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Polyptiyque d'Irminon


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Bonjour

Je souhaiterais obtenir la traduction (et éventuelle correction de ma transcription) ce ces quelques lignes en marge  du f° 20r, original sur Gallica; ainsi qu'une estimation de la date de ce rajout en fonction de la graphie, si c'est possible.

Je suis convaincu que cela concerne le Lantfroy, abbé de St-Germain des Prés, qui a organisé en 754 la translation des reliques de Saint Germain dans ce qui n'était auparavant "que" Ste-Croix & St-Vincent.

NB: Vedrarias-Verrarias = Verrières le Buisson, une des propriétés de l'abbaye listées dans le polyptyque à l'époque carolingienne. 

Merci d'avance

Michel

Na Vedrarias et non ut nunc Verrarias dici. Sic quod* cap. 14 (?) miraculose post translationi S. Germani patratorum legitur, quia Lantfredus de Villa Vedrarias citius (?) ad sepulchram beati Germani fuit illuminat*.

 

bCE4ZMZEDe1pviiIGgUXEOrUhBp0ho-K36UGX5CwExLiywmfpv_Kgk-daZSvUp0y29dkWsNY1DrdsDxmCt8JplWvZhzMPdw85Li2eEg8LT-TkzjxjRY0n_xjwZ2GjvRpDtzPoajO

Edited by Michel Disdero
oublié de parler de la fiabilité de la transcription
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N(ot)a Vedrarias, et non ut

nunc Varrarias dici(tur). Sic quoque

cap(itulo) 14 miraculorum post transla-

tionem S(ancti) Germani patratorum

legitur, quia Lantfredus

de villa Vedrarias cecus (=caecus)

ad sepulchrum beati Germani

fuit illuminatus.

 

"Notez Vedrarias, et non Verrarias, comme on dit à présent. De même au chapitre 14 des Miracles accomplis après la translation de Saint-Germain, on lit que Lantfred, de la ville de Vedrarias, aveuglé, fut illuminé auprès du tombeau du bienheureux Germain."

Vu l'écriture, je dirais XII - XIIIème.

Cordialement

 

Je pense qu'il faut prendre "aveuglé" au sens figuré.

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Formidable!!

Je retrouve dans mes notes que "Aimoin religieux de S. Germain, auteur du neuvième siécle, a composé deux livres des miracles operez au même tombeau. Un autre auteur anonyme, aussi religieux de S. Germain, en raporte plusieurs autres, & il est d'autant plus digne de foy, qu'il vivoit dans le même tems que se fit cette translation, & qu'il en écrivit l'histoire."

J'avais cherché dans cette direction, mais pas très fort, car je vois voyais plus mon Lantfredus comme initiateur de miracle, que comme bénéficiaire...

Je vais réactiver ces recherches, avec une vigueur renouvelée, dès demain!

Encore merci!

 

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Et voilà! in Vita, translatio et miracula sancti Germani Parisiensis. Adelard, sur Gallica, p. 58

Transcription de paléographe très amateur... Toutes corrections bienvenues; la traduction également si cela ne vous ennuie pas; je vois bien le sens général, mais Zabulus est dans les détails...
Sicque factum est, ut dum pro salute huius populi grates domino laudesque; beato referrent Germano cecus quidam nomine Rantfredus de villa Vedrarias e regione residens in primum lacrimas  vehementer coepit effundere: Deinde oculi diuturna cȩcitate perculsi, post multam effusionem lacrimarum sanguinem emanare coeperunt. Cumque ipsas lacrimas iam sanguine mixtas a facie manu tergendo siccaret, subito adaperti oculi lumen ablatum paulatim recipere coeperunt. Sed & in huius illuminatione populis stupore detentis ecce parte in altera praedictae basilicae. Homo quidam nomine Lantbertus de villa Palatiolo paralysi egritudine detentus, qui ita tam renes quam coxas, sive etiam tibias vel ipsos pedes a paralysis infirmitate[...]

Donc c'est Rantfredus, et pas Lantfredus, ce qui épargne une confusion entre l'abbé translateur et un cecus quidam. Avec vos yeux de vrai paléographe, vous voyez un L ou un R dans le ms d'Irminon? C'est peut-être moi qui ait trop voulu voir Lanfroy?

Je note que juste à la suite, on reste dans le voisinage de Verrières (où je demeure présentement) avec Palaiseau!

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Bonjour monsieur,

Je verrai tout cela un peu plus tard.

Dans la glose, il fallait donc comprendre caecus au sens premier et traduire fuit illuminatus par "a recouvré la vue".

Et oui, c'est Rantfredus, je n'ai guère fait attention.

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Bonjour Jacques

Dans les écrits de l'abbé Lebeuf, je vois que Verrières est passée par une étape Voerrieres, un peu comme la transformation du latin vitrum en verre, en passant par voerre.

Du coup, je crois voir sur la 2e ligne de la glose sur le manuscrit nunc Voerarias ... Pourriez-vous y (re-)jeter un oeil de paléographe? Une ligature œ est-elle plausible avec cette graphie?

image.png.7ca6f04cbeb25a900d3341a5cc501758.png

Et si possible décoder cet autre ajout sur la même page ? 

Merci d'avance

 

 

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C'est Verrarias : comparez avec Germani. J'ai tendance à passer trop vite sur les noms propres, en raison de leurs multiples graphies.

Quant à l'ajout, je pense qu'il s'agit de la forme moderne du nom, qui apparaît au XVème, je crois.

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