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traduction d'une expression


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Bonjour à tous,

Je suis étudiant en philosophie et occupe mon temps parfois à écrire. J'aurais besoin de votre aide concernant une expression. Si l'expression "ce qu'il fallait démontrer" se traduit par "quod erat demonstrandum", l'expression "ce dont il fallait rire" composée sur le même modèle pourrait-elle se traduire par "quod erat riderum"?

 

Bien à vous,

Polémarque.

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Bonjour,

Si vous appreniez le latin, vous iriez très vite. Vous "brûlez", mais avez-vous remarqué la finale -ndum du modèle ?

Je vous aide : "Quod erat ridendum" :D

 

A charge pour les officiels du site de contrôler ma proposition.

 

Vale !

Sicerabibax

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Merci beaucoup Sicerabibax! C'est une honte pour moi que de n'avoir pas su continuer le latin après la cinquième... Je dispose d'un manuel "apprendre le latin en 25 leçons" et je pense sérieusement m'y remettre... J'aurais une question concernant une autre traduction en espérant que je n'abuse pas de votre temps. "more geometrico" signifie "de manière géométrique", sous-entendu selon la méthode géométrique; j'aimerais signifier "selon la méthode humoristique". L'expression "more ridiculi" conviendrait-elle ?

 

En vous remerciant une nouvelle fois,

 

Polémarque

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Vous me posez des colles... S'agissant de géométrie je dirai « modus » plutôt que « mos »

 

Je dirais donc « modo geometrico » ou « geometrico modo », ou plus simplement « geometrice ».

 

Quant l'autre, « more ridiculi » ne va pas du tout, l'adjectif étant de la 1e classe il devrait être « ridiculo » (à l'ablatif, bien sûr...). Au passage, j'apprend grâce à vous que « ridiculus » n'est pas aussi péjoratif que le français « ridicule » (on en apprend toujours). :)

 

Je vous indique d'abord l'adverbe « ridicule » [ri:'dikule:] = « plaisamment ».

 

Pour aller plus loin, là non plus, « mos » ne m'inspire pas, et votre expression est très technique. Cela ne va pas être très cicéronien.

Pour traduire « méthode » j'ai 2 idées : « methodus » et « ratio », d'où « methodō rīdiculā » que je préfère, et « ratiōne rīdiculā » (methodus est féminin).

Une autre possibilité est d'utilise le substantifr rīsus (rire) au lieu de l'adjectif :

« methodō rīsūs » ( rīsūs est au génitif, 4e déclinaison).

 

Attendons que d'autres contrôlent ce que je viens d'écrire.

 

Qu'écrivez-vous exactement ? Cela a l'air d'être assez amusant. ;)

 

N'ayez pas honte d'avoir eu à abandonner le latin après la 5e, cela arrive. Exploitez votre manuel de latin en 25 leçons, ensuite embrayez sur l'ancienne méthode Assimil (oui : l'ancienne!), ou la méthode Ørberg, et allez à votre rythme, régulièrement.

 

Vale !

 

Sicerabibax

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Bonjour à tous deux: petite réflexion sur la première phrase: mieux vaudrait: " (id) de quo ridendum erat" puisque comme en français, le latin dit: "rire de quelque chose"

 

l'expression "méthode humoristique" me paraît un peu boiteuse (l'humour serait une méthode?). De toute façon, il vaudrait mieux dire dans ce sens: "ridendi ratione" ou tout simplement "ridendo", comme dans la célèbre expression : "castigat ridendo mores" qui a à peu près le sens que vous recherchez. Ou encore, plus proche de l'humour: " faceto modo" : de manière spirituelle (humoristique).

 

Bonne journée!

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Bonjour Sicerabibax et bonjour Raoul,

 

Je vous remercie grandement des réponses que vous m’apportez d’autant plus qu’elles m’inspirent des idées venant préciser mon projet. « Faceto modo » me convient à la perfection !

Bref, je vous soumets mon projet à la fois pour répondre à la demande de Sicerabibax ainsi qu’à l’interrogation de Raoul concernant l’humour comme méthode. Je ne travaille sur ce projet que depuis deux semaines, je vous prie donc de me pardonner les incohérences et les anachronismes dont il est porteur.

Ce projet se veut le pastiche d’un essai de théodicée, d’où ma recherche d’un pendant aux leitmotive lexicaux propres aux démonstrations mathématiques.

 

La voix de mon narrateur est celle d’un doctorant en théologie étudiant des textes anciens et méconnus de deux moines. L’un (Infrapaginus) est versé dans l’étude de la littérature et de la théologie proprement dite, l’autre (Demris) est tourné vers la métaphysique et la morale.

Le récit débute par mon narrateur arrêté dans sa lecture du Grand traité de la note en bas de page d’Infrapaginus. Il s’avère qu’au premier mot référé par un numéro, aucune note en bas de page n’existe. Soucieux de la retrouver, après une longue recherche des plus burlesques, il réalise que la note se situe à la fin de l’ouvrage et non en bas de page comme le nom « note de bas de page » le lui indiquait pourtant (erreur de l’éditeur ?). Il parvient à achever sa lecture.

Le récit poursuit avec l’exposition de la thèse d’Infrapaginus qui, étrangement, donne sens à l’expérience burlesque de mon narrateur. Le moine (que je situe pour le moment au Xe siècle) remarque qu’il n’y a aucune note en bas de page de la Révélation. Il prédit, que de cette absence, des interprétations multiples naitront et qu’elles s’affronteront dans des bains de sang (les futures guerres de religion). A partir d’une analogie avec les calculs de puissance en mathématique, il affirme que la note en bas de page est un facteur de pacification des relations humaines en tant que ces notes assurent une plus grande précision dans le sens des mots. Appliqué à la Révélation (qui gouverne le sens de l’existence des hommes), dont la Création du monde est l’un des thèmes, la note en bas de page, si elle avait été présente, aurait assuré une précision du sens de l’existence des hommes. Si la Bible, ce livre du monde, est le symbole du monde lui-même, l’eschatologie individuelle (le Salut) ou collective (le Jugement dernier) quant à elle serait alors l’expression de l’échec quant à la possibilité pour l’homme de trouver la note en bas de page de la Révélation, c'est-à-dire en bas du monde, autrement dit sur terre. D’où l’espoir de la rencontrer en fin d’ouvrage, en fin de l’ouvrage de Dieu, c'est-à-dire, à la fin du monde (millénarisme).

S’ensuit (consécution logique que j’explique dans mon récit) un retour aux premiers mots prononcés par Dieu : « Que la lumière soit ! ». Mon narrateur expose alors les thèses avancées par Demris à la lumière de celles d’Infrapaginus. Tout le long, une critique des croyances contemporaines (les extra-terrestres, la théorie du complot, les eschatologies modernes, certaines idéologies politiques) s’élaborent au travers d’une disqualification de l’irreligiosité et de l’anti-intellectualisme propres à notre époque. Je tourne en dérision un certain type d’intelligences, un certain type de croyances afin de démontrer par l’absurde combien ces types d’intelligence, de croyances ne sont pas si différents de l’objet auquel ils s’attaquent. Ces différentes critiques ne sont cependant pas le centre de mon sujet qui relève bien quant à lui d’une explication du mal, partant, d’une explication de la nature de Dieu (sous un angle tragico-comique) qui intègre une vision très bergsonienne et whiteheadienne de ce dernier.

Ce sont là les grandes lignes et résumé ainsi, je manque assurément le comique de mon récit qui se situe dans la particularité des agencements de mes mots ainsi que dans la singularité des mises en situation de mes personnages. A tout le moins, comprendrez-vous l’esprit de mon projet. C’est la raison pour laquelle, je tiens à vous remercier de l’aide que vous m’apportez. Un simple « merci » que j’exprime du haut de mon insolvabilité culturelle, que j’exprime avec le regret de ne jamais pouvoir répondre de cette dette que je vous dois si ce n’est, dans l’hypothèse que ce projet aboutisse, de vous contacter à nouveau afin de placer vos noms sur la page des remerciements. Ce que je ne manquerais pas.

 

Merci Sicerabibax et merci Raoul.

 

Bien à vous,

 

Polémarque

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Bonjour à tous deux: petite réflexion sur la première phrase: mieux vaudrait: " (id) de quo ridendum erat" puisque comme en français, le latin dit: "rire de quelque chose"

 

l'expression "méthode humoristique" me paraît un peu boiteuse (l'humour serait une méthode?). De toute façon, il vaudrait mieux dire dans ce sens: "ridendi ratione" ou tout simplement "ridendo", comme dans la célèbre expression : "castigat ridendo mores" qui a à peu près le sens que vous recherchez. Ou encore, plus proche de l'humour: " faceto modo" : de manière spirituelle (humoristique).

 

Bonne journée!

 

Merci Raoul pour votre expertise.

Exit donc le "ridiculus", qui gênait un peu mes yeux francophones... J'aurais dû trouver tout de suite "ridendo" ou "ridendi ratione".

 

Quant à mon "quod erat ridendum", ce n'est pas par hasard que j'ai fait un emploi transitif de "ridere" : il est explicitement permis par le Gaffiot , en particulier, justement, pour rire ou se moquer de qqch : rem.

Gaffiot mentionne aussi (et en premier, d'ailleurs) l'usage intransitif, avec les prépositions in (+abl.), de et ad, et le datif sans préposition.

 

Bonne nuit.

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Merci, Polemarque, pour cette explication !

J'imagine très bien le comique de cette quête de la note en bas de page. Et je crois apercevoir la lueur d'espoir que votre narrateur perçoit après avoir lu les terribles prophéties du moine.

Je vous souhaite le succès dans votre projet.

 

Bonne nuit.

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Bonjour, tout le monde.

Je ne connaissais pas l'emploi transitif de ridere :( : ( en fait, on dit en français: tourner quelqu'un en ridicule:

"aliquem ridere") : on en apprend tous les jours avec cette langue merveilleuse!...

Polemarque, vous vous lancez dans un travail difficile mais passionnant: bravo!

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