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BLACKSTONE

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  1. Certes... Mais merci à Salinator d'en maintenir coûte que coûte l'existence et de ne pas décréter que le jeu n'en vaut plus la chandelle, comme Cyberpapy, fermé depuis le 1er mai... Peut-être qu'avec le nouveau ministre, les élèves reprendront le goût du latin... On peut toujours rêver !
  2. Je retrouve avec plaisir ce site que j'ai un peu déserté depuis un moment... Un grand merci à vous pour résister ainsi et améliorer toujours... J'essaierai d'être plus fidèle, désormais ! Encore merci et bravo !
  3. Bonjour, Kingstarting. En fait, si je comprends bien, il s'agit d'un "thème d'imitation" d'après Sénèque. Est-ce bien cela ?
  4. Merci, Jacques, pardon d'avoir lu un peu vite... Attendons de voir si la demandeuse a toujours besoin de nous !
  5. Je suppose que le deuxième texte est celui de 1534 figurant intégralement sur la page du lien ? Si c'est bien cela, dites-le moi et je vous le traduirai.
  6. Merci beaucoup ! C'est vrai que nous ne rajeunissons pas... Bravo pour ces études de médecine, difficiles mais passionnantes... Il y aura donc encore un médecin latiniste ! Merci, en tout cas de t'être souvenu de nous. Tu ne peux pas savoir comme ça nous fait plaisir.
  7. BLACKSTONE

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    Reprenons la phrase :Sperant sibi rem publicam sine praesidio obici posse. Et maintenant, construisons ! Sperant = ils espèrent. Ce verbe commande une proposition infinitive (complément d'objet) sibi fait partie de la proposition infinitive. Traduisons : rem publicam = sujet de posse (ils espèrent ) que la république posse = peut obici = être livrée sibi = à eux sine praesidio = sans aide, sans secours. sibi est réfléchi car avec une proposition objet, le pronom réfléchi se rapporte au sujet de la principale. Voici la citation complète :Vident in tuorum potestate conlegarum fore; sperant sibi (D-) Silanum, clarum uirum, sine conlega, te sine consule, rem publicam sine praesidio obici posse. Et la traduction proposée : ils espèrent que l'illustre Silanus leur sera livré sans collègue, vous sans consul, et la république sans défense.
  8. Bonjour Degun, Merci beaucoup pour cette réponse. Ce livre ma parait tout à fait passionnant et, hélas, plus que jamais d'actualité. Je parle de "les dieux ont soif". Mais cela me donne envie aussi de lire "la révolte des anges". Athée ou agnostique... je ne prendrai pas partie, d'autant plus qu'on peut glisser facilement de l'un à l'autre et vice versa... Mais j'y verrai sûrement plus clair quand j'aurai lu ces deux ouvrages ! Et peut-^tre trouverai-je dans "la révolte des anges" une réponse à cette étrange citation (infidèle) de l'évangile de Matthieu. En latin... Mais si votre livre est ancien, ce texte dactylographié date peut-être d'une époque où on connaissait sa Vulgate quasiment par coeur... Bien cordialement
  9. Très heureux de retrouver Raoul... J'avoue que les précédentes et rares questions ne me motivaient plus beaucoup pour fréquenter ce site... Mais ce n'est pas de la faute de Salinator ! Bref, je pense que ce n'est pas un hasard si ce papier se trouve à l'intérieur de cet ouvrage que je n'ai malheureusement pas lu. Anatole France faisait partie de ces anticléricaux qui connaissent le catholicisme sur le bout du doigt... Si je n'ai pas lu la Révolte des Anges, j'ai lu, en revanche, avec beaucoup de plaisir, l'Ile des pingouins, et je suppose que la révolte des anges doit être du même tonneau... Cette citation approximative de l'évangile se rapporterait à une page de ce livre que cela ne m'étonnerait pas... Avez-vous noté la page où se trouvait ce papier ? Je pense en tout cas qu'il y a un rapport entre le contenant et le contenu... Bien cordialement
  10. Ce n'est peut-étire pas la réponse à la question, mais ce texte m'a immédiatement rappelé Matthieu 11,12 : A diebus autem Joannis Baptistae usque nunc, regnum caelorum vim patitur, et violenti rapiunt illud (vulgate). N'y a-t-il pas un contexte à ce texte ?
  11. Bonjour Skelty, Si tu n'as pas eu de réponse, c'est qu'il n'est pas dans nos habitudes de faire le travail à la place des élèves. Je vais cependant t'aider : La première phrase : tamen = cependant nec Iphigenia dolor = ni la douleur d'Iphigénie (es-tu sûre que ce n'est pas "Iphigeniae ?) nec Clytemnestrae preces = ni les prières de Clytemnestre neque Achillis ira = ni la colère d'Achille potuit (au singulier : accord avec le plus rapproché) = ne purent vincere = vaincre superbum regem Agamemnonem = l'orgueilleux roi Agamemnon. Et maintenant, à toi : Je te construis les phrases, et tu les traduis ! Tunc = pater (sujet) = duxit (verbe duco ducere) = filiam = accusatif = COD ad aram = complément du lieu où on va = Jam = sacerdos = sujet = habet = verbe habere. Ici, le sens est "tenir". = ferrum = accusatif = COD in manu = (complément du lieu où l'on est...) = Si tu me fais ces deux phrases, je t'aiderai pour la suite !
  12. Bonjour, Raoul, Voilà bien longtemps que je ne suis pas intervenu... Les occasions sont si rares ! Mais je n'ai rien à ajouter à votre réponse !
  13. Merci, Bill ! Ma réponse était humoristique... C'est vrai que c'est souvent plus facile de ne pas travailler à deux sur le même sujet, mais ça apporte aussi des précisions ou ça corrige des erreurs toujours possibles... J'ai souvent travaillé comme cela avec Raoul. J'avoue que je suis souvent assez pris, d'où mon long silence ! A bientôt ! Bien amicalement.
  14. En attendant que Bill reprenne la main... Sullana est un adjectif formé sur Sulla = Sylla. Il s'agit de la proscription faite par Sylla. ne mater quidem territa accepit; La traduction devrait faire davantage ressortir le "ne mater quidem" = pas même sa mère... Alius autem puer : attention ! alius n'est pas un nom propre mais le pronom-adjectif alius alia aliud : autre = Un autre enfant Attention, il n'y a pas de "ponctuation" au sens propre du terme en latin. La ponctuation, en général sommaire et pour aider le lecteur ou l'étudiant, a été ajoutée par l'éditeur du texte. Il est légitime, dans la traduction, de rajouter de la ponctuation, mais en faisant attention qu'elle corresponde à la fois au mouvement du texte latin et aux habitudes de la langue française. Bon courage !
  15. Bill m'a précédé avec sa sûreté habituelle... Je suis bien content que vous trouviez le latin difficile mais passionnant ! Je ne reviens pas, bien sûr, sur ce qu'a écrit Bill. Mais j'insisterai seulement sur deux points : le plus difficile, dans la langue latine, mais ce qui est aussi le plus passionnant, c'est que la logique de la langue (et par conséquent celle du romain) n'est pas la nôtre et que cela nous oblige à une conversion de mentalité... On ne pratique plus guère aujourd'hui le thème latin, mais c'était un exercice qui obligeait, avant de traduire du français au latin, à penser sa phrase française en forme latine. Nos ancêtres d'avant 14 (1914, bien entendu) savaient encore rédiger en latin des dissertations et des poèmes qui étaient loin d'être ridicules... et qui leur donnaient en français une souplesse et une liberté qu'ils puisaient dans cette gymnastique. Le deuxième point, aussi important qu'en français, d'ailleurs, est la maîtrise des temps et des modes. Bien content de vous retrouver ! A bientôt !
  16. Bonjour Sandra, Désolé d'arriver comme les carabiniers... Je dois dire que les demandes se sont tellement raréfiées depuis plusieurs années que je ne me connecte plus très souvent. Je vois que c'est un tort ! J'espère que cette première connexion ne vous aura pas découragée... A bientôt j'espère !
  17. Tout à fait. Ma seule interrogation est d'ordre historique : les fleurs de lys avaient disparu sous l'Empire au profit des abeilles. Le régiment en question est-il bien un régiment d'Empire ? Ou bien le drapeau a-t-il simplement survécu aux différents régimes ?
  18. C'est que la traduction de la devise est tronquée : Le sens est Pour la Ptrie et pour les lys. liliis est donc, très naturellement un ablatif pluriel de lilium dépendant de "pro".
  19. Bonjour Skelty, il n'est pas d'usage de faire le travail à la place de l'élève. Voici cependant quelques indications pour t'aider, et d'abord le texte intégral et sans faute : Iphigenia, Ulixis verbis credens, cum Clytaemnestra matre Aulidem venit. Propinqua vero puellae mors omnes Graecos vehementer movebat. Nec tamen Iphigeniae dolor, nec Clytaemnestrae preces, neque Achillis ira superbum regem vincere potuit : pater filiam ad aram duxit. Jam sacerdos ferrum in manu habet, mox miseram Iphigeniam immolabit. Eodem autem tempore Diana pro puella ante aram cervam collocavit. Ita Agamemnon non Iphigeniam, sed cervam immolavit. Tunc Graecorum classis Asiam petere potuit. Iphigeniam autem dea in Chersonesum Tauricam duxit. Ibi sacerdos fuit in deae templo. Je reprends le début : Iphigenia = Nominatif singulier féminin sujet = Iphigénie credens = ici, participe présent intransitif construit avec le datif = faisant confiance Ulixis verbis = aux paroles d'Ulysse, venit = vient Aulidem = à Aulis. Complément du lieu où on va. Pas de préposition (in) devant un nom de ville. cum Clytemnestra matre = avec sa mère Clytemnestre. Complément d'accompagnement. Propinqua vero puellae mors = Mais la mort toute proche de la jeune fille movebat = émouvait vehementer = adverbe = vivement omnes Graecos = tous les grecs. Tamen = adverbe toujours en deuxième position = Pourtant, et maintenant je te construis la phrase suivante et j'attends ta traduction. Nec... nec... nec... = Ni... ni... ni... dolor , preces, ira sont les sujets de "potuit" au singulier : accord avec le plus rapproché. superbum regem = COD. C'est le père d'Iphigénie, Agamemnon. superbus = orgueilleux. A toi !!!
  20. Une proposition Pugna tua finitur, mea incipit. Ou, pour suivre plutôt la deuxième formule : Pugna tua finitur, vita mea incipit.
  21. J'ai enfin terminé ! L'ensemble était bon. Voici donc la fin : et Caesarem, ut ignosceret sibi, rediretque in gratiam secum, rogauit. Et il sollicita César de lui pardonner (qu’il lui pardonnât) et de revenir en grâce avec lui, auprès de lui. (qu’il revînt en grâce avec lui = qu’il revînt en sa grâce). Cum dixisset se Caesar facere : Comme César lui avait dit (attention au temps : plus que parfait du subjonctif) qu’il le faisait : Nemo, inquit, credet te mecum in gratiam rediisse, nisi aliquid mihi donaueris: » Personne, dit-il, ne croira que je suis rentré dans tes bonnes grâces si tu ne me donne pas quelque chose. petitque non fastidiendam summam, et impetrauit. et il sollicita une somme (littéralement) qui ne devait pas être méprisée On pourrait dire « une somme pas méprisable ». et impetravit : et il l’obtint. Fastidiendam est un adjectif verbal (donc passif) avec nuance d’obligation. Caesar ait " mea causa dabo operam me unquam tibi irascar = César dit : je prendrai soin dans mon intérêt (mea causa) de ne jamais me mettre en colère contre toi ! Bien sûr, je reçois toujours avec grand plaisir les remarques ou les ajouts de Raoul... Bien cordialement et bonnes fêtes de Pâques !
  22. Je vais terminer bien vite. Moi aussi, j'ai été un peu débordé... La retraite n'est plus ce qu'elle était...
  23. J'ai un peu avancé... Voici donc le début de la suite. Ut primum diluxit = Dès que le jour parut, (c’est effectivement le lendemain matin mais ce n’est pas dit tel quel dans le texte. De toute façon, une « cena », c’est le soir et une bonne partie de la nuit… » servus qui cenanti ad pedes steterat = votre traduction est bonne. Littéralement : l’esclave qui s’était tenu debout à ses pieds (rappelons que les romains mangent couchés) cenanti : je le traduis comme un participe présent au datif d’intérêt = pour lui en train de dîner. narrat quae inter cenam ebrius dixisset = votre traduction est bonne. Le subjonctif est justifié par le discours indirect. On pourrait traduire ebrius par : en état d’ébriété ou « alors qu’il était ivre ». hortatur ut caesarem occupet atque ipse se deferat. : « hortor » est plus que « conseiller » : il l’exhorte, il le pousse fortement à… devancer César : bon. Et à se dénoncer lui-même. Bon. Usus consilio , descendenti caesari occurit : Ayant suivi (participe passé) ce conseil, Il va au-devant de César qui descendait. Le texte ne précise pas que c’était au forum. Une traduction dit « qui descendait de son palais ». Pourquoi pas ? Mais ce n’est pas dans le texte. cum malam mentem habuisse se pridie jurasset = étant donné qu’il lui avait juré sous serment qu’il avait eu la veille un accès de folie, id ut in se et filios suos recideret optavit = il exprima le souhait que cela retombe sur lui et sur ses propres enfants. Comme toujours, si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas !
  24. Bonsoir, Laetitia, Me revoilà enfin ! Je ne peux que souscrire entièrement aux corrections de Raoul : je vous remets son texte ici : le sénateur Rufus , au cours d'un dîner , avait souhaité que César ne revînt pas sain et sauf de l'expédition qu il préparait et avait ajouté que tous ainsi que les taureaux et les veaux le souhaitaient aussi. . Certains écoutèrent cela attentivement . Et je commente sa traduction : Le sénateur Rufus. Il est inutile de reprendre la tournure latine. On pourrait aussi traduire : Rufus, un sénateur, au cours d'un dîner : rien n'indique dans le texte, que c'était lui qui donnait ce dîner. inter cenam : inter a le sens de au mileu de... Au cours d'un dîner convient donc très bien. que César ne revînt pas : la phrase est négative, il faut donc exprimer ici entièrement la négation. En style relevé, l'imparfait du subjonctif s'impose tout naturellement. peregrinatio est effectivement plus qu'un voyage. Il s'agit d'un voyage avec des péripéties... Expédition convient fort bien. Pensez que ce mot a donné en français "pélerinage", opération qui au Moyen Age n'était pas sans risque, surtout si on allait à Jérusalem... tous les taureaux et les veaux : omnes est en "facteur commun". Une proposition infinitive est une complétive (proposition complément d'objet). C'est la construction normale du verbe "optare" souhaiter que... Je continue la suite demain. Bien cordialement
  25. J'ai eu un peu de temps pour regarder les deux pages en question. Il s'agit effectivement d'un texte (qui commence page 40 et se termine page 42 et qui est certainement une copie d'une page de la Somme Théologique de Saint Thomas d'Aquin ou plus vraisemblablement d'un texte d'un de ses commentateurs. Le début du texte est tronqué. Il s'agit bien de latin scholastique avec ses particularités propres et son vocabulaire technique (character...). Souhaitez-vous en savoir davantage ?
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