suum per frusta et cum eis mitteret frusta dicta, per hospicia eis receptis ; postea recedente illusione, nil inveniebant nisi modicas ligaturas feni.

 

tradution a partir de "sicut audivi"

j'ai entendu qu'un enchanteur qui conjurait des démons, que eux-m^mes empreingrèrent l'imaginaire des hommes en leur faisant voir que un cop, tirait de la paille avec une ficelle, tirait une corde aussi grande qu'un arbre, et que lorsque l'enchanteur divisait "modicam ligaturam" en plusieurs morceaux, il semblait qu'il divisait son cheval en miette et lorqu'il leur envoya les dites miettes, qu'ils reçurent pour leurs hotes, ensuite une fois l'illusion disparut, il ne trouvèrent rien ni les petits bout de foin..

Depuis le début :

"Le diable se joue des hommes de trois manières [mais la suite ne traite que de la première manière] : il essaie par force imaginative ou suggestive d'images que des choses extérieures aux hommes semblent à ceux-ci changées en l'apparence d'autres choses, ou que les hommes eux-mêmes s'imaginent être transformés en l'apparence d'autres choses : ainsi j'ai entendu dire qu'un enchanteur adjurait les démons de graver dans l'imagination des hommes ce qu'il faut pour qu'il semble à ceux-ci qu'un coq, tirant un fétu par un fil, tirait une très grosse poutre au moyen de grands câbles et que, lorsque l'enchanteur partageait une petite botte de foin en plusieurs morceaux, il semble aux spectateurs qu'il réduisait son cheval en miettes et que, quand il lançait à ceux-ci lesdites miettes, après que les gens avaient reçu celles-ci comme des cadeaux d'hospitalité, quand l'illusion avait disparu, les gens ne trouvaient rien sinon de petites bottes de foin.

Link to post
Share on other sites

Euh... merci. Dans le dernier texte, j'ai plutôt obéi au sens qu'à la lettre du texte à certains endroits, mais enfin, le sens était clair.

Link to post
Share on other sites

Bonjour,

 

j'ai encore quelques textes à traduire.

En voici déjà un : Etienne de Bourbon, Tractuatus de diversis materiis praedicabilibus.

 

Audivi quod, cum quedam juvencula requireret consilium a quadam vetula, que dicebatur divinatrix,quid facere posset unde pacem viri sui haberet et amorem, et unde erat quod ita male eam tractabat, ei dixit vetula quod summo mane surgeret ante diem et intraret vicinum vetule ortum, ita quod non loqueretur eundo vel redeundo, et , cum ibi veniret,genua flecteret versus Orientem, et ter Pater noster diceret, et ab herba que vocatur averone quereret ter quid faceret, quia vir suus eam male tractaret,et ab herba audiret quid eam facere oporteret; quod illa fecit, sed vetula eam prevenitet sub herba latuit. Cum autem queret hoc quod instructa fuerat, ad trinam questionem juvencule repondit vetule ter, primo in bassa voce,postea inaltando vocem : “Tace et pacem habe; redeundo non loquaris.” Cumautem vetula quereret quid audisset et illa referret, ait :“Vere, filia, bene dictum est tibi; si tacueris deinde, [et] viro redeunte et litigante, linguam tenueris,pacem cum eo habebis. »

 

j'ai entendu qu'une jeune fille avait demandé conseil à une vetule, qui se disait devineresse, qui pouvait faire (Et voila ça bloque!)

pacem viri sui : la paix de son mari

unde d'où mais je sais pas comment l'utiliser

haberet et amorem : et avait l'amour (je le fais littéralement, je n'en comprends pas le sens dans la phrase)

 

male : est ce le Mal?

et d'ou était ainsi, que le Mal touchait celle-ci

la vetule lui dit que avant que le jour se lève, summo mane, un gtand nombre d'esprits malins, et entre dans le voisin de la vetule (je ne sais quel est la sujet de intraret?, et que faire de ortum?)

ainsi que ... aller ou revenir

et lorqu'il viendrait ici, et s'agenouille vers l'Orient, et dit Nostre père trois fois, ...

 

Bon ma traduction est aussi incompréhensible pour tout le reste, vraiment le latin demeure un mystère pour moi.

 

Gersende

Link to post
Share on other sites
Audivi quod, cum quedam juvencula requireret consilium a quadam vetula, que dicebatur divinatrix,quid facere posset unde pacem viri sui haberet et amorem, et unde erat quod ita male eam tractabat, ei dixit vetula quod summo mane surgeret ante diem et intraret vicinum vetule ortum, ita quod non loqueretur eundo vel redeundo, et , cum ibi veniret,genua flecteret versus Orientem, et ter Pater noster diceret, et ab herba que vocatur averone quereret ter quid faceret, quia vir suus eam male tractaret,et ab herba audiret quid eam facere oporteret; quod illa fecit, sed vetula eam prevenitet sub herba latuit. Cum autem queret hoc quod instructa fuerat, ad trinam questionem juvencule repondit vetule ter, primo in bassa voce,postea inaltando vocem : “Tace et pacem habe; redeundo non loquaris.” Cumautem vetula quereret quid audisset et illa referret, ait :“Vere, filia, bene dictum est tibi; si tacueris deinde, [et] viro redeunte et litigante, linguam tenueris,pacem cum eo habebis. »

"J'ai entendu dire que, alors qu'une jeune femme demandait conseil à une petite vieille que l'on disait voyante, pour savoir ce qu'elle pouvait faire pour avoir la "pacification" (la gentillesse, le calme"...) de son mari ainsi que l'affection de celui-ci, et pour savoir la raison pour laquelle ("d'où" = "quelle était l'origine", quel était le pourquoi) son mari la traitait si mal, la petite vieille lui dit qu'elle se lève de très bon matin avant le lever du jour et qu'elle entre dans le jardin tout proche de la petite vieille, sans parler ni à l'aller ni au retour, et que, quand elle arriverait là, elle fléchisse les genoux vers l'est et dise trois fois le Notre Père, qu'elle demande trois fois à l'herbe que l'on appelle "averone" [? (1)] ce qu'elle faisait pour que son mari la maltraite : elle apprendrait de l'herbe ce qu'elle devait faire. La jeune femme fit cela, mais il lui échappa que la vieille s'était cachée dans l'herbe. Ainsi comme elle demandait ce qui lui avait été prescrit, la vieille répondit trois fois à la triple question de la jeunette, d'abord à voix basse puis en élevant le ton : "Tais-toi et reste tranquille; ne parle pas au retour." Puis [après la séance] comme la vieille demandait ce que l'autre avait entendu, et que celle-ci le disait, la vieille dit : "Vraiment, ma fille, on t'a bien parlé : si tu te tais désormais et si tu tiens ta langue quand ton mari rentre et te querelle, tu auras la paix en sa compagnie."

 

Bon, il y avait d'autres réponses possibles... ;)

 

edit(1) Je pense qu'il peut s'agir de l'aurone, autrement dit la citronelle. De plus, le nom de la plante fait penser à averare "avérer" qui est de la famille de verus, "vrai".

Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

×
×
  • Create New...