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Fernand

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  1. Ah oui, mais là, CONSPECTVS n'est pas le participe passé passif de CONSPICIO, c'est le substantif CONSPECTVS, VS "la vue" (ici "le paysage"...). On dit qu'on a préservé le lieu en interdisant les nouvelles constructions. Capella : la chapelle (ou éventuellement "la chevrette", mais pas ici ) conspectus protectus fuit decisione status consilii cum prohibitione aedificandi anno MCMLXVII capella benedicta fuit pristino anno "Le cadre a été protégé par décision du Conseil d'État, avec interdiction de construire, en l'an 1967. La chapelle a été bénie l'année précédente." Note.- Les formes comme protectus fuit, benedicta fuit ne sont pas des parfaits passifs corrects (on devrait avoir EST au lieu de FUIT). Les rédacteurs modernes ont été influencés par le français ("fut protégé, fut bénie"). Cette distorsion se retrouve dans les actes rédigés par les braves curés des temps modernes (baptizatus fuit au lieu de baptizatus est pour "a été baptisé")
  2. "Groupe" ici semble désigner un ensemble de formes qui s'analysent de la même façon. CONSPECTVS est un participe passé passif qui signifie "ayant été regardé". Le participe est la forme verbale qui déguise le verbe en adjectif qualificatif. Il doit pouvoir s'accorder avec n'importe quel substantif ou pronom. Pour montrer à quel mot il s'accorde, le participe dispose du même jeu de terminaisons qu'un adjectif. CONSPECTVS, A, VM a le même jeu de terminaisons que BONVS, A, VM. Le nominatif est un cas, c'est-à-dire une certaine forme d'un mot. Le nominatif est la forme du substantif ou du pronom quand il est sujet, mais pas seulement : c'est aussi la forme du substantif ou du pronom quand il est attribut d'un sujet au nominatif. Les adjectifs et les participes prennent la terminaison du nominatif quand ils déterminent un substantif ou un pronom au nominatif.
  3. Bonjour, N'oublions pas que le Gaffiot comporte des entrées pour les formes irrégulières (entrée tuli qui renvoie à fero etc.) Comme l'accès est libre en ligne...
  4. Dans la vieille édition Riese de 1869, accessible en ligne, il y a maduerunt "(les murailles) étaient toutes mouillées" au lieu de viderunt, et la ponctuation est différente. Mais le texte est tellement alambiqué...
  5. A mon avis, il faudrait commencer par reprendre le français et indiquer pour chaque groupe nominal le cas auquel il faudra recourir pour traduire. Ton travail ne dénote pas encore de grande familiarité avec le latin, alors commençons par le début. Courage
  6. Fernand

    César

    Oui, puisque ce qui correspond à notre "on" correspond généralement à la voix passive en latin. Je ne sais pas ce qu'est une "sous-traduction". Mais votre traduction est juste. (Ei) qui processerant arcessendi (erant) : ceux qui s'étaient avancés... étaient à repousser --> "il fallait/on devait repousser ceux qui..." Oui. Pour rerum, on pourrait penser à "opérations". Incursus : plutôt "la percée" per se "par eux-mêmes", "de leur propre initiative" (per peut indiquer le moyen quand ce moyen est une personne)
  7. Fernand

    César

    N.B. insigne ici = "le signal" oporteret est un subjonctif après cum : à mon avis, ce subjonctif donne au cum le sens de "puisque" : "ce qui était le signal, puisqu'il fallait courir aux armes".
  8. "Née (1) à Varsovie, diffusée sur le web ("le filet, le réseau"), à l'affût de tout ce qui est digne d'être connu." (1) Ephemeris ("Journal" en grec) est un mot féminin.
  9. N.B. Je n'avais pas vu certaines imperfections dans la traduction de la phrase. Reportez-vous à ma réponse précédente que j'ai modifiée. Si vous ne connaissez pas le contexte (historique ou autre), alors il y a plusieurs traductions possibles pour vous. Pas de chance avec deligeris qui ressemble à deleueris, mais la formation n'est pas la même : deligeris de deligo, delegi, delectum : DELIG- (thème du présent ou infectum) E- (caractéristique du futur simple) -RIS (désinence de la 2e p.sg. du passif) deleueris de deleo, deleui, deletum DELEU- (thème du parfait ou perfectum) ERI- (< -is-i-, caractéristique du futur antérieur)- S (désinence de la 2e p.sg. de l'actif Le subjonctif parfait / futur antérieur actif de deligo serait DELEG-ERI-S. Autre différence, le -E- du futur est long (et donc accentué : deligééris, tandis que le -e- du fut. ant. est bref et que donc l'accent tombe sur la voyelle précédente : DELEGeRIS NB A la voix passive, le subjonctif parfait et le futur antérieur sont bien distincts : f. ant. deletus ero / subj. pft deletus sim
  10. Bonjour ! D'abord, comme je l'ai indiqué ci-dessus, il faut deligeris au lieu de deligueris (qui n'existe pas) : 2e p. sg. futur simple passif de deligere, o "choisir", ici "élire") : c'est le premier "verbe principal" de la phrase : "tu seras élu". Alors ici, c'est le contexte qui indique que deleueris egeris fueris sont des 2e p. sg. du futur antérieur actif. Ici, Scipion Emilien fait un rêve où lui apparaît son père (adoptif) Scipion l'Africain qui lui révèle l'avenir. Le lecteur sait que Scipion Emilien n'a pas encore détruit Carthage etc... à ce moment-là. Si l'histoire se passait après la prise de Carthage etc. et avant la 2e élection de Scipion Emilien au consulat, la phrase pourrait signifier (avec des subj. parfaits) : "Puisque tu as détruit Carthage etc., tu seras élu..." Ici, c'est le contexte qui nous guide. C'est normal : c'est un effet du principe d'économie (loi du moindre effort)à l'oeuvre dans les langues, qui fait qu'une forme peut changer de valeur suivant le contexte.
  11. Bravo ! En latin on pouvait dire : Feliciter ! (Félikitère)
  12. Ce n'est pas bien difficile ! - En latin, toutes les lettres se prononcent (est, "il est", se prononce comme l'est (l'opposé de l'ouest). - toutes les lettres se prononcent toujours de la même façon : c se prononce toujours k : cineres "des cendres" se prononce kinerèsse - u se prononce "ou" : laurus "le laurier" se prononce laourousse (comme Larousse, mais avec un "ou" en plus après le a). - qu se prononce kw, comme dans "kiwi" mais sans les "i" (D'un professeur à l'autre, la façon de prononcer le v peut changer, mais tant pis. Il y a une différence entre le e long, prononcé é, et le e bref prononcé e ou è, mais tant pis) Allez, exerce-toi ! In taberna quando sumus, non curamus quid sit humus, sed ad ludum properamus, cui semper insudamus. Quid agatur in taberna, ubi nummus est pincerna ? Hoc opus est ut quaeratur, sed quid loquar audiatur ! Donc, ça donne : Inne taberna kwando soumousse, nonne kouramousse kwidde sit houmousse, sedde adde loudoume properamousse, koui semmepère innessoudamousse. Kwidde agatoure inne taberna, oubi noummousse este pinnekerna ? Hok opousse este outte kwaératoure, sedde kwidde lokware aoudiatoure.
  13. Cicéron devenu consul stoppa la conjuration de Catilina seul avec vertu et persistance. (avec une vertu et une détermination singulières/ avec un courage et une détermination extraordinaires). En fait, ce Catilina indigné parce qu’il avait subi un échec lors de sa candidature au consulat, et dans une fureur insensée, décida avec plusieurs nobles de tuer Cicéron, massacrer le Sénat, incendier la ville, piller le trésor public. Cependant, cette atroce conjuration a été découverte par Cicéron. Catilina par crainte du consul, s'enfuit de Rome vers (= pour rejoindre) l’armée qu'il avait préparée ; ses compagnons (= les c. de celui-ci) ont été tués en prison. Un certain Sénateur affligea lui même son fils du supplice de la mort. En effet, le jeune homme, remarquable parmi ceux de son âge par ses talents, son instruction et sa beauté s'était attaché, par un dessein pervers, à l'amitié de Catilina, et se hâtait dans (= pour gagner) le camp de celui-ci ; son père le ramena en arrière au milieu de son chemin (= alors que le fils était en plein voyage) et le tua en l’invectivant par ces paroles : "Je ne t’ai pas engendré contre la patrie pour Catilina mais pour la patrie contre Catilina."
  14. Eh bien il me semble que c'est parfait ! Bravo pour emere "ils ont acheté" (emēre avec e long). Personnellement ne n'aurais pensé qu'à emĕre l'infinitif. On dirait que vous êtes un latiniste de choc !
  15. Pour le titre, j'arrive à Cum scriptoribus quos aemulamur certandum esse. Iuventuti nihil utilius quam ut e Graecis Romanisve scriptoribus exquisiti loci proponantur, non ideo quidem ut sequentes modo quae scriptor cogitaverit ea in linguam suam plane vertant, sed ut ea suo more tractent addantque libere vel rescindant quae placuerit.
  16. Bonjour ! Nominatif. Ici, le poète n'apostrophe pas Lydie, qui n'en est qu'au début d'un lent déclin (elle plaît toujours à Horace, non ?). Le poète s'exprime au futur (flebis). Si Lydie était déjà anus, apostrophée comme telle, on comprendrait mieux un verbe au présent ("eh ! la vieille, tu pleures..."). L'expression se comprend comme une apposition au sujet. Pour un groupe au vocatif fractionné, Horace, Odes, I, 1 Maecenas atavis edite regibus... Vive Horace !
  17. cedat : cedere ici signifie "marcher", et ici le sens rappelle le français de "comment ça marche ?". Cedere peut vouloir dire "tourner à", "aboutir à", "réussir"... Pour tempta "essaie" : surtout avec le quomodo on peut compléter "essaie (de voir) comment..." Donc : "essaie de voir comment peut marcher la clémence", "essaie de voir à quoi peut aboutir la clémence", et en français on pourrait penser à remplacer l'interrogation indirecte par un groupe nominal : "teste les effets de la clémence".
  18. damnati de damnare "condamner"; participe passé passif ("ayant été condamné"); G. masc. sg. ; substantivé (> "le condamné"); complément du nom oratione ("par un discours du condamné") edit : je n'avais pas vu qu'on était déjà page 2... Comment supprime-t-on un de ses messages ? je ne vois pas le bouton adéquat.
  19. Le sens est correct, le français un peu gauche (mais j'aime mieux laid et juste que beau et faux) N.B. deformis : Rome ne "ressemble plus à rien"... miserrimus : Rome est très affaiblie, gare aux conséquences... quod ici au sens de "parce que" !
  20. Ah ! d'accord ! Maintenant tout s'explique ! Merci, Raoul !
  21. Edit : ne tenez pas compte de mes élucubrations et voyez le post de Raoul ! On rencontre sur la toile des allusions à la phrase suivante : Prima lectio brevis, ultima non datur. Je n'ai pas trouvé de référence. On donne à lectio le sens de "leçon" (scolaire). Cela pourrait vouloir signifier : "La première leçon est courte, et la dernière... on ne la donne pas." Ce serait une remarque ironique sur un enseignement imparfait. Il se pourrait que la phrase ait été forgée en deux temps. D'abord Prima lectio brevis "Une première leçon est courte", qui ressemble à un conseil pédagogique (n'assommons pas immédiatement nos élèves de matière), et la suite ultima non datur pourrait être un ajout ironique : qui n'a pas constaté qu'un enseignant va très rarement au bout de son programme ? -- car on prévoit toujours trop de matière.
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