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De coccygis luxatione


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Je crois que votre première traduction colle mieux au contexte, car l'auteur ne parle pas, dans les lignes qui suivent, d'une variété "suivante" de luxation, mais le contexte fait allusion à une variété déjà définie plus haut (beaucoup plus haut).

Cordialement

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Bonsoir à tous

Bonne nouvelle pour moi : j'ai terminé ma traduction. Reste 2-3 passages obscurs que j'avais mis "de côté". En voici un, qui comporte des mots grecs que je ne sais pas traduire. Il s'agit d'expliquer pourquoi le coccyx s'appelle ainsi. La deuxième raison est franchement farfelue et fait sourire.

 

Ossis sacri extremo adtexitur os parvum, quod a similitudine rostri cuculi avis Coccyx dicitur, vel à voce de sono factâ, eo quòd crepitus qui inde per sedimentum exeunt ad id os allisi, cuculi vocis similitudinem effingunt, sive tandem quòd tale os ossi sacro sit agglutinatum, quod illi Kollartas dicunt, ek tg kollaxi, kollon, & ab his derivatum kolluxi.
Pour l'orthographe grecque, que je ne maîtrise pas, on peut se reporter au texte original page 3 : https://books.google.fr/books?id=gELo7xjq32QC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

 

Ma traduction : Un petit os est attaché à l’extrémité de l’os sacré, qui est appelé Coccyx par la ressemblance avec le bec de l’oiseau coucou ou encore par le son venant du bruit par lequel les flatulences, qui sortent de là par pression (en) ayant frotté contre cet os, ressemblent au chant du coucou ou, s’il le faut enfin, parce qu’un tel os a été collé à l’os sacrum, qu’on dit ???????
Merci à tous pour votre aide inestimable
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Bonsoir à tous

Bonne nouvelle pour moi : j'ai terminé ma traduction. Reste 2-3 passages obscurs que j'avais mis "de côté". En voici un, qui comporte des mots grecs que je ne sais pas traduire. Il s'agit d'expliquer pourquoi le coccyx s'appelle ainsi. La deuxième raison est franchement farfelue et fait sourire.

 

Ossis sacri extremo adtexitur os parvum, quod a similitudine rostri cuculi avis Coccyx dicitur, vel à voce de sono factâ, eo quòd crepitus qui inde per sedimentum exeunt ad id os allisi, cuculi vocis similitudinem effingunt, sive tandem quòd tale os ossi sacro sit agglutinatum, quod illi Kollartas dicunt, ek tg kollaxi, kollon, & ab his derivatum kolluxi.
Pour l'orthographe grecque, que je ne maîtrise pas, on peut se reporter au texte original page 3 : https://books.google.fr/books?id=gELo7xjq32QC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

 

Ma traduction : Un petit os est attaché à l’extrémité de l’os sacré, qui est appelé Coccyx par la ressemblance avec le bec de l’oiseau coucou ou encore par le son venant du bruit par lequel les flatulences, qui sortent de là par pression (en) ayant frotté contre cet os, ressemblent au chant du coucou ou, s’il le faut enfin, parce qu’un tel os a été collé à l’os sacrum, qu’on dit ???????
Merci à tous pour votre aide inestimable
Bonjour, voici ce que je vous propose:

 

 

Un petit os est attaché à l’extrémité de l’os sacré, qui est appelé Coccyx par la ressemblance avec le bec de l’oiseau coucou ( ou tout simplement “ avec le bec du coucou” : les anciens avaient l’habitude de préciser de quoi ils parlaient, ainsi chez Ovide”Psitaccus ales: l’oiseau perroquet “ou chez César “flumen Arar- Le fleuve la Saône”...) ou encore par le son venant du bruit à savoir les craquements / les pets (1) qui sortent de là (qui inde exeunt) par tassement, ayant frotté contre cet os, et qui ressemblent au chant du coucou, ou enfin parce que un tel os est collé à l’os sacrum ce que ceux-là (2) disent ( dans leur langue) “kollasthai” dont provient “Kollax” , kallon (? un autre?) et , dérivé de ceux-ci (“derivaTum” et non “derivaRum” je pense), “Kollux”

(1) Plaute utilise “ crepitus” dans ce sens très réaliste...

(2) Je fais de “illi- ceux-là” un nominatif masculin pluriel sujet de “ dicunt”. “Ceux-là” pourrait désigner les médecins grecs auxquels notre texte ferait référence .”Kollasthai” en grec veut bien dire “se coller” .

“ Kollax- le flatteur” (que je ne connais qu’ avec un seul lambda/L: kolax) provient selon moi suite à Androcide de “kollasthai “ via “ kolakeia- la flatterie” ( voir référence ci-dessous). “Kallon” me pose problème d’autant plus qu’il n’est pas accentué. Je n’ai pas de solution certaine. Quant à Kollux , je ne l’ai pas trouvé. A défaut on pourrait envisager une erreur de graphie et lire plutôt kokkux= le coccyx, koLLux ayant été amené par distraction de koLLasthai?...

cordialement

*

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  • 1 month later...

Quant à moi, ce que j'aurais souhaité, c'est de pouvoir lire l'original latin : s'il peut être rendu accessible en ligne et si cette reproduction est légale (ce dont il faut s'assurer), pourriez-vous nous la faire connaître ?

Merci.

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Bonjour,

en effet le passage en gras est retors et dans la disposition des termes et dans la formes de certains d’entre eux au point que on est en droit de se demander si ce segment est correctement écrit dans sa totalité!

Voici comment j’ai “débrousaillé”, en attendant d’autres avis...

La prudence est de rigueur...

Je construis ainsi:

a) “inter symptomata "

- “inter” est toujours accompagné d’un accusatif. “inter symptomata”= parmi les symptômes.

B) “levium illorum” : “illorum” me pose problème: ce démonstratif est au masculin ou au neutre . NE MANQUE-T-IL PAS UN MOT AUQUEL L'ACCORDER? Si pas, je corrige en féminin “illArum” à condition de pouvoir alors accorder “ levium illA(?)rum” au nom féminin “differentiarum”, ce qui me semble possible mais assez singulier , vu leur éloignement dans un texte qui n’est pas poétique.

c) quoi qu’il en soit , sauf avis contraire, je procède ainsi:

- levium illA(?)rum differentiarum observatio”: “l’observation de ces légères différences”.

d) "quae perspiciuntur": autre difficulté: quel est l'antécédent de "quae": " symptomata" ou " differentiarum". Vu l'ordre des mots dans ce passage, tout devient possible!Je penche pour " differentiarum"

e) “res tanti momenti ipsi videri non debet”:

- “(l’observation )ne doit pas lui paraître chose d’une importance aussi grande”:

- “lui”: je traduit ainsi le datif “ipsi” qui renvoie au sujet de “desiderat”: “pour celui qui désire...l’observation ne doit pas lui paraître...”.

- Je fais de “res” l’attribut de “observatio” , attribut possible avec “videri”

- momentum-i: l’importance.

En résumé cela DONNERAIT ceci:

Caeterum singulam seorsim [le Gaffiot donne seorsum] noscere luxationem qui desiderat, levium quae inter illorum symptomata perspiciuntur differentiarum observatio res tanti momenti ipsi videri non debet : “ Du reste, pour celui qui désire connaître chaque luxation séparémént, l’observation de ces légères différences qui sont reconnues parmi les symptômes ne doit pas lui sembler chose d’une importance aussi grande...

ad causas tantummodo attendat, siquidem eae solae luxationis speciem indicare & constituere possunt, et luxationem externam, verbi gratia, causa tantum interna, luxationem vero internam causa tantum externa producat: qu’il soit seulement attentif aux causes puisque celles-là seules ( “eae solae” est un nominatif pluriel, reprenant “causas”) peuvent révéler et définir la variété de la luxation , et puisque , pour prendre un exemple, une cause seulement interne entraine une luxation externe, et même une cause seulement externe, une luxation interne.

- vero= et même

- producat: la forme est en effet un subjonctif. Or, à ma connaissance, “siquidem” se construit toujours avec l’indicatif . Je comprends donc” siquidem eae solae ...possunt ETcausa...producIt” . Le type de faute “producAt” ( je crois que c’en est une) est , lui , fréquent dans les manuscrits anciens, et plus aisément explicable: ce “A” est amené, inconsciemment sans doute par l’auteur, par la succession de “a” qui précède: internAm, causA, tAntum, externA”.

Tenez-nous au courant vous?

Cordialement,

Le subjonctif producat est comparable au subjonctif propellatur que l'on trouve quelques lignes plus haut du même paragraphe. L'auteur a calqué la syntaxe française : en français, en effet, au lieu de répéter la conjonction dans la seconde subordonnée, on utilise que suivi du subjonctif...

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  • 6 months later...

Bonjour à tous
Après avoir traduit une première thèse (lire ci-dessus), j'en ai trouvé une deuxième sur le même thème : "De osse coccygis" d'un certain Claude Dupont écrite en 1762 et consultable à : https://play.google.com/books/reader?id=8gOyQYbTBhAC&printsec=frontcover&output=reader&hl=fr&pg=GBS.PP1
Je reprends donc le même fil de discussion.
Dès la première page, je bute sur des difficultés typographiques.

Minorum corporis humani partium usus non semper elucet ; suam tamen quaeque particula agnoscit utilitatem : cave ergo ne conclud(manque une lettre)s aliquam inutilem. Si Physiologica non sufficiant media, Chirurgiam advoca : non solum super humani generis pa(manque une lettre)hema(manque une lettre)a lumen diffundit, sed et ad status Physici occul(t?)a referanda (referenda ?) viam saepius parat ;

 

Ma traduction : L’utilité des parties les plus petites du corps humain n’apparait pas toujours ; cependant chaque petite partie reconnait son intérêt : prends garde donc de ne pas conclure que telle chose est inutile. Si la Physiologie ordinaire n’est pas suffisante, convoque la Chirurgie ; non seulement elle diffuse la lumière sur la ? (que peut vouloir dire "pa hema a"?) du genre humain, mais plus souvent, & pour ???? (je ne trouve pas ce mot ad referanda. Est ce referenda ?) le statut du Physicien, elle prépare (elle ouvre ?) une voie cachée.

La fin ne va pas du tout...

Merci de votre aide

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Bonjour à tous

Après avoir traduit une première thèse (lire ci-dessus), j'en ai trouvé une deuxième sur le même thème : "De osse coccygis" d'un certain Claude Dupont écrite en 1762 et consultable à : https://play.google.com/books/reader?id=8gOyQYbTBhAC&printsec=frontcover&output=reader&hl=fr&pg=GBS.PP1

Je reprends donc le même fil de discussion.

Dès la première page, je bute sur des difficultés typographiques.

Minorum corporis humani partium usus non semper elucet ; suam tamen quaeque particula agnoscit utilitatem : cave ergo ne conclud(manque une lettre)s aliquam inutilem. Si Physiologica non sufficiant media, Chirurgiam advoca : non solum super humani generis pa(manque une lettre)hema(manque une lettre)a lumen diffundit, sed et ad status Physici occul(t?)a referanda (referenda ?) viam saepius parat ;

 

Ma traduction : L’utilité des parties les plus petites du corps humain n’apparait pas toujours ; cependant chaque petite partie reconnait son intérêt : prends garde donc de ne pas conclure que telle chose est inutile. Si la Physiologie ordinaire n’est pas suffisante, convoque la Chirurgie ; non seulement elle diffuse la lumière sur la ? (que peut vouloir dire "pa hema a"?) du genre humain, mais plus souvent, & pour ???? (je ne trouve pas ce mot ad referanda. Est ce referenda ?) le statut du Physicien, elle prépare (elle ouvre ?) une voie cachée.

La fin ne va pas du tout...

Merci de votre aide

Bonjour, voici ce que j'ai pu trouver: "agnoscit utilitatem: je traduirais "utilitatem" par "utilité"/ Pour "conclud" il faut comprendre "concludas": "cave ne concludas: prends garde à ne pas conclure"/ " aliquam inutilem= aliquam particulam inutilem= une petite partie est inutile: "aliquam est un indéfini= une (quelconque)/ Pour "pahema a" il s'agit du nom grec "παθηματα= les souffrances" me semble-t-il. " referanda" est sans doute en effet "referenda" mais je ne vois pas comment traduire ce verbe. Je crois que "ad status... referenda" marque le but: " pour que..." : "La chirurgie ouvre assez souvent la voie pour..."

Attendez, voulez-vous, d'autres interventions?!

"saepius"= "assez souvent"

Cordialement.

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Merci !

Que dites vous de :

non seulement elle répand la lumière sur (elle éclaire) les souffrances du genre humain, mais elle ouvre assez souvent la voie pour décrire des choses secrètes de l’état physiologique ?

Cela me semble cohérent et sensé.

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C'est gentiment dit !

Passées quelques difficultés mineures, en voici une plus importante, page 2, sur la dernière phrase. Je donne le contexte :

 

Quatuor aut quinque partibus constituitur, quae cartilaginibus inter se juguntur, Cartilagines sunt numero duae : vel tres ; duae scilicet quando sunt quatuor partes osseae & tres quando sunt quinque. Partes illae non semper a se invicem separantur, nec semper omnes inter se coadunantur ; nunc enim una tantum pars alias accurate assimilat (adsimulat), modo duae, aliquando tres, cujus differentiae causa repetenda est a diversa succorum osseorum elaboratione, quae non perficitur nisi successu temporis.

 

Il est constitué de quatre ou cinq parties qui sont unies entre elles par des cartilages. Les Cartilages sont au nombre de deux ; ou trois ; deux cela va de soi quand il y a quatre parties osseuses, & trois quand elles sont cinq (note : 4 os, cela devrait faire 3 cartilages...). Ces parties ne sont pas toujours mutuellement séparées par elles-mêmes (si la traduction littérale est juste (?), peut on rendre en meilleur français ?), ni toutes toujours réunies entre elles ; (et maintenant, les vraies difficultés...)maintenant, en effet, une partie reproduit soigneusement comme une autre / autrement (ça ne veut rien dire, je suis dans le non sens), tantôt deux, parfois trois, dont la cause de la différence est à aller chercher dans une élaboration différente des sucs des os qui n’est pas accomplie si ce n’est par la réussite du temps (qui n’est accomplie qu’au fil du temps, me dit Google translate -successu temporis-, qui parait bien inspiré, pour une fois).

Bonne journée à tous !

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Bonjour à tous

Il pleut, c'est un temps propice pour le latin...

J'ai retravaillé cette phrase difficile. Je propose :

"maintenant, en effet, une partie (une partie de coccyx = une pièce osseuse, une vertèbre) reproduit telle quantité à un autre moment, à l’instant deux, un autre jour trois, dont (quel est l’atcd de cujus ?) la cause de la différence est à aller chercher dans une élaboration différente des sucs des os qui n’est accomplie qu’avec le temps".

Qu'en pensez vous (j'ai bien conscience que l'on est en pleines vacances. Je peux attendre !) ?

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Bonjour à tous

Il pleut, c'est un temps propice pour le latin...

J'ai retravaillé cette phrase difficile. Je propose :

"maintenant, en effet, une partie (une partie de coccyx = une pièce osseuse, une vertèbre) reproduit telle quantité à un autre moment, à l’instant deux, un autre jour trois, dont (quel est l’atcd de cujus ?) la cause de la différence est à aller chercher dans une élaboration différente des sucs des os qui n’est accomplie qu’avec le temps".

Qu'en pensez vous (j'ai bien conscience que l'on est en pleines vacances. Je peux attendre !) ?

 

Quatuor aut quinque partibus constituitur, quae cartilaginibus inter se juguntur, Cartilagines sunt numero duae : vel tres ; duae scilicet quando sunt quatuor partes osseae & tres quando sunt quinque. Partes illae non semper a se invicem separantur, (Ces parties ne sont pas toujours séparées entre elles, tour à tour) nec semper omnes inter se coadunantur ; nunc enim una tantum pars alias accurate assimilat (adsimulat), modo duae, aliquando tres, (Tantôt en effet seulement une seule partie reproduit soigneusement les autres, tantôt deux parties, parfois trois) cujus differentiae causa repetenda est a diversa succorum osseorum elaboratione, quae non perficitur nisi successu temporis.

 

Bonjour, je vous propose mes traductions entre parenthèses et en lettres grasses.

 

Explications :

-Nunc…modo…aliquando : tantôt…tantôt…parfois

- cujus differentiae causa : attraction de l’antécédent au cas du relatif et l’antécédent est enclavé dans la relative. La langue latine admet en effet certaines libertés dans le groupe « antécédent/ relatif ». Ici l’antécédent est bien « differentiae ».

- en effet « successu temporis » = « dans la suite du temps, au fil du temps. »

 

 

Est - ce que ainsi le texte vous est plus compréhensible. Pour ma part, n'étant pas médecin... :)

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Le texte, même traduit au plus près, n'est pas d'une clarté lumineuse. Quelques lignes avant, il explique que le coccyx de l'enfant et des "jeunes gens" est fait d'os séparés alors que pour celui de l'adulte, il y a une "progression de l'os sacré qui se continue"... Ce phénomène serait dû à un changement de nature des sucs osseux... Il n'y a rien d'exact dans ces deux propositions, mais le texte a 250 ans et son auteur n'a pas laissé de trace dans les annales de la médecine !

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