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Ægidius REX

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Everything posted by Ægidius REX

  1. Vous savez ce genre de site ne sert qu’à faire l’appoint sur des questions précises et non sur l’ensemble d’un devoir. Il est donc préférable de poser des question précises sur des difficultés que vous avez. ad Ostiam : vers Ostie, ou pour être plus clair, qui mène à Ostie. Pour que tu deviennes savant : pour devenir savant (le français préfère l’infinitif) jamais de subjonctif après « après que » : après qu’il eut repoussé les Gaulois du Capitole. (eut repoussé est un passé antérieur et non un subjonctif imparfait, ce pourquoi il n’y a pas d’accent circonflexe sur l’u d’eut) naît : on dit plutôt « est né » l’année où … (où avec accent grave) (naît se dirait nascit, qui est très rare) avaient l’habitude : non, solent est un présent (l’imparfait serait solebant) : les petits poissons d’ordinaire deviennent grands, ou encore, les petits poissons deviennent souvent grands. devint : était devenu (Dieu après sa mort) il regardait partout : non, omnibus spectantibus est un ablatif absolu, alors que tout le monde regardait, c'est-à-dire en présence de tout le monde, publiquement. Interfecit est un parfait (le présent est interficit) : Au moment où Horatius tua …, une grande clameur s’éleva publiquement. avec l’homme : unius n’est pas traduit (un seul) et fit signifie « se fait » qu’il faut ensuite interpréter pour rendre la phrase audible : quand la domination d’un seul homme se fait, il n’est déjà aucune liberté (nulla libertas) pour les citoyens (où avec-vous vu citoyenne ?) : la domination d’un seul homme mène immédiatement à l’absence totale de liberté pour les citoyens. des hommes de bien : non bonis legibus va ensemble ainsi que bonis moribus. Par des bonis legibus et des bonis moribus, populus Romanus melior fiebat (fiebat est un imparfait) Ils méritent : non, merito est un adverbe, c’est à bon droit qu’on les punit. Ægidius REX
  2. Je place ici, faute de mieux, en m’excusant auprès du webmestre et de l’internaute qui poste un nouveau sujet, un commentaire que j’ai posté le 2 novembre dernier dans une autre section de ce même site.
  3. Ipse ne peut être que nominatif (sauf inadvertance dans le texte), si ipse allait avec se, on aurait « per se ipsum » puisque per régit l’accusatif. Il renvoie donc, à mon avis, au sujet qui est motus (et non l’orateur comme je l’ai dit précédemment), ça ne change pas grand-chose, on veut signifier par là, si j’ai bien compris, que ce mouvement de pensée « se délecte lui-même par lui-même », c’est un peu lourd mais ça doit être le sens. Ægidius REX
  4. Ce qu’il faut faire plutôt que de chercher chaque mot, c’est traduire par groupe de mots, sinon c’est illisible. Romani -> ovantes ac gratulantes -> Horatium accipiunt -> et domum deducunt -> Horatius princeps ibat -> Horace allait le premier (princeps, nominatif apposé à Horatius) gerens -> prae se -> spolia -> trium fratrum -> genitif pluriel qui accompagne spolia Illi obvia -> illi au datif renvoyant à Horace, obvia au nominatif fuit soror -> quae sponsa fuerat -> laquelle avait été etc. uni ex Curiatiis -> uni au datif Il faut présenter ainsi et proposer une traduction par groupe de mots. Ensuite, une fois le sens compris, vous peaufinez la traduction. Ægidius REX
  5. Erunt est bien un futur, cela signifie ici « il y aura » c’est-à-dire finalement « il faudra qu’il y ait » des « frequentissimae translationes » (translatio n’est pas facile ici, Cicéron veut dire des transferts de sens, on pourrait dire images par exemple) ex omni genre (équivalent à hujus generis), Cicéron veut dire à peu près que le style de l’orateur modèle devra contenir un très grand nombre d’images (ou de métaphores de ce genre) quod (parce que) (eae) celles-ci (ces images -> eae frequentissimae translationes), propter similitudinem (du fait de la ressemblance) transferunt animos (on peut traduite animos par un singulier, l’esprit) et referunt (sous-entendu animos) ac movent (sous-entendu animos) huc et illuc, qui motus cogitationis (lequel mouvement de la pensée, qui a pour antécédent motus) celeriter agitatus per se ipse delectat (ispe renvoie à celui qui élabore le discours donc à l’orateur) Dans la suite, quae a pour antécédent verborum (quae verba), ce qui explique que les verbes sont au pluriel. Essayez de faire la suite. Ægidius REX
  6. Vous ne traduisez pas les groupes de mots que je vous ai indiqués, donc votre traduction ne rime à rien. Monemur est un présent passif et non un passé, « nous avons été avertis » se dirait « moniti sumus ». Essayez de trouver le sens sans vous écarter des groupes de mots. Traduisez bien factum : « eo ipso facto » revient à « eo facto » mais ipso sert simplement à insister, c’est à l’ablatif pour exprimer un complément circonstanciel, comme par exemple « ea ratione », par cette raison, ou « ea ispa ratione » par cette raison elle-même. posse mutare sont deux infinitifs. potestatem est complément de mutare, et fatorum un génitif pluriel qui accompagne potestatem. Ægidius REX
  7. Je note un petit défaut sur le site, c’est que les contributions n’apparaissent par ordre de date qu’à l’apparition d’une nouvelle requête, c’est assez dérangeant, en principe, c’est le dernier message qui se met en haut de la liste. Si donc je réponds à un message d’il y a une semaine et que ce post se trouve en quatrième position, il restera en quatrième position après ma réponse alors qu’ayant fait revivre la question, il devrait se mettre en tête de liste. On n’a donc en tête de liste que les nouveaux items alors qu’on devrait plutôt avoir les dernières contributions, quelles qu’elles soient. Merci de vos efforts soutenus et à bientôt Ægidius REX
  8. has not set their status

  9. Il s’agit de virtutem mais de toute façon, on ne voit pas pourquoi vous mettez ce sujet au nominatif (cela ne se fait quand dans les propositions infinitives). Facinus n’est pas très bon, il faudrait trouver mieux pour action, il s’agit d’actions militaires ou d’engagements, pugna ou certamen seraient valables. Sinon mettez plutôt vos verbes en fin de séquence. Et après in, l’ablatif est meilleur puisqu’il n’y a pas de mouvement. Alexander a suis militibus colebatur quia uirtus illius in maximis certaminibus egregior erat. Ægidius REX
  10. Vous avez très bien compris qu’il y avait une proposition infinitive introduite par le verbe de déclaration adfirmabant, Asiam est à l’accusatif en tant que sujet de cette proposition infinitive. Incolae -> sujet de la phrase deinde -> adverbe adfirmabant -> verbe de la phrase introduisant une proposition infinitive Asiam -> sujet à l’accusatif de la proposition infinitive deditam esse -> infinitif (ici au passé passif) de la proposition infinitive ex oraculo -> complément circonstanciel ei -> datif singulier complément de deditam esse qui -> relatif au nominatif singulier ayant pour antécédent ei soluisset -> verbe de la relative ayant pour sujet le relatif qui uinculum -> complément du verbe soluisset inexplicabile -> adverbe et incessit -> deuxième verbe de la relative cupido animo -> complément circonstanciel sortis eius explendae -> autre complément (ici de but) utilisant l’adjectif verbal soluisset est au subjonctif (plus-que-parfait) pour indiquer probablement un état d’incertitude ou d’hypothèse alors qu’incessit est un parfait de l’indicatif pour indiquer un fait plus réel. « sortis eius explendae » aurait pu se dire « ad sortem ejus explendam ». Ægidius REX
  11. Eo ipso facto -> complément circonstanciel à l'ablatif monemur -> verbe passif introduisant une proposition infinitive uiros -> sujet à l’accusatif de la proposition infinitive mutare posse -> verbe à l’infinitif de la proposition infinitive fatorum potestatem -> complément de l’infinitif mutare Ægidius REX
  12. Les deux sont possibles, il semble qu'il s'agisse d'un traité de grammaire, on peut considérer qu'il s'adresse aux élèves au pluriel, c'est ainsi que je l'ai compris. Si toutefois il est avéré que, dans ce genre d'ouvrage, on s'adresse à son lecteur au singulier, il faudrait effectivement convertir ce pluriel par un singulier. Rappelons au passage qu'il se s'agirait pas d'un tutoiement, je m'inscris en faux contre cette imbécillité universitaire récurrente qui consiste à dire que le latin tutoie. Le latin ne tutoie pas puisque pour tutoyer, il faut pouvoir vouvoyer. Comme le latin ne peut pas vouvoyer, il ne tutoie pas non plus. De même que les anglais ne vouvoient pas puisqu'ils ne peuvent plus tutoyer bien que cette possibilité ait existé, il suffit de relire Shakespeare pour s'en convaincre. Il en résulte que pour toute deuxième personne du singulier en latin, il faudra soit transposer par un tutoiement, soit transposer par un vouvoiement en fonction du contexte ou de sa sensibilité : litteras tuas accepi se rendra donc soit par "j'ai bien reçu ta lettre" soit par "j'ai bien reçu votre lettre". Morituri TE salutant, ceux qui vont mourir VOUS saluent, car je ne vois pas qu'on puisse tutoyer César, même des gladiateurs à la peine. De même en grec, γνῶθι σεαυτόν doit se traduire par "connaissez-vous vous-même" c'est-à-dire par un vouvoiement, il n'y a aucune raison de tutoyer celui à qui s'adresse cet adage. Ægidius REX
  13. La défense s'exprime soit par nolite+infinitif (nolite credere) soit par ne+subjonctif parfait (ne credideritis). Qu'on vous reprenne : on peut rendre par "que vous serez blâmés", ce qui implique d'utiliser le participe futur avec iri, vos severissime vituperatum iri (proposition infinitive introduite par le verbe croire) pendant vos études : on peut dire "pendant que vous étudiez" : dum studetis pour avoir violé : on peut envisager un ablatif absolu (regulis grammaticis ruptis), ou encore une périphrase du genre "si vous avez violé" : si regulas grammaticas violavistis. Donc par exemple : Ne credideritis vos severissime, dum studetis, vituperatum iri, si regulas grammaticas violavistis. Pour l'importance de la grammaire, on peut utiliser "pondus" mais grammatica a deux m : De grammaticae pondere. Ægidius REX
  14. « Tout » est un adverbe, il est donc invariable à ce titre. Cela dit, pour des raisons d’euphonie, on le transforme en adjectif pour l’accorder avec des mots féminins sauf dans le cas de féminins commençant par une voyelle où il redevient adverbe invariable du fait de la liaison qui simule le féminin. On dit donc « des maisons toutes blanches » : l’adverbe devient adjectif pour accord euphonique Mais « des bonnets tout blancs » : ici il n’y a aucune raison de transformer l’adverbe en adjectif. On dira « c’est pour une raison tout autre » : ici adjectif commençant par une voyelle, de la même façon on dirait « tout essentielle », « tout évidente » etc. Ægidius REX
  15. Tout cela me paraît possible, ces formules sont très voisines mais il est d’usage d’employer une formule vernaculaire courante, en français on dit plutôt « avoir sur soi » mais d’autres traductions sont parfaitement envisageables, l’important est de préserver le sens d’origine. Ægidius REX
  16. Avez-vous cliqué que le lien que je vous propose? La citation du lien donne bien "porto" mais sans "mea". Ægidius REX
  17. Il semble que la citation soit omnia mecum porto, on dit aussi omnia mecum sunt, j’ai tout sur moi, pour signifier par là que son propre savoir a plus de valeur que toute richesse extérieure, c’est une pensées stoïque traditionnelle. Ægidius REX
  18. Le double ablatif s’explique par le fait qu’on peut dire le 27 mars, die vicesimo septimo mensis Martii, en 2008 anno bis millesimo octavo, alors qu’avec un double génitif, cela revient à dire le 27 mars de l’année 2008. Le mot dies au féminin est possible mais cela implique que ce soit une date importante, comme dans le Requiem dies irae, dies illa. Vous pouvez faire l’économie des mots dies, mensis et anni (ou anno), ça serait compréhensible, mais ce n’est pas l’usage. Si vous voulez une date moderne, préférez dies au masculin et choisissez entre un double génitif ou un double ablatif proposé par un contributeur donc soit die vicesimo septimo mensis Martii anno bis millesimo octavo soit die vicesimo septimo mensis Martii anni bis millesimi octavi. Si vous voulez exprimer une date très importante dans votre contexte, mettez dies au féminin et vous direz soit die vicesima septima mensis Martii anno bis millesimo octavo soit die vicesima septima mensis Martii anni bis millesimi octavi. À bientôt Ægidius REX
  19. Cela m’ennuie de contredire Raoul mais comme les Ides de mars tombent le 15, le 27 correspond au sixième jour avant les calendres d’avril. De plus, le latin préfère l’attraction à l’accusatif, au lieu de dire die sexto ante Kalendas Apriles, il dira ante diem sextum Kalendas Apriles (ce qui s’écrit en simplifié A.D.VI Kalendas Apriles) et l’année doit se dire en nombre ordinal. 27 mars 2008 peut donc se dire ante diem sextum Kalendas Appriles anni bis millesimi octavi. Vous pouvez aussi l’écrire à la mode moderne en disant simplement le 27ème jour, par exemple die vicesimo septimo mensis Martii anni bis millesimi octavi. Ægidius REX
  20. Comme ce n’est pas une personne qui risque de vous apporter cette preuve, je crois que vous vouliez plutôt dire « rien ne me prouve que mes cinq sens me disent tout », ce qui pourrait se dire ainsi : Nihil mihi probat quinque sensus meos omnia mihi dicere. Si vous voulez quand même dire « nul », il faut remplacer nihil par nemo mais la phrase serait moins sensée. Ægidius REX
  21. Ægidius REX

    quae ?

    Il y a pas mal d’inadéquations dans la méthode Assimil en latin de 2007, ce qui n’était pas le cas de l’ancienne version de Clément Desessard, faute de faire relire les documents par des personnes compétentes. Par exemple, leçon 44, l’auteur invente le supin de studeo alors que ce verbe n’a pas de supin. Leçon 67, à propos de post, l’auteur dit que pour traduire quelques jours après, on intercale la préposition post et l’on dit paucis post diebus. Or, si post est une préposition, il s’accompagne de l’accusatif : post paucos dies. Dans l’expression paucis post diebus, post est un adverbe (et non une préposition) accompagné d’une sorte ablatif de quantité de temps, littéralement après par rapport à peu de jours. Ces deux expressions sont équivalentes mais dans la formule avec ablatif, post est grammaticalement considéré comme un adverbe. Avec le neutre quid, l’auteur veut absolument mettre l’adjectif au génitif. Or, un génitif ne se conçoit qu’avec un adjectif de la première classe (quid novi). Avec un adjectif de la deuxième classe, on doit utiliser le neutre. Donc, leçon 72, il faut écrire quid singulare (avec le neutre). Idem dans l’exercice suivant, il faut écrire quid insigne. Idem leçon 75, il faut écrire quid horribile. Idem leçon 89, il faut écrire quid jucundius. Leçon 74, l’auteur confond le participe présent avec l’ablatif du gérondif et traduit je m’assois en chantant par sedeo canendo, ce qui signifierait que c’est grâce au fait de chanter que j’arrive à m’asseoir, ce qui n’a pas de sens. Ici, le participe présent est nécessaire, sedeo canens qui exprime une simultanéité entre le fait de s’asseoir et le fait de chanter, je m’assois en même temps que je chante, je m’assois en chantant. Alors que dans fabricando fit faber, c’est bien le fait de fabriquer qui fait qu’on devient forgeron. Leçon 80, l’auteur prétend qu’en latin on tutoie tout le monde, ce qui est une imbécillité universitaire classique. Pour tutoyer, il faut pouvoir vouvoyer. Si on ne peut pas vouvoyer, on ne peut pas tutoyer non plus, ce n’est quand même pas compliqué à comprendre. Donc, le latin ne tutoie pas. De même, les Anglais ne vouvoient pas puisqu’ils ne peuvent plus tutoyer. Simplement, tu est singulier, et vos pluriel. Il en résulte que pour toute deuxième personne du singulier en latin, il faut choisir entre le tutoiement et le vouvoiement dans la traduction française. L’auteur choisit d’ailleurs le vouvoiement dans sa traduction leçon 79, sans même s’en expliquer, pour ensuite dire qu’en latin on tutoie tout le monde à la leçon suivante ! etc. Son prédécesseur n’annonçait pas de titre ronflant dans la page de présentation mais c’était parfait. Si on lui avait fait relire ce document avant son édition, ces imprécisions auraient été évitées. Le livre est intéressant quand même mais ces erreurs pourraient facilement être évitées avec un minimum d’organisation éditoriale. D’une manière générale, la qualité des livres est en chute libre. Hactenus de hoc libro. À bientôt Gilles
  22. C’est surtout le verbe remoror qui pose problème car on risque le contresens. Est-ce la mort qui retarde Saturninus ou est-ce la mort qui est en retard dans son œuvre malfaisante et qui donc épargne momentanément Saturninus ? Je pencherais plutôt pour cette seconde possibilité. En simplifiant, on obtient la phrase suivante : Num unum diem Lucium Saturninum tribunum plebis rei publica poena remorata est? num -> est-ce que (on attend une réponse négative) unum diem -> pendant un seul jour rei publica poena -> la vengeance de l’État remorata est -> a été en retard (pour épargner) tribunum plebis -> le tribun de la plèbe Lucium Saturninum -> Lucius Saturninus ? A-t-il existé ne serait-ce qu’une seule journée où la vengeance de la République ne s’est pas exercée contre le tribun de la plèbe Lucius Saturninus ? À bientôt Gilles
  23. On trouve un subjonctif imparfait dans les Verrines de Cicéron : landantur veteres oratores quod copiose causas defendere solerent, on complimente les orateurs d'antan d'avoir d'ordinaire plaidé dans un style abondant. Mais c'est peut-être la nature du verbe soleo qui le permet, avec le verbe être, le subjonctif parfait est effectivement plus naturel. À bientôt Gilles
  24. Ἀληθῆ λέγεις, ὦ φίλε, ἔστι ταῦτα.
  25. Magister doctissime, credo te verbi in sententia oblitum esse. οὐ γάρ πω τοιοῦτον ἐγὼ ἴδον βροτὸν ὀφθαλμοῖσιν Gratias tibi pro hac pulcherrima demonstratione ! Vale et vis sit tecum. Gilles
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