Jump to content

jacques

Members
  • Content Count

    387
  • Joined

  • Last visited

Everything posted by jacques

  1. Merci ! C'est drôle parce qu'il semblerait qu'il y ait un jeu de mots sur Agellii et agelli "petits champs", que j'ai traduit par "petits bouts de terrain". A voir...
  2. Il y a un petit doute sur l'identité de celui qui acte ; en fait, il ne semble pas se nommer, Agellii étant un nom de famille au pluriel. Après la privation du bonheur éternel pour le premier habitant de la terre, à l’instigation de l'odieux serpent, le remède du salut nous fut procuré par la largesse de notre rédempteur, à nous qui avions osé condamner les deux substances, lors de la damnation originelle, damnation que le sang du fils du Très Haut effaça, en même temps que nos péchés, contre lesquels nous nous étions prémunis dans la cuve du baptême, mais que nous avions réitérés sous la ruse de ce même démon plein d’orgueil, [le Seigneur] nous promit que si nous faisons pénitence et partagions nos biens, il nous les remettrait, disant : « Donnez l’aumône, et voilà que tout est pur pour vous ». Quoi donc de plus doux que d’acheter des biens que nul ne pourra nous ôter pour le prix de pauvres bouts de terrains transitoires et confiés à nous pour un temps limité ? Quoi de plus facile que de changer des éléments matériels et temporels en demeures divines et éternelles dans les Cieux ? Qui refuse stupidement d’attribuer ses biens au nom de Dieu, alors qu’il sait qu’au Ciel, ces biens, s’il les a distribués avec largesse, en Son nom, aux saints ou aux pauvres, lui seront remis accrus au centuple ? En raison de quoi, nous, Agellii, Lautildis, ma femme, et mon fils Girald, à celui qui se révèle, par Dieu, le dispensateur de nos deux familles et l’héritier de notre filiation terrestre ainsi qu’à ses témoins, c'est-à-dire Victor et à ses compagnons, dont l’église monastique de Marseille se réjouit de détenir les corps glorieux, nous donnons sans tarder une toute petite fraction de notre patrimoine, et ainsi faisons-nous. De fait, nous cédons, ou plutôt nous donnons sans réserve à notre rédempteur susnommé et à la mémoire de sa mère, qui, consacrée bienheureuse, est établie dans la même église, où, croit-on, reposent vénérablement les restes des bienheureux martyrs susdits Victor et ses compagnons, aux mains desquels nous le remettons, la huitième partie de ce nous nous trouvons posséder dans la ville dénommée Tourettes, de l’épiscopat de Frejurio, c'est-à-dire Fréjus, et qui, depuis hier et à partir de ce jour, est la possession franche et immuable des habitants de la basilique susdite, à l’exception de la moitié d’une maison, que j’ai donnée à ma fille, [née de ma femme] Lautildis susnommée, et d’une vigne que j’ai donnée à saint André, dont l’église consacrée est située dans la même ville. Au cas où (puisse cela ne jamais advenir !), quelqu’un s’élèverait dans l’intention d’annuler le don de propriété légitime et transmis selon le droit à la sainte Église, qu’il lui soit sans profit de revendiquer ce qu’il aura injustement convoité ; mais, si, refusant de venir à résipiscence, il ne laisse pas les choses comme il les avaient trouvées, qu’il sache qu’une main forte s’y opposera, comme elle s’est opposée miraculeusement au prince d’Égypte, l’opiniâtre Pharaon. Cordialement.
  3. Bonsoir, On a répondu au double de ce message.
  4. En fait, j'ai utilisé le pluriel dans une réponse donnée sur un autre site, mais je crois que c'est toi qui as raison. Et nous avons choisi tous les deux le même verbe : gigno !
  5. Phrase 1 ; b) et d), le verbe étant intercalé après l'attribut accordé à regnum, mais appliqué à l'ensemble par accord de voisinage. Phrase 2 ; b) Phrase 3 : b) pour désigner des circonstances liées. Phrase 4 : variante de a) : les sujets n'agissent pas séparément, mais l'un est privilégié dans l'esprit du poète : Le texte d'Horace est : [...] fugit retro / levis juventas et decor [...], que P. Villeneuve traduit ainsi : "Derrière nous s'enfuient la jeunesse au teint lisse et sa grâce". C'est à dire : "et aussi sa grâce" (Horace, Odes et Épodes, éd. Les belles lettres).
  6. glandem et fagenam = "le gland et la faîne", nourriture des porcs, en effet.
  7. Votre analyse est rigoureuse et valide en elle-même, mais difficile à appliquer au texte de façon certaine ; de plus tout ne dépend pas du sens. Ernout et Thomas, dans leur Syntaxe latine (éd. Klincksieck), distinguent ainsi six cas de figure dans le cas de l'accord du verbe avec un seul sujet : a) Les sujets désignent des personnes agissant séparément. b) Les sujets se ramènent à une notion unique. c) Le verbe précède, et les sujets ne sont pas encore tous présents à l'esprit du locuteur. d) Le verbe est intercalé après le premier sujet. e) Un mot répété en anaphore détache chacun des sujets. Raisons stylistiques diverses (rythme, métrique...)
  8. J'ai dit "très souvent", je n'ai pas dit toujours. Et cela dépend aussi de la place du verbe. S'il est à la fin, on aura de préférence le pluriel. Les "règles" absolues sont rares.
  9. Non, c'est incorrect. Par contre, je ne vous ai pas donné la traduction littérale de mon expression (que vous avez lue sur un autre site) : "fondements des lettres". Par ailleurs, si vous choisissez le mot "texte", il est difficile de ne pas songer à l'écrit !!! Dans le sens où vous l'entendez, c'est litterae qui peut prendre le sens le plus général, puisqu'il peut signifier "culture littéraire". Quant à textum, il n'a pas le sens de "texte", de même que textus. Vous avez aussi principia litterarum, "principes des lettres", "éléments premiers des lettres" ou principia scriptorum, mais scriptum évoque uniquement l'écrit.
  10. C'est au contraire la conjonction qui renforce l'idée de groupe constitué par les sujets. Le verbe se met très souvent au singulier en ce cas. Voici un exemple classique : si meum consilium auctoritasque valuisset (Cicéron) : "si mon avis et mon autorité avaient prévalu".
  11. Non, à l'impératif on aurait age. Et rassurez-vous, je vous crois quand vous me dites qu'il n'y a pas d'espace, mais c'est pour voir l'écriture.
  12. Je traduirais par "bonne chère à faire à table" ; oui, ce n'est pas mal.
  13. Sans quid, cela ne signifie rien : "Tu fais, Lia (Léa)". Vous ne pouvez vraiment pas poster une photo ? Il faut le faire par l'intermédiaire d'un hébergeur comme celui-ci, qui est gratuit : https://www.zupimages.net/
  14. Mais attention, le rapprochement avec ce texte n'est qu'une hypothèse ! Sur votre document, y a-t-il la place d'un mot avant "AGIS" ?
  15. Bonsoir, Ce texte, que j'ai vraiment eu plaisir à lire, est un sermon dont le point de départ est l'épisode des filles de Silo qui mènent un chœur, et que des hommes de la tribu de Benjamin se préparent à enlever (Juges, 21). L'auteur, ancien évêque de Langres retiré à Clairvaux à l'extrême fin du XIIème siècle, imagine que les quatre membres du chœur, Léa, Rachel (qui sont sœurs), Marthe et Marie représentent des catégories de personnes qui ont peut-être des qualités, mais surtout des défauts, et que ces défauts les empêchent de rester unies, car à chaque défaut énoncé, elles quittent la main de leur partenaire et rompent ainsi le chœur. Les quatre jeunes filles sont ainsi associées par l'orateur à chacune de leur partenaire qu’elles « lâchent » en fonction de la spécificité de leur défaut. En fait, si l'une peut un temps rester unie à l'autre, toutes se lâchent finalement à un moment donné, et la tâche ne sera pas facile pour leur prétendant. Le défaut de Léa, qui nous intéresse ici, est d’avoir consacré sa vie à des tâches temporelles et égoïstes et d’avoir négligé Dieu et les nécessiteux. A la fin de son sermon, l’auteur les interpelle une par une et leur adresse une sévère admonition pour les amener à résipiscence. Les phrases d’appel commencent toutes par « Quid agis… », « Que fais-tu… ? ». On a donc, pour ce qui nous occupe QUID AGIS LIA ? « Que fais-tu, Lia ? Brise ton orgueil par le labeur de ton corps, épuise ton corps à mener le chœur » car, comme dit le psaume (127), « Du labeur de tes mains tu te nourriras… ». C'est donc une invitation à trouver le labeur salvateur du corps et de l'âme et à délaisser la labeur qui aliène et éloigne du salut. Voilà. Si mon hypothèse est bonne, il doit manquer le mot Quid à l’inscription (ce sont toujours les premiers mots qui sont les plus vulnérables) ; quant à la personne qui l’a tracée, elle regrettait peut-être de s’être comportée comme Léa durant sa vie ???
  16. Merci ! Oui, l'enseignement est une passion chez moi. Mais je suis plus helléniste que latiniste.
  17. https://books.google.fr/books?id=1YdPAAAAcAAJ&pg=PA19-IA43&lpg=PA19-IA43&dq=AGIS+LIA&source=bl&ots=ibFYEykutf&sig=ACfU3U094ec1mZ-6_EwJqQHw_r7nHGktmQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjB2rnKiYPkAhVDxYUKHUE9B34Q6AEwEHoECAUQAQ#v=onepage&q=AGIS LIA&f=false A creuser... Je vais chercher, mais je n'ai guère le temps actuellement.
  18. -que se met après le premier mot quand il coordonne deux propositions. Il faut donc dire : "et les élèves attendent..." Autrement, tout est juste.
  19. Bonsoir, Il me faudrait une photo du passage.
  20. Bonsoir, Dans la première phrase, vous n'avez pas magister, mais magistrum, donc ?... Et diu ne signifie pas "depuis longtemps". Autrement, c'est bon.
  21. jacques

    Aide

    curis rendrait la phrase incorrecte : pourquoi le datif ou l'ablatif pluriel ??? cura reste au nominatif et, chacun n'ayant qu'un souci, il reste au singulier. Par contre, le mot "avenir" se traduit plutôt par le pluriel neutre futura : mot à mot : "choses futures". En français, c'est lourd, pas en latin. Donc : NOBIS CVRA FVTVRORVM
  22. Vous avez en fait traduit "Je suis celui que je voulais toujours être". L'imparfait peut être laissé en latin à cause de l'idée durative. Pour ce qui est de "ce que", il vaut mieux : "Sum quod semper esse volebam". Ego n'est pas nécessaire.
  23. "et dominent d'autres territoires" ; "d'autres" et non pas "les autres". Cette légère faute m'avait échappé.
  24. Bonjour, Vous pouvez dire : TENVIS CÆSIA LINEA
×
×
  • Create New...