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Eumolpe

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  1. Bonjour, Après une longue interruption, je me suis remis laborieusement au thème latin avec le texte suivant et j'ai l'impression d'avoir un peu "pataugé" pour ce qui est de l'utilisation du subjonctif (irréel/potentiel présent/passé...), notamment addam/adderem et le dernier paragraphe. Tout ce que vous voudrez bien dire me sera très utile ! Il faut rivaliser avec les modèles Un des exercices les plus utiles pour les jeunes gens, c'est de leur proposer quelques endroits choisis des auteurs grecs ou latins, non pour en faire de simples traductions où l'on est assujetti aux pensées de son auteur, mais pour les tourner à leur manière, en leur laissant la liberté d'y ajouter ou d'en retrancher ce qu'ils jugeront à propos. Par exemple, la vie d'Agricola par Tacite, son gendre, est un des plus beaux morceaux de l'antiquité pour la vivacité de l'expression, pour la beauté des pensées, pour la noblesse des sentiments; et je ne sais s'il y a aucun autre ouvrage plus capable de former un sage magistrat, un intendant de province, un habile politique. J'y joindrais volontiers l'admirable lettre de Cicéron à son frère Quintus. J'avais coutume d'engager les bons écoliers, au sortir de la rhétorique, à composer en français, pendant les vacances, la vie d'Agricola ; et je les exhortais à y faire entrer toutes les beautés de l'original, mais en se les rendant propres par le tour qu'ils y donneraient, et tâchant même, si cela était possible, d'enchérir quelquefois sur Tacite. Quod cum exemplis aemulandum est Aliqua ex Graecis Latinisque scriptoribus selecta juveniis proponere, id est eis una ex utilissimis exercitationibus. Non ut nihil aliud quam translationes faciant, in quibus sequendae auctoris cogitationes, sed ut, data eis facultate addendi exsecandique quod deberi censebunt, sua haec faciant. Exempli gratia, de vita Agricolae a Tacito, genero suo, scripta dicam, quae alacritate verborum vel sententiarum ornamentibus vel affectum dignitate unus pulcherrimorum locorum ab antiquitate legatorum est. Et nescio ubi alter reperiatur qui ad sapientem magistratum aut provinciae procuratorem aut rei publicae callidum fingendum melius efficere possit. Cui libenter mirabilem Ciceronis ad Quintum fratrem epistolam adderem. Olim bonos discipulos incitare solebam, schola rhetoris perfecta studiisque feriis intermissis, ad vitam Agricolae gallice scribendam et exhortabar ut eam cunctis auctoris ornamentibus ornarent, ea ad se vindicantes nova dispositione, curantes etiam, si id effici posset, ut Tacitum superarent. Merci à ceux qui prendront le temps de me lire !
  2. esse+datif, comme quoi même les bases peuvent être oubliées quand il faut les produire. Le thème, école de l'humilité ? En tous cas, merci de votre aide. Bonne soirée !
  3. Je ne comprends pas votre proposition . La phrase est "Il répondit que son plaisir n'était point d'en avoir, mais de commander à qui en avait" d'où mon respondit sibi non placere habere sed (placere) quibus habeant imperare. La suite d'infinitifs n'est peut-être pas ce qu'il y a de plus clair... Respondit (se) iuuare non possessionem sed imperium in quos habeant vous semble-t-il meilleur ? Bonne soirée !
  4. Bonjour, J'ai une nouvelle "production" à vous soumettre. Encore une fois, toutes les remarques sont utiles autant concernant les fautes "bêtes" que sur des questions de constructions (d'ailleurs ce que j'écris est-il compréhensible ? Parce que faut me le dire sinon ). Tite-Live a raison de dire qu'il n'y eut jamais de peuple où la frugalité, où l'épargne aient été plus longtemps en honneur. Les sénateurs les plus illustres, à n'en regarder que l'extérieur, différaient peu des paysans, et n'avaient d'éclat ni de majesté qu'en public et dans le sénat. Du reste, on les trouvait occupés du labourage et des autres soins de la vie rustique, quand on les allait quérir pour commander les armées. Ces exemples sont fréquents dans l'histoire romaine. Curius et Fabrice, ces grands-capitaines qui vainquirent Pyrrhus, un roi si riche, n'avaient que de la vaisselle de terre; et le premier, à qui les Samnites en offraient d'or et d'argent, répondit que son plaisir n'était point d'en avoir, mais de commander à qui en avait. Après avoir triomphé et avoir enrichi la république des dépouilles de ses ennemis, ils n'avaient pas de quoi se faire enterrer. Cette modération durait encore pendant les guerres puniques. Ainsi les richesses étaient méprisées : la modération et l'innocence des généraux romains faisaient l'admiration des peuples vaincus. Bossuet, Discours sur l’Histoire Universelle Recte T. Livius iudicat cum scribit nullum populum diutius frugalitatis et parcimoniae cultorem fuisse. Nam, habitu solo considerato, illustrissimi senatorum ab agricolis minime differebant, qui tantum publice et in senatu splendorem maiestatemque habebant. Ceterum, cum ad arma imperanda quaerebantur, tum agriculturam et rustica agentes inueniebantur, quorum multa simila in historia populi Romani reperiuntur. Curius et Fabricius, magni imperatores uictoresque Pyrrhi opulentissimi regis, fictile tantum habebant. Ille autem, aureo argenteoque a Samnitis oblato, respondit non habere sed quibus habeant imperare sibi placere. Postquam triumphauissent, reque publica spoliis hostium opulentiore facta, non quo humatio fieret habebant. Ita haec moderatio bellis Punicis semper manebat, ut opes spernerentur imperatorumque Romanorum moderatio ac sanctitas uictorum populorum admirationem excitarent. Merci !
  5. Je note, je note Mais pour "securis:securi" je ne comprends pas. securis est sujet de cado "tomber". Peut-être avez-vous compris cecidit comme parfait de caedo, "frapper" d'où securi cecidit. Il faudrait que j'utilise un autre verbe pour éviter cette ambiguïté... J'avais hésité entre pereunt et pereant mais le texte français n'ayant pas "Qu'ainsi périssent...", j'ai finalement opté pour l'indicatif. Y a-t-il quelque chose qui vous fasse préférer pereant ? Bonne journée !
  6. Je cours me cacher, et ce n'est pas faute de m'être relu... Quelque soit le temps que vous y passez, vos remarques sont précieuses, merci encore !
  7. Bonsoir, Je sollicite à nouveau votre avis sur ce thème au combien réjouissant. Promis, la prochaine fois j'essaie d'en trouver un qui soit plus vivant Elle se jeta à genoux d'un grand courage et, tenant toujours le crucifix entre ses mains, elle tendit le cou au bourreau. Elle disait à haute voix et avec le sentiment de la plus ardente confiance : « Mon Dieu, j'ai espéré en vous, je remets mon âme entre vos mains. » Elle croyait qu'on la frapperait, comme en France, dans une attitude droite et avec le glaive. Les deux maîtres des hautes oeuvres l'avertirent de son erreur et l'aidèrent à poser sa tête sur le billot, sans qu'elle cessât de prier. L'attendrissement était universel à la vue de cette lamentable infortune, de cet héroïque courage, de cette admirable douceur. Le bourreau lui-même était ému et la frappa d'une main mal assurée. La hache, au lieu d'atteindre le cou, tomba sur le derrière de la tête et la blessa, sans qu'elle fît un mouvement, sans qu'elle proférât une plainte. Au second coup seulement, le bourreau lui abattit la tête, qu'il montra en disant : « Dieu sauve la reine Elisabeth ! » - « Ainsi périssent tous ses ennemis ! » ajouta le docteur Fletcher. Une seule voix se fit entendre après la sienne, et dit : « Amen! ». C'était celle du sombre comte de Kent. MIGNET, Histoire de Marie Stuart Se fortiter genibus aduoluens, etiam crux tenens collum carnifici tetendit. Maximam confidentiam habens clara uoce dixit « Deus meus, speraui a te, animam meam tibi committo. » Credebat se Gallico modo erectam gladioque caesuram, sed tortores duo ei falli ostenderunt et, dum preces suas perducit, ei adiumento ad capitis super caudicem ponendum fuerunt. Tum omnes animi uidendo miserabilem infelicitatem, animum fortissimum, mirabilem serenitatem commouebantur. Nam carnifice ipso moto et haud firma manu feriente, securis in tergum capitis pro collum cecidit et tacitam immobilemque laesit. Secundo tantum ictu caput deiectum est, quod carnifex monstrauit dicens « Deus reginam Elisabetham tueatur » et Fletcher medicus « sic pereunt omnes eius inimici.» Hunc post vox una « amen » dicens audita est quae erat tristis comitis Kent.
  8. Merci de vos encouragements. Je ne sais pas encore combien de temps je pourrais consacrer à cette préparation mais ça ne sera clairement pas assez alors je passe un peu pour voir et beaucoup par plaisir. Il me faudra beaucoup, beaucoup de thèmes pour arriver à imiter Cicéron D'après vos remarques, j'ai l'impression que je n'utilise pas assez le participe, notamment pour rendre une phrase française composée de deux verbes conjugués: "Il fit ceci et il fit cela" devenant "Faisant ceci, il fit cela". Merci !
  9. Merci beaucoup de vos conseils ! Je vais étudier tout cela. Pour ce qui est du correcteur, j'espère pouvoir passer l'agrégation cette année mais pour diverses raisons je ne pourrai le faire qu'en candidat libre et ne bénéficierai donc pas de l'aide d'un professeur d'université.
  10. Je ne sais pas si quelqu'un pourra se pencher dessus en cette période estivale mais voici la suite du texte: L'armée était inconsolable ; car elle adorait Marc-Aurèle, et elle voyait trop bien dans quel abîme de maux on allait tomber après lui. L'empereur eut encore la force de présenter Commode aux soldats. Son art de conserver la tranquillité au milieu des plus grandes douleurs lui faisait garder, en ce moment cruel, un visage calme. Le septième jour, il sentit sa fin approcher. Il ne reçut plus que son fils, et il le congédia au bout de quelques instants, de peur de le voir contracter le mal dont il était atteint ; peut-être ne fut-ce là qu'un prétexte pour se délivrer de son odieuse présence. Puis il se couvrit la tête comme pour dormir. La nuit suivante, il rendit l'âme. Nullum solacium erat exercitui qui Marcum Aurelium ueneraret clariusque videbat eo defuncto res pessimas fore. Imperator etiam Commodum militibus tradere potuit. Servando inter maximas dolores tranquillitatis egit ut in crudele tempo uultus inmutatus seruauit. Septo die cum exitus appropinquare senseret, filium admisit solum, quem brevem post tempus missum fecit, timens ne eodem malo quam se percelleretur, aut fortasse nominem mali usus esset causa liberandi re invisa. Post id, caput texit ut ad dormiendum et sequente nocte exspirauit. Bonne journée !
  11. Bonsoir, M'exerçant pour la première fois au thème, j'aurais besoin de vos conseils. Toutes les remarques, même (et surtout) les plus basiques sont les bienvenues. Voici le texte sur lequel j'ai travaillé : L'empereur tomba malade. Il salua sur-le-champ la mort comme la bienvenue, s'abstint de toute nourriture et de toute boisson, ne parla et n'agit plus désormais que comme du bord de la tombe. Ayant fait venir Commode, il le supplia d'achever la guerre pour ne point paraître trahir l'état par un départ précipité. Le sixième jour de sa maladie, il appela ses amis et leur parla sur le ton qui lui était habituel, c'est-à-dire avec une légère ironie, de l'absolue vanité des choses et du peu de cas qu'il faut faire de la mort. Ils versaient d'abondantes larmes : Pourquoi pleurer sur moi ? leur dit-il. Songez à sauver l'armée. Je ne fais que vous précéder ; adieu ! On voulut savoir à qui il recommandait son fils : À vous, dit-il, s'il en est digne, et aux dieux immortels. RENAN, Marc Aurèle, chap. 27 Mon essai: Cum imperator in morbo cedit, ilico mortem ut rem gratam salutauit, cibo potuque omnino abstinauit, nihil nisi ut homo morti uicinus locutus est egitque. Commodo ad se uocato, obsecrauit ut bellum perageret, ne profectione properato rei publicae deficere videretur. Sexto die ab initio morbi, amicos uocauit et eodem sermone quam plerumque, id est tenue cum ironia, locutus est de summa rerum uanitate et mortem rem haud grauem esse. Cum multum flerent : « Cur me lugere, dixit eis. Sit in vestris animis exercitum servandum. Ego tantum vos praegredior. Vale ! » Petitum est cui suum filium mandabat : « Vobis si dignus, dixit, diisque immortalibus. » Bonne soirée !
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