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tinnid

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  1. Bonsoir, Merci beaucoup pour les explications, ainsi que pour les commentaires encourageant !!! J'ai encore buté sur quelques points pour la suite du texte... Mais je commence à me demander si je n'abuserais pas un peu de votre aide... 1) Rex interea memorabilis ibidem maxima sanctae virgini devovit, atque attribuit munera, vasa scilicet aurea et argentea, palliaque peregrino opere elaborata. Entre-temps le roi dédia de grandes choses à la vierge sainte à ce même endroit en raison de ces faits remarquables, et donna des présents, à savoir des vases d'or et d'argent, et des palliums élaboré par un travail étranger. 2) Ipsum quoque fundum Morzelam ei tradidit cum universa inhabitante familia, hoc Sanctae placere intra se reputans, quoniam specialiter prae omnibus hanc sedem delegerat suis ossibus. Il lui remit aussi le domaine de Moorsel, avec l'entièreté de la familia y habitant, se disant en lui-même que ceci plairait à la sainte puisqu'elle avait choisi devant tous cette place spécialement pour ses os. 3) Quae singula testamento mandavit, et subscriptis testibus assignavit, et Ecclesiae, in qua Sancta jacebat, in perpetuam haereditatem delegavit. Il confia chacune de ces choses par un acte écrit, et il le scella par des témoins ayant été souscrits, et il le délégua à l'église dans laquelle la sainte reposait, en héritage perpetuel. 4) Super haec aggregavit illic sanctimonialium gregem, quae inibi Christo, et ejus Virgini famularentur spiritualiter, et consueta officia persolverent die noctuque incessanter: quae ut nullius rei inopes, indigentiae manus darent, atque a proposito sancto deficerent, strenue egit, ut quae vitae necessaria forent nulla deessent. En plus de tout ça, il réunit là une troupe de religieuses qui servirait spirituellement le Christ et sa vierge et s'acquitteraient de leur devoir habituel incessamment jour et nuit : Christo, virgini : sont au datif, je les ai traduit comme des accusatifs, supposant que famulor demandait peut-être un datif, mais je ne sais pas si je me trompe et ne suis pas en train de tordre le latin pour qu'il corresponde à ce que je veux lire... - quae ut nullius rei inopes, indigentiae manus darent, atque a proposito sancto deficerent, strenue egit, ut quae vitae necessaria forent nulla deessent. afin que dépourvues de nulles choses, elles donnent les mains de l'indigence et qu'elles se détachent du sujet saint, il agit avec entrain afin que ne fasse défaut nulle chose qui est nécessaire à la vie. J'ai un peu l'impression d'avoir fait n'importe quoi avec la première partie... Au niveau du sens, ça ne ressemble à rien, mais grammaticalement je ne vois pas comment traduire autrement. 5) Hic videmus Salvatoris verba compleri dicentis: Omnis qui reliquerit domum et patrem et matrem, etc., centuplum accipiet, et vitam aeternam possidebit: quia enim haec Sancta quousque vitali aura pasta est, spem non jacentem horum habens promissorum, abrenunciavit terrulentis, modo et centuplicatae fructum mercis consequitur in terris, et perpeti vita fruitur in caelis. Ici nous voyons être accompli les mots du Sauveur disant : Tous qui abandonneront maison, et père, et mère, etc., recevrons au centuple et auront la vie éternelle (Mathieu 19:20): parce qu'en effet, jusqu'au moment où cette sainte a été nourrie par le souffle vital, gardant l'espoir des promesses [horum???], elle renonça aux choses terrestres, et à l'instant le bénéfice de la « marchandise » suivit au centuple sur terre, et elle jouit de la vie éternelle aux cieux. Mercis : je suppose que ce terme est utilisé pour accentuer l'idée « d'échange » profitable, d'opération fructueuse. Mais la tonalité très commerciale fait un peu étrange dans une vie de sainte... Ou alors en latin c'est moins connoté ?
  2. Bonsoir, Je me suis attaquée à la suite de la vita prima, et cette fois encore j'ai rencontré quelques problèmes 1) Eodem autem die hujus cemodi rei rumor circumquaque decurrit, et per cunctorum ora volitans ad palatium usque pervenit. Et ce même jour, la rumeur de cette chose [cemodi] se précipita tout à l'entour, et volant à travers toutes les bouches elle parvint jusqu'au palais. Je n'ai pas trouvé « cemodi », ni de quel mot ça pourrait venir... ? 2) In tempore illo sceptrum a monarchiae Imperialis tenebat Carolus victoriosissimus piisimusque Augustus, qui ex tropaeis frequentibus, triumphatisque nationibus cognominatus est Magnus, qui regni Francorum spatia longe lateque dilatavit, et Christi gloriam in suis finibus ampliavit. En ces temps-là, Charles, très victorieux et pieux Auguste tenait le sceptre de la monarchie impériale, (Charles) qui par suite de ses nombreux trophées et des peuplades ayant été vaincues est surnommé « magnus », qui augmenta l'étendue du royaume au loin et largement et qui rehaussa la gloire du Christ en ses frontières. 3) Itaque fama pervulgante volucri, certatim studebant illuc adventare tam longinqui, quam et proximi; et miraculum, quod Christus ad gloriam suae Virginis monstraverat, ardebant intueri. C'est pourquoi, le bruit s'étant répandu partout, rapide, désiraient s'approcher là tant ceux qui étaient éloignés que ceux qui étaient proches; et ils brûlaient de contempler avec admiration le miracle que le Christ avait fait voir pour la gloire de sa vierge. 4) Ducebantur longis ordinibus acies virorum ac mulierum: exultabant variarum fremitus hinc inde viarum, qui venientes et contemplantes quod desiderabant, fletibus prae gaudio ora rigabant, et ingredientes oscula lipsanis Sanctae imprimebant, egredientesque vernantium florum sertis arborem ornabant. Et les rangées d'hommes et de femmes étaient conduits en longues files : ils étaient transportés de joie de façons variées d'ici de là avec des clameurs, eux qui venant et contemplant ce qu'ils avaient désirés, arrosaient leurs visages de larmes de joie, et ceux qui entraient appliquaient des baisers aux reliques de la sainte, et ceux qui sortaient ornaient l'arbre par des guirlandes de fleurs florissantes. 5) Ut autem in tanto miraculo potentia Domini potissimum magnificaretur, et virtus nota redderetur, pars permaxima extitit Princeps clarissimus praefatus Carolus: qui talibus auditis regali solio exilivit, et una cum primoribus aulae suae ad inspiciendum hoc miraculum, et ad corpus Sanctae accessit; et admirans potentiam Domini, virtutem ejus magnificavit, misericordiam collaudavit, et quia in diebus suis talia ostendere, dignatus sit, gloriosum nomen ejus benedixit: nimioque gaudio permotus, inter pias gratiarum actiones, laetitia eliciente lacrymas fudit: sed et itidem fecit advenientium quisque. - Ut autem in tanto miraculo potentia Domini potissimum magnificaretur, et virtus nota redderetur, pars permaxima extitit Princeps clarissimus praefatus Carolus: Comme dans un tel miracle la puissance du Seigneur était à honorer au plus haut point, et la vertu reconnue était à exposer, la part la plus grande parut Charles l'empereur très célèbre mentionné plus haut Ma traduction est un peu boiteuse... J'ai pris Charles comme attribut de pars via extitit, mais je ne sais pas si c'est correct. Au niveau du sens, ce qui est dit là c'est que c'est Charlemagne qui a fait la part la plus importante de ce qu'il fallait faire pour bien honorer le seigneur et la sainte en l'occurrence ? - qui talibus auditis regali solio exilivit, et una cum primoribus aulae suae ad inspiciendum hoc miraculum, et ad corpus Sanctae accessit; et admirans potentiam Domini, virtutem ejus magnificavit, misericordiam collaudavit, et quia in diebus suis talia ostendere, dignatus sit, gloriosum nomen ejus benedixit: nimioque gaudio permotus, inter pias gratiarum actiones, laetitia eliciente lacrymas fudit: sed et itidem fecit advenientium quisque. (Charles) qui après avoir entendu de telles choses bondit de son trône royal, et ensemble avec les Grands de sa cour il s'approcha du corps de la sainte pour examiner ce miracle, et admirant la puissance du Seigneur, il honora la vertu du Seigneur, combla de louanges sa miséricorde, et parce qu'il jugea bon de montrer en ses jours de telles choses il bénit son nom glorieux : et ému par une trop grande joie, au milieu de pieuses actions de grâces, il répandit des larmes provoquées par la joie : mais et de la même manière que chacun de ceux qui arrivaient le faisaient.
  3. Pardon, je n'ai pas été assez claire !!! Il y a en fait 2 vita de Sainte Gudule (la vita dite "prima" et la vita dite "seconda"). La V. seconda est en générale beaucoup plus concise que la v.prima, et de nombreux passages sont identiques (à quelques détails près). (le but de mon travail est en fait de comparer les 2 versions afin de voir si il n'y a pas moyen de trancher pour l'antériorité de l'une ou de l'autre). En l'occurrence, la phrase 7 de la prima et la 5 de la seconda sont effectivement identiques, excepté la conjugaison du verbe (ce que la correction de Fernand m'aura permis de ne pas louper)... J'aurais peut-être pu faire sauter les passages communs, mais je pensais qu'il valait mieux laisser le texte cohérent (je suis désolée que cela ait été au contraire source de confusion). Je suis désolée de ne pas avoir assez bien signalé tout ça !!! J'ai manqué de recul...
  4. Merci pour l'éclaircissement de cette énigme Je me permets de poster un nouveau passage (c'est de nouveau l'histoire de l'arbre, mais tirée de la vita seconda cette fois, beaucoup plus concise). Pas mal de passages sont les mêmes que dans l'autre vita, et donc n'ont pas posé trop de problèmes et en fait, c'est surtout la phrase 4 qui me chiffonne... 1) Hoc vero die, quo translatum est corpus Virginis in basilicam Mortzellensem, virtus Altithroni ad nominis sui laudem, et sanctae Virginis ampliandum honorem, patefecit omnipotentiae suae ostentationem, quam utique propalavit super arborem, cujus superius fecimus mentionem ; quae videlicet in vico Ham coeperat crescere ad vestigia sanctae Virginis depositionis ejusdem die. Mais en ce jour où fut transporté le corps de la vierge dans la basilique de Moorsel, la vertu de celui qui trône au ciel, pour la gloire de son nom et l'accroissement de l'honneur de la vierge sainte, dévoila la démonstration de sa toute-puissance, qu'il rendit surtout visible au sujet de cet arbre, dont nous avons déjà fait mention plus haut; qui avait en effet commencé à croître dans le village de Hamme près des restes de la vierge sainte le jour-même de l'enterrement de celle-ci. 2) Haec enim arbor olim apposita custos fidissima sanctarum exequiarum, non defecit a suo obsequio, nec in translatione earum. En effet, cet arbre autrefois placé en très fidèle gardien des saintes reliques ne fit pas défaut à son service, pas même lors de la translation de celles-ci. 3) Nam altera die ejusdem translationis, in villam Mortzelle, eadem arbor sacrae Virginis membra fuerat subsecuta, ac in eodem loco tam mirifice radicata, et convenienter transplantatarbre coram praedicti oratorii foribus, quasi ibidem a primordio germinare coepisset ac crescere, cum utraque villa a se invicem decem milliaria distarent. Car l'autre jour de la translation de celle-ci, ce même arbre a suivi les membres de la vierge sacrée, et dans ce même lieu, ayant pris racine si prodigieusement, et ayant été transplanté d'une manière conforme devant les portes de l'oratoire cité plus haut, comme si dès le début il avait commencé à germer et à croître au même endroit, alors que les deux villages étaient distants l'un de l'autre de 10 milles chacun. 4) Neque parum erat spectaculi, arborem ex eo loco, quo olim sine manibus creverat plantantium, etiam sine manibus subito transisse eradicantium. Et ce n'était pas peu de merveille que cet arbre ait traversé soudain de ce lieu, où il avait crû autrefois, sans mains le plantant et même sans mains l'ayant enlevé. Plantantium et eradicantium : ce sont bien des participes présents au génitif pluriel ? Je ne comprends pas trop pourquoi ? 5) Quod ad jussum Dei omnipotentis Angelico ministerio actum intelligit, qui divina providentia disponi omnia fideliter credit. Il a compris que cela a eu lieu sur l'ordre de Dieu tout-puissant par le ministère angélique, celui qui croit que tout est disposé par la divine providence.
  5. Bien compris la phrase 7 maintenant ! Merci ! Je confirme pour le "ut" de la 11, mais en fait c'est du "copier-coller" direct de la Bible, je n'avais pas pensé à vérifier tout de suite dans la Vulgate, qui donne bien : "Filii hominum, usquequo gravi corde? Ut quid diligitis vanitatem et quaeritis mendacium? Et scitote quoniam mirificavit Dominus sanctum suum;" (Ps.4) En français dans ma version "papier" j'ai comme traduction "jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire, dans l'amour du néant et la course au mensonge" (ça c'est de la traduction non littérale... enfin, en même temps la Vulgate suit la Bible des Septante tandis que la Bible de Jérusalem les textes hébreux (massorétiques), il y a peut-être déjà là des divergences... Et puis bon, les traductions littéraires s'éloignent parfois pas mal j'imagine...). Mais ils expliquent en note de bas de page que "le texte est difficile, peut-être corrompu". Et donnent comme traduction du grec "Jusqu'à quand s'alourdiront vos coeurs ? Pourquoi aimez-vous la vanité ?". (mais qu'est-ce qui est corrompu ? Le texte hébreu donc ? Et que veut dire vraiment "corrompu" en fait...). Ahem... Je m'égare un peu, mais c'était intéressant de revoir tout ça Même si ça n'explique pas le "ut", en fin de compte !!!
  6. Merci pour votre réponse ! Pour "peuplier", je suis vraiment impardonnable ! Je n'ai absolument pas pensé à la possibilité d'un homonyme ! Pourtant le réflexe devrait être là, de toujours vérifier au dictionnaire, même les mots les plus élémentaires, quand ça bloque... Quant à la phrase 11, mon édition indique bien un "ut" dans " ut quid diligitis vanitatem ?"... Maintenant il se peut qu'il y ait eu une erreur dans l'édition. Pour le reste, il y a surtout un point qui me chiffonne et sur lequel je me permets de solliciter votre avis : c'est le "qui" dans la phrase 7. Bon, ma traduction "tombe bien", mais ne correspond pas vraiment à l'analyse, non ? Elle ne rend pas un "qui" nominatif masculin mais plutôt accusatif... (et j'aurais dû sans doute m'abstenir en fait !) Les pronoms relatifs me posent toujours des difficultés...
  7. Bonjour, j'ai pu enfin me remettre ma traduction des vitae Gudulae, et je me permets de solliciter à nouveau vos conseils et correction... (et j'en profite pour vous remercier encore pour pour votre aide précédemment ! Ainsi que pour les mises en chanson amusantes ) Le passage qui suit concerne encore l'épisode de l'arbre, celui qui fut déplacé miraculeusement de Hamme à Moorsel pour suivre les reliques de la sainte (l'auteur insiste sur le fait qu'il faut vraiment croire à ce miracle, et en appelle à des références indiscutables...). 7) Quod a jussum omnipotentis Dei Angelico ministerio actum intellexit, qui divina providentia disponi omnia credit. Parce qu'on comprit l'acte comme étant à la suite de l'ordre de Dieu tout puissant, grâce au ministère angélique, que l'on croit être ordonné en tout par la divine providence. 8) Ista arbor vero vocatur populus vulgo. Là je ne comprends pas, arbor et populus sont tous les deux au nominatif singulier ? Je ne vois pas trop comment le comprendre, ils ne peuvent être tous les 2 sujets, ni l'un apposé à l'autre ou attribut du sujet (au niveau du sens ça ne colle pas, non ?). 9) Cur igitur humana in hoc fluitet titubatio?en habemus recentia miracula ex veteribus exemplis, ut video. Pourquoi donc en ceci la nature humaine est ballottée par l'hésitation ? Voici que nous avons des miracles récents d'après de vieux exemples, comme je le vois. 10) Certe enim scripturae testimonio novimus, quod propheta Abacuc prandium cum feret messoribus, ejus caesarie apprehensa Angelicis manibus, sicut erat plenis canistris onustus, a Judaea sublevatus, repente est in Chaldaeam depositus ; quo prandio et Danielem inclusum in lacu leonum refecit, seque repente iterum in Judaea invenit. Car nous savons de manière certaine que le prophète Habacuc lorsqu'il portait le repas aux moissonneurs, comme il était chargé de paniers pleins, soulevé de Judée, sa chevelure ayant été saisie par les mains des anges il fut déposé soudain en Chaldée; où il redonna des forces à Daniel enfermé dans la fosse aux lions, et soudain il se trouva de nouveau en Judée. (Daniel 14 : 31-42) 11) Arguens quoque Psalmographus insanas falsitates hominum : Filii, inquit, hominum usquequo gravi corde ? ut quid diligitis vanitatem, et quaeritis mendacium ? Le psalmiste également dénonçant la fausseté déraisonnable des hommes : fils des hommes, dit-il, jusqu'où par le cœur lourd ? Ainsi que pourquoi aimez-vous la vanité et recherchez-vous le mensonge ? (Psaume 4) 12) Et scitote quoniam mirificavit Dominus Santus suum. Et sachez que le Seigneur saint glorifia ce qui est sien. 13) Mirabilem quippe exhibebat Dominus ancilam suam in terris, quam meritis gloriosam Angelis coaequaverat in coelis. Car le Seigneur présentait sa servante admirable sur terre, qui glorieuse par les mérites fut rendue l'égal des anges dans les cieux.
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