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Arguments sur la non-existence d'un principe du mal


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Bonjour,

Je n'arrive pas à comprendre le sens des arguments de la première partie du texte et je pense avoir compris ceux de la deuxième partie, mais je n'en suis pas sûr.

Toute aide sera la bienvenue même parcellaire.

 

Quod non sit malum principium, sicut dicunt heretici, probatur sic. Nulla priuacio separata a subiecto est, ut patet in cecitate et claudicacione. Malum ergo si intelligatur separatam penitus, nichil est.

Item nullus defectus entis, in quantum ens, est. Malum est tale, ergo non est, uel nichil est per se in quantum tale, nisi racione subsistensis in subiecto, quod concedimus. Et sic patet quod non est principium malum, cum principium sit aliquid existens.

Item quero quid dicit principium. Si dicit : nescio, dic ei : quare ergo affirmas disputando quod nescis ? Hoc est quod dicit Apostolus ad Timo. I, capitulo I : <A quibus quidam> aberrantes conuersi <sunt> in uaniloquium, uolentes esse legis doctores, non intelligentes <neque quae> loquuntur <neque> de quibus affirmant. Si dicit, principium est ante quod nichil est et post quod omnia, die ; uera est diffinicio et ita oportet diffiniri principium. Ergo non sunt duo principia : ergo malum non est principium, cum sit ante omnia, sicut diffinitum est, principium.

Item dicit hereticus quod istud malum principium est diabolus. Modo quero si diabolus peccat. Si dicit non dico : ergo non est principium peccati, ut dicis. Si dicit sic, peccat quero quid est peccare. Si dicit peccare est contre legem facere, si contra suam legem facit, non peccat, cum sit mala lex ipsius. Si dicit contra legem Dei facit, dico : cum ipse sit naturaliter malus, nec potest accipere legem Dei bonam, ergo non facit contra legem Dei et sic non peccat ; ergo non est principium mali. Sic, dicit : non est peccare contra legem facere, contra Apostolus : Ubi enim non est lex nec preuaricacio. Patet ergo quod malum non est principium, nec diabolus fuit naturaliter malus, nec est principium, cum fuerit creatus angelus bonus a Deo, qui est principium et creator omnium rerum uisibilium et inuisibilium, sicut patet inferius per dicta sanctorum.

 

Voici comment est démontrable la non-existence du principe du mal que les hérétiques prônent.

Nulle absence est séparée du sujet, comme les hérétiques l'attestent dans leur aveuglement et boitement. Donc, le Mal, s'il est considéré comme absolument séparé <du sujet> , est rien.

De même, nul n'est privé de l'être, dans la quantité de l'être. le Mal est tel, donc, qu'il n'est pas, ou n'est rien par lui-même. en telle quantité, excepté la raison de la substance dans le sujet, que nous délaissons.

Ainsi, il est évident que le principe du Mal n’existe pas, alors que le principe est quelque chose d'existant.

De même, je demande <maintenant> pourquoi les hérétiques disent principe. S'ils répondent qu'ils ne savent pas pourquoi ils le disent. Je rétorque alors qu'ils soutiennent ce qu'ils ne savent pas. C'est ce que dit l'Apôtre à Timothée : « Certains se sont fourvoyés dans de vains verbiages, voulant être des docteurs de la Loi, alors qu'ils ne comprennent ni de ce dont ils parlent ni de ce qu'ils affirment »1. S'ils répondent que le principe existe avant que le rien n'existe et après que tout <soit>. Si c'est la véritable définition et que c'est ainsi qu'il faille définir le principe, c'est qu'il n'existe donc pas deux principes. Le Mal n'est donc pas un principe, bien qu'il soit avant tout, comme cela a été défini.

De même,<si> les hérétiques disent que le diable est ce principe du mal. Je demande si le diable a péché. S'ils répondent par la négative, c'est donc qu'il n'est pas le principe du péché d’après leur propre aveu. S'ils répondent par l'affirmative, je demande ce qu'est le péché. S'ils répondent que le péché est le fait d'agir à l'encontre de la Loi. <Je demande alors> si le diable ne pêche pas quand il agit contre sa propre Loi, puisque sa Loi serait mauvaise. S'ils répondent que le diable pèche quand il agit contre la Loi de Dieu. Je rétorque, alors que le diable serait naturellement mauvais et qu'il ne pourrait pas non plus recevoir la loi du Dieu bon, par conséquent il ne peut agir à l'encontre de la loi de Dieu, donc il ne pèche pas et n'est pas le principe du mal. Mais s'ils répondent que le diable ne pêche pas quand il agit contre la Loi, ils le disent en contradiction avec ce que dit l'Apôtre : « en l'absence de la Loi, il n'y a pas non plus de transgression »2.

Il est donc évident que le Mal n'est pas un principe et que le diable n'est pas non plus mauvais naturellement, ni qu'il est un principe, puisqu'il a été créé bon ange par Dieu, qui est, lui, principe et créateur de tous ce qui visible et invisible, comme cela est dit dans l'épître adressée aux Colossiens3.

 

1I Timothée 1 : 6.

2Romains 4 : 15.

3C.f. Colossiens 1 : 15 – 20.

 

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Une fois de plus, je trouve plus facile pour moi de traduire directement l'ensemble et je vous laisse le soin de confronter votre texte (pas mal d'erreurs, cette fois...) avec le mien. Voici donc le début, tel que je l'ai compris:

 

Voici comment on prouve qu’il n’y a pas de principe du mal comme le prétendent les hérétiques. Aucun manque n’existe indépendamment d’un « sujet » (qqn ou qqch qui est affecté par ce manque), comme cela apparaît clairement dans le cas de la cécité ou de la claudication (on ne peut parler de cécité que si quelqu’un est aveugle, de claudication que si quelqu’un est boiteux ). Donc le mal, si on l’entend comme être tout à fait indépendant, n’est rien (n’a pas d’existence).

De même, aucun « manque d’être » n’existe en tant qu’être (un trou à l’état pur n’a pas de réalité ; il lui faut de la matière autour pour exister) Ainsi en est-il du mal, donc il n’existe pas ou plutôt il n’est rien par lui-même en tant que tel, si ce n’est existant par notre raison dans le « sujet », ce que nous admettons.

 

(Donc, pas d’existence propre pour le mal, mais seulement une existence « de raison » dans l’être défaillant ( le « sujet » affecté par ce mal))

 

Ainsi, il est clair qu’il n’y a pas de principe du mal puisqu’un principe est quelque chose qui existe.

 

De même, je demande (à l’hérétique) ce qu’il appelle principe. S’il répond : je ne sais pas, dis-lui : « pourquoi affirmes-tu, dans le débat, ce que tu ne sais pas ? Voici ce que dit l’Apôtre (Paul) à Timothée chap. 1 « …parmi eux certains dans la confusion se sont adonnés à un vain bavardage, voulant se faire « docteurs de la loi », ne comprenant ni ce qu’ils disent ni de quels arguments ils étayent leurs affirmations ». S’il ( l’hérétique) dit : « un principe est ce avant quoi rien n’existe et à partir de quoi tout existe », dis-lui : « ton affirmation est juste et c’est ainsi qu’il convient de définir le principe. Donc, il ne peut y avoir deux principes et donc le mal n’est pas un principe puisqu’un principe par définition existe avant toute chose.

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Suite et fin du texte tel que je l'ai compris:

 

. Donc, il ne peut y avoir deux principes et donc le mal n’est pas un principe puisqu’un principe par définition existe avant toute chose. (s’il y en avait deux, un des deux serait antérieur, l’autre, non) .

De même, l’hérétique prétend que ce principe du mal serait le diable. Je demande seulement si le diable pèche. S’il répond : « je ne dis pas cela », c’est donc que le diable n’est pas principe du péché comme tu le prétends. S’il répond : « oui, il pèche », je lui demande ce que c’est que pécher. S’il répond que c’est agir contre une loi, si le diable agit contre sa propre loi, il ne pèche pas puisque sa loi est mauvaise. S’il répond que le diable agit contre la loi de Dieu, je dis : « puisque lui-même est mauvais par nature et ne peut pas reconnaître comme bonne la loi divine, il n’agit pas contre cette loi et donc ne pèche pas ; donc, il n’est pas principe du Mal. Ainsi, l’hérétique dit qu’agir contre la loi n’est pas pécher à l’inverse de ce que dit l’Apôtre : « Là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de faute » (phrase plus connue sous la forme : « C’est la loi qui fait apparaître le péché »). Il est donc clair que le mal n’est pas un principe, que le diable n’était pas mauvais par nature et qu’il n’est pas un principe, puisqu’il a été créé en tant qu’ange bon par Dieu, qui est principe et créateur de toutes choses visibles et invisibles, selon ce qui paraît ci-dessous à travers les paroles des Saints.

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