Jump to content
Sign in to follow this  
Mikoyan

DE HERESI CATHARORUM IN LOMBARDIA

Recommended Posts

Je ne sais pas si je vais abuser des bonnes âmes de ce forum, mais j'ai traduit cet été un tout petit traité de l'inquisiteur italien, Anselme d'Alexandrie, qui a écrit un historique du catharisme en Italie. J'ai essayé de le traduire au plus près du texte, mais à la lecture ça sonne bizarre. Alors, j'ai essayé de le franciser un peu plus, mais j'ai le sentiment de trahir le texte sans vraiment améliorer sa bonne sonorité française. Je suis désemparé sur la marche à suivre, surtout qu'il y a certain passage où il faut complètement réécrire ou presque. Ensuite, évidemment il y a quelques passages qui me posent des problemes de compréhension.

 

Par exemple, je vous donne le début du traité, que j'ai globalement compris, il me semble, en donnant la traduction littérale et une traduction censée être plus affinée. Je sollicite donc vos conseils et vos avis pour une traduction correcte de ce document. Merci.

 

DE HERESI CATHARORUM IN LOMBARDIA

In primis temporibus cum heresis Catharorum in Lombardia multiplicari cepit, primun habuerunt quemdam episcopum marcum nomine, sub cuius regimine omnes Lombardi et Tussi et marchisiani regebantur. Et iste marcus habebat ordinem suum de bulgaria. Adveniens quidam, papasnicheta1 nomine, de constantinopolitanis partibus in lombardiam, cepit causari ordinem bulgarie, quem marcus habebat. Unde marcus episopus cum suis subditis hesitare incipiens, relicto ordine bulgarie, suscepit ab ipso Nicheta ordinem drugonthie. Et in illo ordine drugonthie aliquibus temporibus cum suis omnibus complicibus commoratus est. Preterea, alio tempore, venit quidam de ultra marinis partibus, petracius nomine, cum sociis suis, et quedam retulit nova de quodam symone episcopo drugonthie, a quo origo suscepit ordinis a nicheta processerat. Et dicebat ipse petracius, quod ille simon fuit inventus in conclavi cum quadam, et quia alia contra rationem fecerat. Set et in adventu istius petracii marcus iam mortuus erat et ei alius in episcopum successerat, Iohannes Iudeus nomine, et ab eodem marco ordinem episcopi acceperat. Et causa uerborum istius petracii, quidam dubitauerunt de ordine accepto ab illo simone, quidam non ; et de hac causa seditio orta est inter eos et ita in duas partes divisi sunt. Ad hoc tandem devenerunt quod una pars obediebat Iohanni iudeo, et altera pars elegerunt in episcopum Petrum de florencia. Et ita utraque pars in hoc statu per aliquos annos existitit.

 

L'hérésie des cathares en Lombardie. (Traduction littérale)

Dans les premiers temps, quand l'hérésie des cathares prit en Lombardie, ils se multiplièrent, ils eurent en premier un certain évêque nommé Marco. Sous son régime, tous les Lombards, les Toscans et ceux de la Marche étaient administrés. Et ce Marco avait son ordre de Bulgarie. À l'arrivé en Lombardie d'un ecclésiastique, nommé Niceta, des territoires de Constantinople, il remit en cause l'ordre de Bulgarie que Marco avait. D'où l'évêque Marco avec ses subordonnés commençant à douter, ayant abandonné l'ordre de Bulgarie, il reçut par le même Niceta l'ordre de Dragovitie. Et avec tous ses subordonnés, il resta quelques temps en cet ordre de Dragovitie.

En outre, à une autre époque, vint un homme des territoires d'au delà des mers, nommé Petracius, avec son compagnon, et il rapporta une nouvelle d'un certain Simon, évêque de Dragovitie, par lequel avait émané l'origine de l'ordre que Niceta reçut. Et ce Petracius disait que ce Simon fut trouvé enfermé dans une chambre avec une femme, et que par ailleurs il avait agit à l'encontre de la morale. Mais à l'arrivée de ce Petracius, Marco était déjà mort et un autre, du nom de Giovani Guideo, l'avait succédé comme évêque, et il avait reçu l'ordination épiscopale par ce Marco. Et à cause des paroles de ce Petracius, certains doutèrent de l'ordre reçu de ce Simon, d'autres non. Et de cette cause une scission naquit entre eux et ainsi ils se divisèrent en deux parties. Ces deux là devinrent qu'une partie obéissait à Giovani Guideo et l'autre partie élurent évêque Pietro di Firenze. Et ainsi les deux parties existèrent en cet état pendant quelques années.

 

L'hérésie des cathares en Lombardie. (Traduction)

Au commencement, quand l'hérésie des cathares s’implanta en Lombardie, ces derniers se multiplièrent. Ils eurent un premier évêque du nom de Marco, et tous les cathares de Lombardie, de Toscane et de la Marche de Trévise étaient rassemblés sous son autorité. Ce Marco tenait son autorité épiscopale de Bulgarie. Quand un ecclésiastique nommé Niceta arriva en Lombardie, des provinces de Constantinople, il remit en cause l'autorité épiscopale bulgare dont Marco relevait. En conséquence de quoi, l'évêque Marco et ses coreligionnaires commencèrent à douter, puis, ayant abandonné l'autorité épiscopale bulgare, il se rattacha à l'autorité épiscopale de Dragovitie que tenait ce Niceta. Il resta quelques temps dans cet autorité épiscopale avec tous ses coreligionnaires.

Mais plus tard, un certain Petracius, avec son compagnon, arriva des pays d'outremer, et cet homme rapporta une information sur un certain Simon, évêque de Dragovitie, duquel Niceta tenait son autorité épiscopale. Ce Petracius disait que ce Simon fut trouvé enfermé dans une chambre avec une femme et que par ailleurs il avait agit à l'encontre de la morale.

Mais à cette époque, Marco était déjà mort et un autre, nommé Giovani Guideo, l'avait succédé comme évêque et il avait reçu l'ordination épiscopale de Marco. Aussi, à cause des propos de Petracius certains doutèrent de la validité de son autorité épiscopale mais d'autres n'en doutaient pas. À cause de cela, il y eut scission et ils se divisèrent en deux parties. L'une des deux parties obéissait à Giovani Guideo tandis que l'autre élut comme évêque Pietro di Firenze. C'est ainsi que les deux parties coexistèrent dans cet état pendant quelques années.

Share this post


Link to post
Share on other sites

N.B. cepit ici est une graphie médiévale pour le classique coepit « commença ». C'est trompeur ! :(

 

Vous traduisez très bien. Voici une traduction littérale de mon cru, mais le texte latin n'a pas de grande valeur stylistique...

 

Dans les premiers temps où l’hérésie cathare commença à se répandre en Lombardie, ils eurent d’abord un évêque du nom de Marco sous la houlette duquel tous les Lombards et les Toscans et les habitants des Marches étaient gouvernés. Et ce Marco tenait son ordre de Bulgarie. Un certain Papasnicheta arrivant de Constantinople en Lombardie commença à mettre en cause l’ordre de Bulgarie que Marco possédait. En conséquence, l’évêque Marco, commençant à hésiter avec ses ouailles, abandonna son ordre bulgare et reçut l’ordre de D. Et il demeura dans cet ordre de D. pendant quelque temps avec tous ses compagnons. De plus, à un autre moment, il vint d’outre-mer un certains Petracius avec des compagnons et il donna des nouvelles d’un certaine évêque Simon de D., duquel provenait l’ordre… (vous êtes sûr du texte ? On dirait qu’il manque un mot ou deux)

Et Petracius disait que le fameux Simon avait été trouvé dans une chambre avec une femme et qu’il avait commis des entorses à la raison. Mais à l’arrivée de ce Petracius Marco était déjà mort et un autre lui avait succédé à la fonction d’évêque, un certain Jean le Juif et celui-ci avait reçu son ordre épiscopal du même Marcus. Et à cause des paroles de ce Petracius, certains doutèrent de l’ordre (ordination) reçu de ce Simon, et d’autres non ; et pour cette raison une querelle s’éleva entre eux et ils se séparèrent en deux parties. Et sur ce ils en arrivèrent finalement à ce qu’une partie obéissait à Jean le Juif tandis que l’autre partie élit Pierre de Florence à la fonction d’évêque. Et l’une et l’autre partie restèrent dans cette situation pendant quelques années.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci pour cepit = coepit, là effectivement ça devient parfaitement compréhensible. Merci également pour vos suggestions, la remise en ordre des phrases est maintenant bien meilleure, j'ai repéré aussi mes erreurs. Sinon, oui je confirme, j'ai bien vérifié le texte latin ce coup-ci avant de poster, donc pas d'oubli. j'ai peiné durement pour comprendre la phrase en question.

Après réflexion, j'ai décidé de rester le plus proche des mots du texte, rendons le texte tel qu'il se présente, ce n'est pas une œuvre de littérature, mais un document historique. Quitte à annoter un peu plus.

Pour Papasnicheta, je pense qu'il s'agit de Pappas Nicheta, connu par ailleurs sous Niquinta. Papas, fait penser à pape, mais en orient le pappas c'est l'ecclésiastique orthodoxe, le pope aujourd'hui. j'ai songé à le traduire par Père tout simplement, ça maintient l'équivoque de papas.

 

Donc au final pour cette partie ça donne :

Dans les premiers temps où l'hérésie des cathares commença à se multiplier en Lombardie, ils eurent d'abord un évêque du nom de Marco sous le régime duquel tous les Lombards, les Toscans et les habitants de la Marche étaient administrés. Ce Marco avait son ordre de Bulgarie. À l'arrivé d'un Père du nom de Niceta, des territoires de Constantinople en Lombardie, commença à mettre en cause l'ordre de Bulgarie que Marco détenait. En conséquence, l'évêque Marco commençant à hésiter avec ses subordonnés, abandonna l'ordre de Bulgarie et reçut par ce Niceta l'ordre de Dragovitie. Il demeura dans cet ordre de Dragovitie pendant quelques temps avec tous ses complices. De plus, à une autre époque, il vint des territoires d'outre mer, un certain Petracius avec ses compagnons, et il rapporta des nouvelles d'un évêque Simon de Dragovitie, duquel provenait l'ordre que Niceta avait reçut. Petracius disait que ce Simon avait été trouvé dans une chambre avec une femme et qu'il avait agit à l'encontre de la morale. Mais à l'arrivée de ce Petracius, Marco était déjà mort et un autre lui avait succédé à la fonction d’évêque, un certain Giovani Guideo et celui-ci avait reçu son ordre épiscopal de ce Marco. À cause des paroles de ce Pétracius, certains douterent de l'ordre reçu de ce Simon, et d'autres non ; et pour cette raison une querelle s’éleva entre eux et ils se séparèrent en deux parties. Et sur ce, ils en arrivèrent finalement à ce qu’une partie obéissait à Giovani Guideo tandis que l’autre partie élit Pietro di Firenze à la fonction d’évêque. Ainsi l’une et l’autre partie restèrent dans cette situation pendant quelques années.

Share this post


Link to post
Share on other sites
À l'arrivé d'un Père du nom de Niceta, des territoires de Constantinople en Lombardie, commença...

Il faut juste rectifier ce bout de phrase. ;)

Share this post


Link to post
Share on other sites

J'ose passer à la suite, mais là il y a un passage (en gras) que j'ai de la peine à comprendre, c'est surtout le uolanti que j'identifie à un participe présent pluriel, j'ai pensé aussi à un génitif de but.

 

Quidam uero de eius sapientibus, de hac diuisione dolentes et ad unitatem eos reducere cupientes, ad hoc deuenerunt quod ex utraque parte legati electi sunt et eos communiter ad quemdam episcopum ultra montes miserunt tali pacto quod quicquid ille epicopus de diuisione illorum censuisset, sine contradictione obedirent sententie illius episcopi. Set ille episcopus, rationibus utriusque partis auditis et diligenter inspectis, talem protulit sententiam, ut illi duo episcopi Lombardie cum suis sequacibus conuenirent in unum et sortes proiecerentur inter illos duos episcopos, scilicet Johannem iudeum ex una parte et petrum de florencia ex alia, et super quem istorum sors episcopatus caderet, alius ei subesset et omnis multitudo subditorum in duas partes prius divisa communiter ei obtemperaret; et ut ille episcopus sorte electus iret in Bulgariam ordinem episcopatus suscipere, et ut repatriatus, sucepto ordine bulgarie, totam multitudinem illorum reconsolarentur per impositionem manuum. Legati uero, hac sententia accepta, uenerunt in Lombardiam, et diuulgata est sententia. Et termino statuto in quo sententia adimpleretur et sortes proicerentur, Petrus de florencia, unius partis episcopus, sententiam adimplere et sortes proicere rennuit. Et ita ab officio episcopatus a suis subditis reprobatus est. Et ita secundum sententiam omne regimen episcopale Johanni iudeo sententiam adimplere uolenti de iure cedebat. Set quidam alterius partis, sibi adverse, ob malivolenciam eidem obtemperare nolebant.

 

(Traduction littérale) :

Mais certains de leurs sages, se plaignant de cette division et voulant les faire revenir à l'unité, en vue de cela ils recoururent à l'élection de délégués des deux parties et ils les envoyèrent ensemble à un évêque au-delà des montagnes avec cet accord que quelque soit ce que cet évêque déciderait sur leur division, sans contradiction ils obéiraient à la décision de cet évêque. Mais cet évêque ayant entendu les arguments des deux parties et les ayant scrupuleusement examinés, il prononça telle sentence afin que ces deux évêques de Lombardie avec leurs subordonnés se rassemblent en un et qu'ils tirent au sort entre les deux évêques, à savoir Giovani Guideo d'une partie et Pietro di Firenze de l'autre, et sur lequel des deux le sort de l'épiscopat tomberait, l'autre se soumettrait à lui et toute la multitude des subordonnés auparavant en deux parties divisés obéiraient ensemble à lui ; et alors que cet évêque élus par le sort aille en Bulgarie recevoir l'ordre de l'épiscopat, et quand il sera rentré, après avoir reçu l'ordre de Bulgarie, toute la multitude des siens sera reconsolée par son imposition des mains. Mais les délégués, ayant accepté cette sentence, vinrent en Lombardie et la sentence fut révélée. Et délimitant la condition dans laquelle la sentence serait accomplie et tirée par le sort, Pietro di Firenze, évêque d'un des partis, refusa d'accomplir la sentence et de tirer au sort. Et ainsi il fut reprouvé de son office d'évêque par ses subordonnés. Et ainsi selon la sentence, elle cédait tout le régime épiscopal à Giovanni Guideo, voulant accomplir à bon droit la sentence. Mais un autre parti, a lui adverse, à cause de la jalousie ne voulait pas obtempérer.

 

 

(Traduction) :

Mais quelques uns de leurs sages, désapprouvant cette division et voulant revenir à l'unité, élurent des délégués des deux parties et les envoyèrent à un évêque de l'autre côté des montagnes, avec cet accord qu'ils obéiraient entièrement à la décision de cet évêque, quelle qu'elle soit, en ce qui concerne le règlement de leur division.

Mais cet évêque, ayant entendu et examiné attentivement les arguments des deux factions, se prononça en faveur du retour à l'unité des deux factions et décida que l'évêque sera désigné par tirage au sort, entre Giovani Guideo et Pietro di Firenze, et qu'alors l'un des deux, ainsi que l'ensemble des deux factions divisées, devra obéir à l'évêque qui sera désigné par le sort.

Il adjoignit également que quand cet évêque sera élu par le sort, il devra se rendre en Bulgarie pour recevoir l'ordination épiscopale et lorsqu'il sera de retour, il reconsolera tout le monde par imposition des mains.

Après avoir accepté cette décision, les délégués revinrent en Lombardie et rendirent compte de la décision. Mais quand Pietro di Firenze, l'évêque d'une des parties, prit connaissance de ces conditions, il refusa de se soumettre à cette décision du tirage au sort. En conséquence, il ne fut plus reconnu comme évêque par ses partisans. Et c'est ainsi que l'épiscopat échut à Giovani Guideo conformément à la décision prise. Mais un autre parti hostile à ce dernier, ne voulait pas obtempérer par acrimonie.

Share this post


Link to post
Share on other sites
"Et c'est ainsi que l'épiscopat échut à Giovani Guideo conformément à la décision prise."

Mot à mot, c'est "Et ainsi, selon la sentence, le gouvernement épiscopal entier revenait de droit à Jean le Juif qui voulait bien se conformer à la décision."

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ce qui m'embête dans ce passage, c'est la vague mention "quemdam episcopum ultra montes", autrement dit "à un évêque ultramontain". Moi je comprends de l'autre côté des Alpes, autrement dit il s'agit soit de l'évêque de l'Église de France (cathare bien entendu) soit l'un des évêques des quatre Églises occitanes... Mais comme ensuite il est question de l'évêque de Bulgarie, je me demande si ce ne serait pas ce dernier en réalité. Mais d'un point de vue géographique, la Bulgarie se trouve de l'autre côte de l'Adriatique et non de l'autre côté des montagnes, d'où mon embarras.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ce qui m'embête dans ce passage, c'est la vague mention "quemdam episcopum ultra montes"

Personnellement je ne pense pas que ce "par-delà les monts" signifie beaucoup plus que "à l'étranger". Je n'essayerais pas d'en déduire trop de choses.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ok, restons à pays étranger. Sinon j'ai beau y réfléchir, je n'arrive pas à me décider pour la traduction de ce chapitre. Le sens littéral ne peut-être conservé tel quel, en même temps ma seconde traduction est trop éloigné de la lettre.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Comme je tiens à finir les traductions qui trainent depuis l'an dernier, avant de me lancer sur des nouvelles, je reviens sur ce traité en sollicitant encore une fois les bonnes âmes de ce forum. je soumet à votre sagacité une traduction d'un autre paragraphe. Alors celui-là j'ai été incapable de respecter le mot à mot, je l'ai réécrit presque entièrement et je me demande si on peut encore appeler cela une traduction. Soit l'auteur a pris des tournures alambiquées soit c'est moi qui a mal compris le texte. Le voici :

 

Interea uero quidam sapientes adheserunt Johanni iudeo et precibus illum sollicitauerunt ut se, quasi odiosum a quampluribus, ab episcopali officio remoueret ex humilitate, asserentes, quod ex eius remotione posset inter eos pax et concordia prouenire, addentes, quod hic unum ex sua parte loco illius eligent, et < unus > ex altera, uice illius petri de florencia, qui ad impletionem sententie defecerat, substitueretur ; et inter hos duos electos sortes, sicut in sententia continebatur, proicerentur, et qua sorte episcopus esset electus, episcopali dignitate communiter super omnem multitudinem sine conditione fungerentur. Hiis itaque precibus motus, Johannes, uidens se in pace et tranquillitate dominium habere posse, et cupiens multitudinem diuisam ad unitatem reuocare, consilio eorum acquieuit et uirtute quam habebat < se > priuauit. Et ita fama hec diuulgata est.

 

 

Cependant, certains sages approchèrent Giovani Guideo et ils le sollicitèrent en le priant de renoncer à son ministère épiscopal par humilité parce que le plus grand nombre le tenait quasiment en haine. Ils lui assurèrent que sa démission pouvait ramener tout le monde à la paix et à la concorde. Ils ajoutèrent que maintenant on devait élire à sa place une personne de sa partie et qu'une personne de l'autre partie devait être élue à la place de ce Pietro di Firenze qui avait refusé la décision de l'évêque ultramontain. Ces deux personnes devrait alors être élus par tirage au sort, comme cela avait été décidé, et que c'est donc le sort qui désignera le nouvel évêque. De cette manière la dignité épiscopale sera acdepté par tous sans aucune récrimination.

Prié en ces termes, Giovani, qui désirait faire revenir tout le monde à l'unité, acquiesça à leur conseil en voyant qu'il pouvait obtenir la paix et la sérénité du Seigneur, et en homme vertueux il se désista. C'est ainsi que cela fut colporté par la rumeur.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Interea uero quidam sapientes adheserunt Johanni iudeo et precibus illum sollicitauerunt ut se, quasi odiosum a quampluribus, ab episcopali officio remoueret ex humilitate, asserentes, quod ex eius remotione posset inter eos pax et concordia prouenire, addentes, quod hic unum ex sua parte loco illius eligent, et < unus > ex altera, uice illius petri de florencia, qui ad impletionem sententie defecerat, substitueretur ; et inter hos duos electos sortes, sicut in sententia continebatur, proicerentur, et qua sorte episcopus esset electus, episcopali dignitate communiter super omnem multitudinem sine conditione fungerentur. Hiis itaque precibus motus, Johannes, uidens se in pace et tranquillitate dominium habere posse, et cupiens multitudinem diuisam ad unitatem reuocare, consilio eorum acquieuit et uirtute quam habebat < se > priuauit. Et ita fama hec diuulgata est.

 

 

Cependant, certains sages approchèrent Giovani Guideo et ils le sollicitèrent en le priant de renoncer à son ministère épiscopal par humilité parce que le plus grand nombre le tenait quasiment en haine. Ils lui assurèrent que sa démission pouvait ramener tout le monde à la paix et à la concorde. Ils ajoutèrent que maintenant on devait élire à sa place une personne de sa partie et qu'une personne de l'autre partie devait être élue à la place de ce Pietro di Firenze qui avait refusé la décision de l'évêque ultramontain. Ces deux personnes devrait alors être élus par tirage au sort,Et il fallait procéder à un tirage au sort entre les deux élus, comme cela avait été décidé, et c'est donc le sort qui désignera le nouvel évêque. De cette manière la dignité épiscopale sera acceptée par tous sans aucune récrimination. (et celui qui aurait été désigné par le sort s'acquitterait de la dignité épiscopale sans condition sur toute la communauté de façon générale)

Prié en ces termes (Ebranlé par ces prières), Giovani, qui désirait faire revenir tout le monde à l'unité, acquiesça à leur conseil en voyant qu'il pouvait obtenir la paix et la sérénité du Seigneur (voyant qu'il pouvait [éventuellemen] tenir sa juridiction dans la paix et la tranquillité), et en homme vertueux il se désista (et il se priva du pouvoir qu'il détenait). C'est ainsi que cela fut colporté par la rumeur.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci encore une fois Fernand pour votre réponse éclair, c'est râlant de constater combien on peut passer à côté du sens par manque d'attention, mais j'apprends et vous en remercie.

Je passe à l'autre chapitre :

 

Factum est autem ut, secundum prius in terminem < quem > constituerant, congregarentur in loco qui dicitur mosium, et ibi taliter decreuerunt, ut una pars eligeret unum ex alia parte quemcumque uellet et e conuerso, et ita factum est ut ex parte Johannis iudei quidam nomine Garattus electus est ab alia parte, et ex aduersa parte Petri de Florencia alius nomine Iohannes de Iudice, et omnis multitudo illi ex hiis duobus quem sortes episcopum declararent sine repugnantia obediret. Et ita garattus sorte episcopum declaratus est. Et incontinenti ibi omnes pacificati sunt. Et statuerunt certum terminum in quo debebant tribuere societatem hominum et expensas isti Garatto ad iter peragendum in Bulgariam recipere consolationem et ordinem episcopatus et, eo repatriato, reconsolari multitudinem secundum quod in sententia ab episcopo ultramontano sancitum fuerat. Hiis itaque ordinatis, omnes redierunt in sua.

 

Et cela fut fait selon les conditions qu'ils avaient alors établis. Ils se rassemblèrent dans un lieu appelé Mosio1, et là ils décidèrent qu'une partie élise une personne de l'autre partie, n'importe laquelle, celle que l'on voulait, et inversement. Et il fut fait ainsi, à savoir qu'un certain Garatto de la partie de Giovani Guideo fut élu par l'autre partie, et que dans la partie adverse, celle de Pietro di Firenze, ce fut Giovani di Giustizia. Et tout le monde obéirait sans rechigner à l'une de ces deux personnes que le sort déclarerait évêque. Et c'est Garatto qui fut désigné par le sort. Et là aussitôt, tous furent en paix. Ils fixèrent précisément la somme qu'ils devaient fournir pour l'escorte et les dépenses de Garatto qui devait se rendre en Bulgarie afin de recevoir la consolation et l'ordination épiscopale. Et que quand il reviendrait de là-bas, il reconsolerait tout le monde comme cela avait été prescrit par l'évêque ultramontain. L'affaire réglée, chacun rentra chez soi.

Share this post


Link to post
Share on other sites

J'ai aussi du mal avec quelques phrases du paragraphe qui suit, je les notes en gras :

 

Set iste garattus, ante terminum constitutum, duobus testibus astantibus, reprehensibilis, causa unius mulieris, habitus est. Qua de causa a compluribus illorum illius dignitatis indignus creditus est, et propter hoc non crediderunt se teneri promissione obedientie quam sibi fecerant. Unde multitudo prius in duas partes diuisa, tunc in sex partes dispertita est. Sicut autem superius dictum est, ante terminum in quo promiserant illi garatto dare societatem et expensas eundi in bulgariam, quidam de diszennzano, facta congregatione, elegerunt quendam sibi episcopum nomine Johannem bellum, et eum miserunt ultra mare in drugonthiam ut ibi ordinaretur episcopus ; et hec est modo pars amezonis. Item quidam de mantua cum suis sequacibus elegerunt quemdam nomine Coloiannem sibi in episcopum et, eo in sclauonia misso, post receptionem ordinis, episcopatus officio super eos functus est. Eodem itaque modo quidam alius, Nicola nomine, a congregatione uincentinorum electus et in sclauania ad ordinem recipiendum missus, post reditum ab eis episcopus teneretur. Similiter et in tussia duo episcopi ordinati sunt. Et sic iste garattus, < quamquam > sibi omnes ex promissione tenebantur obedire, ab istis prenominatis derelictus est, quibus ipse prohibuit ne taliter multitudinis dominium usurparent. Ipse inde, contempnentes preceptum eius, ab incepto minime destiterunt.

 

Mais avant l'accomplissement de leur accord, on prouva par deux témoignages assurés que ce Garatto avait eu une attitude répréhensible à cause d'une femme. C'est pourquoi beaucoup d'entre eux jugèrent qu'il était indigne de sa dignité épiscopale et qu'ils n'étaient plus tenus d'observer la promesse d’obéissance qu'ils lui avaient faite. Ainsi leur division auparavant en deux parties se subdivisa en six parties. Or, comme il a été dit plus haut, avant la limite dans laquelle il avaient promis à ce Garatto de lui donner l'escorte et le défraiement de son voyage en Bulgarie, ceux de Desenzano, après s'être réunis, élurent évêque un des leurs qui s’appelait Giovani Bello et ils l’envoyèrent outremer, en Dragovitie, afin qu'il soit là ordonné évêque, et ce pays est maintenant celui des Amazones.

De même, ceux de Mantoue et leurs partisans élurent évêque un des leurs qui s'appelait Coloiano. On l'envoya en Slavonie et après qu'il eut reçu son ordination, il exerça sa fonction d’évêque sur eux. Ce fut également le cas d'un certain Nicolas. Élus par la communauté de ceux de Vicence, il fut envoyé en Slavonie pour recevoir son ordination et à son retour, ils le considérèrent comme leur évêque. Ce fut pareil en Toscane, deux évêques furent ordonnés.

Et bien que toutes ces personnes fussent tenues d'obéir à Garatto à cause de la promesse qu'ils lui avaient faite, ils l'abandonnèrent. Et pourtant, n'avait-il défendu a toutes ces personnes d'usurper le diocèse ? À partir de ce moment là, méprisant ses directives, ils le destituèrent.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Dernier épisode, je n'ai pas du tout réussi à comprendre tout un passage, sauf quelques bouts, mais je préfère m'abstenir.

Voici donc la fin de l'histoire :

 

Omnibus itaque, ut dictum est, episcopis ordinatis, quidam alii mediolanenses, consiliis et actibus istorum non consencientes, sicut promiserant garattum pro episcopo habere uolebant. Set iste garattus, uidens se a maiori parte derelictum, non acquieuit, dicens Iohannem iudeum, qui ex humilitate et causa diuisionis ad unitatem reducende episcopatum reliquerat, digniorem esse ad hoc officium. Set Iohannes iudeo hoc recusante, pars ista iterum misit legatos ultra montes ut super hoc facto consulerent episcopum illum qui sententiam dederat. Ipse episcopus, audiens de diuisione facta, multum detestabatur quod factum erat, et misit Iohanni iudeo ut iret in bulgariam et compleret que continebantur in sententia, ut esset prelatus in lombardia omnibus subesse uolentibus. Et ita fecit. Post decessum uero eius alius, Ioseph nomine, substitutus est. Et Ioseph isto mortuo, successit Garattus. Qui uero garattus, cum complicibus suis, omnes predictos espicopos cum suis sequacibus de promissione sibi prius ab eis facta astrictos fore causantur nisi ab eo soluantur, et contra deum et contra rationem illos ordinem episcopatus accepisse iudicat. Et ob hoc aliquem illorum episcoporum non uult in communicatione orationum suarum et in reuerentiis faciendis suscipere nisi coloiannem, quem nuper absoluit et cum eo pacem fecit. Tali itaque modo, sicut superius narratum est, multitudo catharorum, imo hereticorum ac peruersorum necnon et doctrine christi adult<erat>orum, prius in unitate consistens, in duas partes primo diuisa est et postea in sex.

 

Après que tous ces évêques aient été ordonnés, comme nous l'avons dit, des Milanais ne consentirent pas à leurs résolutions et à leurs actes. Alors, conformément à ce qu'ils avaient promis, ils voulurent avoir Garatto pour évêque. Mais ce Garatto, voyant qu'il était délaissé par la plus grande partie, ne le voulut pas en disant que Giovani Guideo était plus digne que lui d'occuper cette fonction, parce qu’il s'en était dessaisi par humilité, afin de ramener la division à l'unité. Mais comme Giovani Guideo refusa cette proposition, ce groupe envoya de nouveau des délégués outre-mont afin de recevoir l'avis de cet évêque sur ce point. Celui-ci, après avoir entendu comment les choses s'étaient passées, il désapprouva complètement ce qui avait été fait, et il manda à Giovani Guideo de venir en Bulgarie pour qu'il fasse ce qui avait été décidé afin qu'il soit évêque sur tous ceux qui le voulaient. Et il fut fait ainsi. Mais après son décès, un certain Giuseppe lui succéda, et quand celui-ci mourut à son tour, Garatto le remplaça. Mais Garatto juge, avec ses condisciples, que tous les susdits évêques avec leurs subordonnés [...] et que contre Dieu et contre la raison ils avaient reçu l'ordination épiscopale. Et à cause de cela, [...] excepté Coloianno, qu'il pardonna récemment et fit la paix avec lui.

C'est ainsi, comme nous l'avons raconté au-dessus, que ces prétendus purs, qui sont au contraire hérétiques, pervers et adultères de la doctrine du Christ, étaient autrefois tous unis, mais qu'ils se sont divisés une première fois en deux et ensuite en six parties.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Bonjour,

(Etant un peu fatigué, j'ai préféré refaire rapidement une traduction, ce qui prend moins d'énergie que de rectifier celle d'autrui. Je vous laisse les noms propres)

 

Factum est autem ut, secundum prius in terminem < quem > constituerant, congregarentur in loco qui dicitur mosium, et ibi taliter decreuerunt, ut una pars eligeret unum ex alia parte quemcumque uellet et e conuerso, et ita factum est ut ex parte Johannis iudei quidam nomine Garattus electus est ab alia parte, et ex aduersa parte Petri de Florencia alius nomine Iohannes de Iudice, et omnis multitudo illi ex hiis duobus quem sortes episcopum declararent sine repugnantia obediret. Et ita garattus sorte episcopum declaratus est. Et incontinenti ibi omnes pacificati sunt. Et statuerunt certum terminum in quo debebant tribuere societatem hominum et expensas isti Garatto ad iter peragendum in Bulgariam recipere consolationem et ordinem episcopatus et, eo repatriato, reconsolari multitudinem secundum quod in sententia ab episcopo ultramontano sancitum fuerat. Hiis itaque ordinatis, omnes redierunt in sua.

"Il s'est d'autre part fait que, comme auparavant, ils se rassemblent à la date qu'ils avaient fixée au lieu appelé M., et là ils décidèrent qu'une partie en élirait un de l'autre partie ainsi qu'elle le voudrait, et vice-versa et il s'est fait que dans la partie de J. le Juif l'autre partie a élu un homme du nom de G., et de la partie adverse, celle de P. de F., un autre homme du nom de Jean "du Juge", et que toute la foule obéirait sans rechigner à celui des deux que le sort désignerait comme évêque. Et alors immédiatement tous se calmèrent. Et ils fixèrent une certaine date à laquelle ils devaient accorder une escorte et des subsides à ce G. pour faire le voyage jusqu'en Bulgarie pour recevoir la consolation et l'ordination épiscopale et, après son retour, pour consoler à nouveau la communauté selon ce qui avait été ratifié par l'évêque ultramontain. Après avoir réglé cela, tout le monde rentra chez soi"

 

Et cela fut fait selon les conditions qu'ils avaient alors établis. Ils se rassemblèrent dans un lieu appelé Mosio1, et là ils décidèrent qu'une partie élise une personne de l'autre partie, n'importe laquelle, celle que l'on voulait, et inversement. Et il fut fait ainsi, à savoir qu'un certain Garatto de la partie de Giovani Guideo fut élu par l'autre partie, et que dans la partie adverse, celle de Pietro di Firenze, ce fut Giovani di Giustizia. Et tout le monde obéirait sans rechigner à l'une de ces deux personnes que le sort déclarerait évêque. Et c'est Garatto qui fut désigné par le sort. Et là aussitôt, tous furent en paix. Ils fixèrent précisément la somme qu'ils devaient fournir pour l'escorte et les dépenses de Garatto qui devait se rendre en Bulgarie afin de recevoir la consolation et l'ordination épiscopale. Et que quand il reviendrait de là-bas, il reconsolerait tout le monde comme cela avait été prescrit par l'évêque ultramontain. L'affaire réglée, chacun rentra chez soi.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Set iste garattus, ante terminum constitutum, duobus testibus astantibus, reprehensibilis, causa unius mulieris, habitus est. Qua de causa a compluribus illorum illius dignitatis indignus creditus est, et propter hoc non crediderunt se teneri promissione obedientie quam sibi fecerant. Unde multitudo prius in duas partes diuisa, tunc in sex partes dispertita est. Sicut autem superius dictum est, ante terminum in quo promiserant illi garatto dare societatem et expensas eundi in bulgariam, quidam de diszennzano, facta congregatione, elegerunt quendam sibi episcopum nomine Johannem bellum, et eum miserunt ultra mare in drugonthiam ut ibi ordinaretur episcopus ; et hec est modo pars amezonis. Item quidam de mantua cum suis sequacibus elegerunt quemdam nomine Coloiannem sibi in episcopum et, eo in sclauonia misso, post receptionem ordinis, episcopatus officio super eos functus est. Eodem itaque modo quidam alius, Nicola nomine, a congregatione uincentinorum electus et in sclauania ad ordinem recipiendum missus, post reditum ab eis episcopus teneretur. Similiter et in tussia duo episcopi ordinati sunt. Et sic iste garattus, < quamquam > sibi omnes ex promissione tenebantur obedire, ab istis prenominatis derelictus est, quibus ipse prohibuit ne taliter multitudinis dominium usurparent. Ipse inde, contempnentes preceptum eius, ab incepto minime destiterunt.

 

"Mais ce G avant la date fixée auparavant, en présence de deux témoins, fut jugé blâmable à cause d'une femme. Pour cette raison, il fut considéré par un certain nombre d'entre eux comme indigne de cette dignité, et de ce fait ils crurent qu'ils n'étaient pas tenus par la promesse d'obéissance qu'ils avaient faite. Par conséquent, la communauté qui était auparavant divisée en deux partis fut émiettée en six partis. Comme on l'a dit ci-dessus, avant la date à laquelle ils avaient promis de donner à ce G. l'escorte et les subsides pour aller en Bulgarie, un certain personnage de D. rassembla un groupe et ils élurent pour eux un évêque du nom de Jean le Joli, et ils l'envoyèrent au-delà de la mer en D. pour qu'il soit ordonné évêque. Ce pays est seulement une partie de "Amezon" (??). De la même façon, un autre personnage du nom de Nicolas élu par le groupe des vincentiniens et envoyé en Slavie pour recevoir l'ordination, était tenu par ceux-ci pour leur évêque. Semblablement, en Étrurie aussi deux évêques ont été ordonnés. Et ainsi ce G., bien que tous aient été tenus de lui obéir en raison de leur promesse, fut abandonné par les susnommés auquel lui-même enjoignit de ne pas ainsi usurper le pouvoir de la communauté. Mais les autres, au mépris de son ordre, ne renoncèrent pas à leur entreprise."

Share this post


Link to post
Share on other sites
omnibus subesse uolentibus.

"tous voulant [le] soutenir", "alors que tout le monde le soutenait".

 

Qui uero garattus, cum complicibus suis, omnes predictos espicopos cum suis sequacibus de promissione sibi prius ab eis facta astrictos fore causantur nisi ab eo soluantur, et contra deum et contra rationem illos ordinem episcopatus accepisse iudicat. Et ob hoc aliquem illorum episcoporum non uult in communicatione orationum suarum et in reuerentiis faciendis suscipere

"Et ce G. ainsi que ses complices allèguent que touts les susdits évêques ainsi que leurs suivants seraient tenus par la promesse qu'ils lui avaient faite auparavant s'ils n'en étaient pas relevés, et il juge que ceux-là avaient reçu l'ordination épiscopale en dépit de Dieu et de la raison. Et pour cette raison il refuse d'admettre aucun des autres évêques dans la communion de ses prières et dans les marques de respect."

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci encore une fois Fernand pour votre aide précieuse et généreuse. Je vais donc regarder tout ça de près.

J’espère sinon que ça vous allez mieux. Bien à vous.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Cette histoire est suivie d'une notice sur quelques croyances de ces hérétiques, j'ai tout compris, sauf une partie que je rapporte et quelques expressions, je les ai mis en gras, et se sera définitivement terminé. Merci d'avance.

 

Hinc est enim quedam dissensio inter eos. Quidam alii illorum, hanc sententiam improbantes, dicunt omnes spiritus saluandos simul creatos esse et paulatim corporibus humanis infundi uoluntate dei. Qui autem dicunt quod spiritus propagatur a spiritu, credunt quod totus iste mundus constet ex illis spiritibus malignis, idest spiritus illi qui sunt damnandi, et qui saluandi. Qui uero dicunt omnes spiritus saluandos simul creatos, asseuerant quod illi spiritus qui ceciderunt incorporantur non saluandi, et ita de corpore in corpus procedunt. Et hoc erit usque ad consummationem saeculi. Et in iudicio erunt eiusdem numeri boni et mali; boni supplebunt locum illorum, mali uero habebunt poena eternam. Et hic separantur aliquantulum, quoniam quidam illorum confirmant quod pars illorum qui ceciderunt saluandi sunt, qui non uoluntate set quasi coactione peccauerunt, et qui cum deliberatione peccauerunt, damnandi sunt. Et dicunt quod alii spiritus creati sunt a deo omnipotente, qui debent supplere locum non saluandorum.

Certains autres, qui désapprouvent cette opinion, disent que tous les esprits sauvés furent créés en même temps et que petit à petit les corps humains sont pénétrés de la volonté de Dieu. Mais ils disent que l'esprit se propage par l'esprit, et ils croient que la totalité de ce monde est constitué par ces esprits malins, c'est-à-dire par les esprits de ceux qui sont damnés et par ceux qui sont sauvés. Mais ceux qui disent que tous les esprits sauvés furent créés en même temps, avaient soutenu que ces esprits qui tombèrent furent incorporés non sauvés, et que de cette manière, ils progressent de corps en corps, et cela sera jusqu'à la consommation du siècle. Mais par jugement, ils seront comptés au nombre des bons ou des mauvais ; les bons réoccuperont leurs places, mais les mauvais auront une peine éternelle. Mais sur ce point ils divergent quelque peu, parce que certains d'entre eux affirment que la partie de ceux qui tombèrent du ciel étaient sauvés, parce qu'ils péchèrent non par leur propre volonté mais quasiment par force, et que ceux qui péchèrent après réflexion étaient damnés. Ils disent aussi que les autres esprits qui avaient été créés par le dieu tout puissant, doivent prendre la place de ceux qui ne sont pas sauvés.

 

 

Et si aliquando illi prophete aliqua de christo predixerunt, uirtute spiritus sancti, se nescientibus, quasi coacti, uaticinabantur.

Et si parfois ces prophètes prêchèrent quelque peu sur le Christ, par la vertu de l'Esprit Saint, ne sachant rien, quasiment poussés, ils prophétisèrent.

 

 

Et quando christum digito demonstrabat uel de eo aliquid predicebat, non a se set a spiritu sancto, et eo quasi per tubam loquentem quasi coactus ignorans loquebatur, sicut caiphas prophetauit nesciens.

et lui quasiment par trompette parlant quasiment poussé ignorant parlait, comme Caiphe prophétisa ignorance.

 

 

Sclauini tempore gratie credunt quod filius dei, scilicet ihesus christus, et Johannes euangelista et maria fuerunt tres angeli apparentes in carne.

Les slaves, par la grâce du temps, croient que le Fils de Dieu, à savoir Jésus-Christ, et Jean l'évangéliste et Marie furent trois anges se présentant en chair.

 

 

Enfin, le passage que j'ai beaucoup de mal à comprendre :

Hoc modo dicunt pro eo quod diabolus cum sapientia et uirtute sibi a deo in creatione illata, omnia hec fecit concessione Dei hac intentione, ut sine fine super hoc demonaretur, deo uero alia intentione permittente, ut fructum saluadorum per penitentiam ex hoc mundo extraheret.

De cette manière, ils disent à la place de cela que le diable avec sa sagesse et sa puissance par Dieu dans cette création, fit tout cela avec la concession de Dieu avec cette intention, qu'il domine sans fin sur cela, mais Dieu ayant permis une autre intention, afin que le fruit des sauvés s’échappe de ce monde par la pénitence.

Share this post


Link to post
Share on other sites

salvandi est l'adjectif verbal, non pas "sauvés" mais "à sauver, qui doivent être sauvés" (lors du Jugement dernier). La controverse est entre dualistes stricts, pour qui il existe deux Dieux, un bon et un mauvais, à égalité, et dualistes modérés pour lesquels il n'y a qu'un seul Dieu mais qu'un monde mauvais s'est formé contre lui parce qu'un de ses subordonnés est devenu mauvais.

D'où la conception d'esprits "qu'il faut sauver", ceux qui sont originaires du monde de la Lumière, et ceux qu'il faut condamner, ceux qui appartiennent au monde mauvais.

 

"Tous les esprits à sauver ont été créés en même temps" : s'oppose à l'idée que des esprits peuvent se reproduire comme les corps le peuvent.

 

Mais le détail m'échappe aussi.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Cette histoire est suivie d'une notice sur quelques croyances de ces hérétiques, j'ai tout compris, sauf une partie que je rapporte et quelques expressions, je les ai mis en gras, et se sera définitivement terminé. Merci d'avance.

 

Hinc est enim quedam dissensio inter eos. Quidam alii illorum, hanc sententiam improbantes, dicunt omnes spiritus saluandos simul creatos esse et paulatim corporibus humanis infundi uoluntate dei. Qui autem dicunt quod spiritus propagatur a spiritu, credunt quod totus iste mundus constet ex illis spiritibus malignis, idest spiritus illi qui sunt damnandi, et qui saluandi. Qui uero dicunt omnes spiritus saluandos simul creatos, asseuerant quod illi spiritus qui ceciderunt incorporantur non saluandi, et ita de corpore in corpus procedunt. Et hoc erit usque ad consummationem saeculi. Et in iudicio erunt eiusdem numeri boni et mali; boni supplebunt locum illorum, mali uero habebunt poena eternam. Et hic separantur aliquantulum, quoniam quidam illorum confirmant quod pars illorum qui ceciderunt saluandi sunt, qui non uoluntate set quasi coactione peccauerunt, et qui cum deliberatione peccauerunt, damnandi sunt. Et dicunt quod alii spiritus creati sunt a deo omnipotente, qui debent supplere locum non saluandorum.

Certains autres, qui désapprouvent cette opinion, disent que tous les esprits sauvés furent créés en même temps et que petit à petit les corps humains sont pénétrés de la volonté de Dieu. Mais ils disent que l'esprit se propage par l'esprit, et ils croient que la totalité de ce monde est constitué par ces esprits malins, c'est-à-dire par les esprits de ceux qui sont damnés et par ceux qui sont sauvés. Mais ceux qui disent que tous les esprits sauvés furent créés en même temps, avaient soutenu que ces esprits qui tombèrent furent incorporés non sauvés, et que de cette manière, ils progressent de corps en corps, et cela sera jusqu'à la consommation du siècle. Mais par jugement, ils seront comptés au nombre des bons ou des mauvais ; les bons réoccuperont leurs places, mais les mauvais auront une peine éternelle. Mais sur ce point ils divergent quelque peu, parce que certains d'entre eux affirment que la partie de ceux qui tombèrent du ciel étaient sauvés, parce qu'ils péchèrent non par leur propre volonté mais quasiment par force, et que ceux qui péchèrent après réflexion étaient damnés. Ils disent aussi que les autres esprits qui avaient été créés par le dieu tout puissant, doivent prendre la place de ceux qui ne sont pas sauvés.

 

Sur ce dernier point, apparaît entre eux un certain désaccord. Certains d'entre eux, désapprouvant cet avis, pensent que tous les esprits on été créés au même moment destinés au salut et sont petit à petit versés en des corps humains selon la volonté de Dieu. Par contre ceux qui pensent qu'un esprit provient d'un autre esprit croient que ce bas monde est entièrement constitué de ces esprits malins, à savoir les esprits destinés à la damnation comme ceux destinés au salut. Mais au contraire, ceux qui disent que tous les esprits ont été créés ensemble et destinés au salut, affirment que les esprits qui sont "tombés" sont incarnés en tant que non destinés au salut et ainsi ils passent d'un corps à un autre, et cela jusqu'à la fin des temps; et au jour du jugement, il y aura autant de bons que de méchants; les bons retrouveront leur place (auprès de Dieu, en paradis) tandis que les méchants connaîtront le châtiment éternel. Sur ce point, les hérétiques sont quelque peu divisés, car certains d'entre eux affirment qu'une partie de ceux qui sont "tombés" sont tout de même destinés au salut: ce sont ceux qui ont péché, non de leur plein gré, mais en quelque sorte sous la contrainte, tandis que ceux qui ont péché délibérément sont destinés à la damnation. Ils affirment en outre que d'autres esprits ont été créés par la toute puissance divine, esprits qui doivent prendre la place de ceux qui ne sont pas destinés au salut.

 

Et si aliquando illi prophete aliqua de christo predixerunt, uirtute spiritus sancti, se nescientibus, quasi coacti, uaticinabantur.

Et si parfois ces prophètes prêchèrent quelque peu sur le Christ, par la vertu de l'Esprit Saint, ne sachant rien, quasiment poussés, ils prophétisèrent.

 

Et si d’aventure, ces illustres prophètes ont prédit des évènements concernant le Christ, c'est par la force de l'Esprit Saint, à leur insu et comme forcés, qu'ils prophétisaient.

 

 

Et quando christum digito demonstrabat uel de eo aliquid predicebat, non a se set a spiritu sancto, et eo quasi per tubam loquentem quasi coactus ignorans loquebatur, sicut caiphas prophetauit nesciens.

et lui quasiment par trompette parlant quasiment poussé ignorant parlait, comme Caiphe prophétisa ignorance.

 

Et quand il montrait du doigt le Christ ou prédisait quelque chose à son sujet, il parlait comme un ignorant obligé de parler, cette parole ne venant pas de lui mais bien de l'esprit saint (qui parlait) par lui comme par une trompe parlante, de la même façon que Caïphe prophétisait sans le savoir

 

Sclauini tempore gratie credunt quod filius dei, scilicet ihesus christus, et Johannes euangelista et maria fuerunt tres angeli apparentes in carne.

Les slaves, par la grâce du temps, croient que le Fils de Dieu, à savoir Jésus-Christ, et Jean l'évangéliste et Marie furent trois anges se présentant en chair.

 

 

Enfin, le passage que j'ai beaucoup de mal à comprendre :

Hoc modo dicunt pro eo quod diabolus cum sapientia et uirtute sibi a deo in creatione illata, omnia hec fecit concessione Dei hac intentione, ut sine fine super hoc demonaretur, deo uero alia intentione permittente, ut fructum saluadorum per penitentiam ex hoc mundo extraheret.

De cette manière, ils disent à la place de cela que le diable avec sa sagesse et sa puissance par Dieu dans cette création, fit tout cela avec la concession de Dieu avec cette intention, qu'il domine sans fin sur cela, mais Dieu ayant permis une autre intention, afin que le fruit des sauvés s’échappe de ce monde par la pénitence.

 

J'ai fait quelques arrangements qui me paraissaient souhaitables. Je complèterai demain, si vous le souhaitez.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Cette histoire est suivie d'une notice sur quelques croyances de ces hérétiques, j'ai tout compris, sauf une partie que je rapporte et quelques expressions, je les ai mis en gras, et se sera définitivement terminé. Merci d'avance.

 

Hinc est enim quedam dissensio inter eos. Quidam alii illorum, hanc sententiam improbantes, dicunt omnes spiritus saluandos simul creatos esse et paulatim corporibus humanis infundi uoluntate dei. Qui autem dicunt quod spiritus propagatur a spiritu, credunt quod totus iste mundus constet ex illis spiritibus malignis, idest spiritus illi qui sunt damnandi, et qui saluandi. Qui uero dicunt omnes spiritus saluandos simul creatos, asseuerant quod illi spiritus qui ceciderunt incorporantur non saluandi, et ita de corpore in corpus procedunt. Et hoc erit usque ad consummationem saeculi. Et in iudicio erunt eiusdem numeri boni et mali; boni supplebunt locum illorum, mali uero habebunt poena eternam. Et hic separantur aliquantulum, quoniam quidam illorum confirmant quod pars illorum qui ceciderunt saluandi sunt, qui non uoluntate set quasi coactione peccauerunt, et qui cum deliberatione peccauerunt, damnandi sunt. Et dicunt quod alii spiritus creati sunt a deo omnipotente, qui debent supplere locum non saluandorum.

Certains autres, qui désapprouvent cette opinion, disent que tous les esprits sauvés furent créés en même temps et que petit à petit les corps humains sont pénétrés de la volonté de Dieu. Mais ils disent que l'esprit se propage par l'esprit, et ils croient que la totalité de ce monde est constitué par ces esprits malins, c'est-à-dire par les esprits de ceux qui sont damnés et par ceux qui sont sauvés. Mais ceux qui disent que tous les esprits sauvés furent créés en même temps, avaient soutenu que ces esprits qui tombèrent furent incorporés non sauvés, et que de cette manière, ils progressent de corps en corps, et cela sera jusqu'à la consommation du siècle. Mais par jugement, ils seront comptés au nombre des bons ou des mauvais ; les bons réoccuperont leurs places, mais les mauvais auront une peine éternelle. Mais sur ce point ils divergent quelque peu, parce que certains d'entre eux affirment que la partie de ceux qui tombèrent du ciel étaient sauvés, parce qu'ils péchèrent non par leur propre volonté mais quasiment par force, et que ceux qui péchèrent après réflexion étaient damnés. Ils disent aussi que les autres esprits qui avaient été créés par le dieu tout puissant, doivent prendre la place de ceux qui ne sont pas sauvés.

 

 

Et si aliquando illi prophete aliqua de christo predixerunt, uirtute spiritus sancti, se nescientibus, quasi coacti, uaticinabantur.

Et si parfois ces prophètes prêchèrent quelque peu sur le Christ, par la vertu de l'Esprit Saint, ne sachant rien, quasiment poussés, ils prophétisèrent.

 

 

Et quando christum digito demonstrabat uel de eo aliquid predicebat, non a se set a spiritu sancto, et eo quasi per tubam loquentem quasi coactus ignorans loquebatur, sicut caiphas prophetauit nesciens.

et lui quasiment par trompette parlant quasiment poussé ignorant parlait, comme Caiphe prophétisa ignorance.

 

 

Sclauini tempore gratie credunt quod filius dei, scilicet ihesus christus, et Johannes euangelista et maria fuerunt tres angeli apparentes in carne.

Les slaves, par la grâce du temps, croient que le Fils de Dieu, à savoir Jésus-Christ, et Jean l'évangéliste et Marie furent trois anges se présentant en chair.

 

Les Esclavons au temps de la grâce croient que le fils de Dieu (à savoir Jésus Christ), St Jean l'Evangéliste et Marie furent trois anges qui (ne) furent incarnés (qu') en apparence

 

Enfin, le passage que j'ai beaucoup de mal à comprendre :

Hoc modo dicunt pro eo quod diabolus cum sapientia et uirtute sibi a deo in creatione illata, omnia hec fecit concessione Dei hac intentione, ut sine fine super hoc demonaretur, deo uero alia intentione permittente, ut fructum saluadorum per penitentiam ex hoc mundo extraheret.

De cette manière, ils disent à la place de cela que le diable avec sa sagesse et sa puissance par Dieu dans cette création, fit tout cela avec la concession de Dieu avec cette intention, qu'il domine sans fin sur cela, mais Dieu ayant permis une autre intention, afin que le fruit des sauvés s’échappe de ce monde par la pénitence.

 

De cette manière, ils disent pour cela que le diable, avec la sagesse et la force que Dieu lui a données en matière de création, a fait tout cela avec la permission de Dieu dans l'intention que son pouvoir démoniaque s'étende sans fin sur ce monde, alors que Dieu lui donnait cette permission dans une autre intention, à savoir que par la pénitence il tire de ce monde le bénéfice de ceux qui sont destinés au salut

 

Ce n'est pas beaucoup plus clair, mais il me semble que cela correspond mieux au texte.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...