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Leçon numéro 17
L'interrogation double - L'interrogation indirecte



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D'après Lavarenne et Cayrou.
La page 1 contient la leçon. La page 2 les exercices. La page 3 la correction des exercices.


Dix-septième leçon

L'interrogation double

Nous avons parlé la dernière fois de la manière d'interroger. Complétons ces notions par ce qui se rapporte à l'interrogation double. "Est-ce que je dois rire ou pleurer?" Pour traduire cette phrase, on mettra en tête: Utrum, neutre de uter, "lequel des deux", ce qui signifie donc: "laquelle des deux choses?"et on séparera les deux verbes par an. Utrum debeo ridere, an flere?
On peut remplacer utrum par ne, qu'on emploie dans l'interrogation simple, comme nous avons vu la dernière fois. Debeone ridere an flere?
Si le second terme de l'interrogation est non, on écrit généralement annon en un seul mot. "Vient-il, ou non? "Utrum venit annon ?

L'interrogation indirecte

L'interrogation n'est pas toujours posée directement, comme dans les cas que nous venons d'étudier. On l'exprime souvent sous la forme d'une proposition subordonnée, après un verbe comme:"je me demande, je voudrais savoir", etc. Dans ce cas, on appelle la proposition subordonnée proposition interrogative indirecte.
On appelle même "interrogative indirecte" toute proposition subordonnée qui commence par un mot interrogatif: "Dis-moi qui tu es";"je ne savais ce que tu faisais", etc.

Règle importante. - Le verbe de la proposition interrogative indirecte se met toujours au subjonctif en latin.

Exemples: "Tu demandes ce qui est arrivé": quaeris quid acciderit (parfait du subjonctif de accidere). -"Tu sauras qui je suis": scies quis sim. -"Je demande s'il est là": rogo num adsit.

Notons bien qu'en latin les mots interrogatifs sont les mêmes dans l'interrogation indirecte que dans l'interrogation directe: quis, quae, quid, num, etc. Nous soulignons num, parce qu'en français le mot si, qui veut dire "est-ce que" dans l'interrogation indirecte, peut être confondu avec si indiquant la condition. Or, en latin si conditionnel se dit si, comme en français: nous l'avons déjà vu. Il ne faut pas confondre si conditionnel (latin si) avec si interrogatif (latin num). Entre si et num, en latin, il y a la même différence qu'en anglais entre if et whether, en allemand, entre wenn et ob.

Nous avons dit que le verbe de l'interrogation indirecte se mettait en latin au subjonctif. Ajoutons: et au même temps qu'en français. Car voilà une règle qu'il faut bien retenir: c'est que, dans la traduction du français en latin, et réciproquement, on est souvent obligé de changer les modes, mais il ne faut pas changer les temps.
Cette règle souffre bien quelques petites exceptions... comme toutes les règles... mais elles sont si rares, qu'on peut dire: il ne faut jamais changer les temps.
Mais alors, direz-vous, comment traduira-t-on le futur, dans une interrogation indirecte, puisque le subjonctif n'a pas de futur?
Dans ce cas, on lui en forme un, de la manière suivante: on prend le participe futur actif, qui est en urus, comme vous vous le rappelez, et on y ajoute le présent de être: sim, sis, etc. Exemple: "Voyez ce qui arrivera", Videte quid futurum sit.
On peut dire que la proposition infinitive et l'interrogation indirecte sont les deux tournures qui "dépaysent" le plus un apprenti latiniste. Maintenant que vous les connaissez toutes deux, vous êtes au courant de l'essentiel de la syntaxe latine.




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