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jacques

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    Langue et littérature médiévales, hellénisme, musique, lutherie.

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  1. Merci à vous. Pour ce qui est de Migne ou de Gallia, je ne peux pas savoir vraiment, il faudrait que je voie le manuscrit. J'ai fait un peu de paléographie quand j'étais étudiant, et j'ai len grand principe qui anime la philologie : toujours remonter à la source. Migne est fiable, bien qu'ancien. Cependant, je suppose qu'il n'existe qu'un seul manuscrit ; c'est donc un problème de lecture qui peut se poser, pas un problème d'édition du texte à partir de leçons lisibles, mais différentes; et pour lequel je serais incompétent. Au Moyen Age, l'excommunication est prononcée par l'évêque (ou l'archevêque), et levée éventuellement par lui. Mais bien sûr, le pape a la primauté en tant qu'évêque de Rome ; on perçoit bien l'insistance sur la "délégation" donnée à l'évêque dans le texte. Une difficulté se pose à propos de l'interprétation à donner à "terra". Le mot, conformément à son étymologie, peut ne renvoyer qu'aux terres du monastère, mais j'ai écrit "biens terrestres" parce qu'il en était question dans la présentation du texte. Cela dit, l'empiètement sur des terres ecclésiastiques est fréquent au MA : il y a eu un cas célèbre à Nantes avec le duc Pierre de Dreux, dit "Mauclerc" qui avait pris des terrains de l'évêché pour bâtir son enceinte (XII-XIIIème siècles).
  2. Bonjour cher monsieur, Ce dont je voulais parler, c'est du texte original ! Mais s'il a été transcrit par Migne, pas de problème. Merci en tout cas. Voici la fin : là encore, ce n'est pas d'une parfaite élégance... Nunc igitur a clavigero regni cælestis, nostræque inclite potestatis monitu impe’ nostraque providentia, [ou bien: nostraeque inclytae potestatis auctore, nostraque providentia ], suæ quoque cessionis coacti largimus ei integram habere licentiam et potestatem abominandi, gladio quoque excomunicationis feriendi, eos qui ei contrario obsteterint; quod nos vere, ut omnibus cognitum est, abnegare non valemus. Quomobrem, obsecrando vobis precipimus, atque fraterne efflagitamus, ut omnes qui ausu temerario terram sanctuarii fuerint ausi contingere, vel in aliquo ledere, et injuriam ei inferre, nullius admirantes personam, plenissimam usquæquaque faciatis legem, et secus sanctorum canonum precepta graviter eos corrigite. Postremum vero, si necesse fuerit, tempore et hora qua ipse vos deprecando admonuerit, cum ipso pariter gladio excomunicationis percutite. Tenor autem nostræ excomunicationis iste est, quem vos volumus roborare, atque confirmare. A présent donc, par celui qui détient la clef du royaume des Cieux, nous autorisant de notre éminent pouvoir et contraint par notre providence ainsi que par celle à qui nous cédons notre pouvoir, nous lui(1) accordons la plaine liberté et le pouvoir d'abomination, ainsi que celui de frapper du glaive de l'excommunication ceux qui qui se seront dressés contre lui, ce sur quoi, en vérité, comme chacun le sait, nous n'entendons pas revenir. C'est pourquoi, nous vous enjoignons bienveillamment et vous demandons fraternellement, s'agissant de tous ceux qui, par une audace téméraire, auront osé toucher aux biens terrestres du sanctuaire ou y porter atteinte en quoi que ce soit et lui infliger une injure dans le mépris du respect de toute personne, de faire appliquer la loi tout entière en tout lieu et de les corriger sévèrement, selon les préceptes des saints canons. En dernier lieu, si cela est nécessaire, dans le temps et à l'heure où il vous en aura averti par instante prière, brandissez en sa compagnie le glaive de l'excommunication. Telle est la teneur de notre excommunication, que nous voulons que vous affermissiez et que vous confirmiez. (1) Il s'agit de l'évêque d'Arles.
  3. Oui, mais c'est surtout la grammaire qui est parfois malmenée, mais c'est inévitable ; il y a bien pire quand les textes n'émanent pas d'Italie et que ce sont des contrats privés, par exemple : donation, partages, etc... Mais une traduction en français moderne correct n'en est pas moins nécessaire : ce qu'il faut, c'est que le résultat soit lisible et utilisable. Ce que j'aurais souhaité, c'est que vous donniez une reproduction de la charte, si toutefois elle est libre de droits. Je continuerai demain.
  4. Voici le début : je n'ai pas toujours traduit littéralement pour des raisons de lisibilité et de correction stylistique. Doleo itaque, et væhementissime tristor, super tanti sceleris causa, quæ a multorum hominum ore creberrime nostris conspectibus diffamatur. Quia primas Arelatensium. quæ principatum et capud obtinet cæterarum æcclesiarum, secunda a Romana sede, multis modis lacerationibus eviscerata, conculcatam fore audimus; impleta in ea prophetæ sententia dicentis: “Sedet in tristitia domina gentium”. Quapropter, vobis, et cunctis æcclesiarum Dei fidelibus, propriis apicibus designare cupimus quærelam tanti sacrilegii, quur predictus ejusdem æcclesie antistes nequiter assidua confligatur injuria. Ea namque juvamina, quæ a largitoribus nostræ æcclesiæ sunt semper cedenda, sciatis a nobis plenissime fore largienda. C'est pourquoi je suis très profondément affligé et attristé au sujet de l'affaire provoquée par un si grand forfait, qu'on ne cesse d'entendre de la bouche de nombreuses gens qui se sont présentés devant nous. Et de fait, nous entendons les premiers citoyens d'Arles, placée au premier rang et à la tête de toutes les autres églises, seconde après le siège de Rome, déchirée par des attaques perfides de tout genre, dire que celle-ci va être mise à terre, réalisant la parole du prophète qui dit : "La reine des nations gît dans l'affliction. C'est pourquoi, à vous et aux fidèles de toutes les églises de Dieu, nous désirons faire connaître, par ce rescrit personnel, les plaintes suscitées par un si grand sacrilège, propre à soumettre indignement le susdit chef de cette même église à un outrage permanent. Cela afin que vous sachiez que les secours qui doivent toujours être concédés par les donateurs de notre église seront distribués par nous dans toute leur plénitude.
  5. Bonjour et bienvenue, Dans le premier vers, essaie de grouper les mots qui vont ensemble ; demande-toi ensuite quel peut être le sujet de quaerit et quel est celui des deux groupes qui est son COD. Essaie de traduire. D'autre part, on t'a sûrement donné un contexte pour t'aider...
  6. Merci beaucoup ! Désolé de ne pas avoir pu lever toutes les difficultés, mais l'essentiel est utilisable.
  7. (Acte I) (Scène 1) Agorastoclès (A.) – Milphion (M.) A. Je t’ai souvent confié de nombreuses affaires, Milphio, incertaines, peu lucratives, dépourvues de méthode, 130 qu’avec science, habileté, intelligence et finesse tu m’as rendues florissantes grâce à ta peine. Pour ces bienfaits, j’avoue que te sont dues la liberté ainsi que maintes gracieuses grâces (1). M. C’est joli, un vieux dicton, s’il vient à point. 135 Car tes cajoleries sont pour moi, ce qu’on a coutume de dire, de vraies balivernes, des chansons pures et simples (2). A présent, tu as des paroles caressantes pour moi ; hier, sur mon dos, tu as bien (3) usé trois cuirs de bœufs. A. Si, amant, j’ai commis quelque chose du fait de l’amour, Milphion, 140 il est juste que tu me le pardonnes. M. Je n’ai pas vu plus gros (4). Moi aussi, en ce moment, je meurs d’amour ; permets que je te batte, tout comme tu l’as fait pour moi, pour nullu faute ; à partir de là (5), pardonne-moi en tant qu’amant. A. Si c’est ton désir ou ton plaisir (6), je le permets. 145 Suspends, enchaîne, frappe ; je suis garant, je le permets. M. Si par la suite tu avais abandonné (7) ton autorisation, une fois que tu serais détaché, moi, je serais pendu. A. Est-ce que j’oserais (8) faire ce que tu dis, surtout à toi ? Au contraire : si je te vois frappé, aussitôt c’est une souffrance… 150 M. Oui, pour moi, par Hercule ! A. Plutôt pour moi. M. Je préférerais ce que tu dis. Mais que veux-tu donc (9) à présent ? A. Pourquoi te mentirais-je, à toi ? J’aime au-delà de la raison. M. Mes épaules le sentent ! A. Et je parle de cette voisine, mon Adelphasie, la courtisane de ce léno, un peu plus âgée que l’autre. 155 M. J’ai depuis longtemps pour ma part entendu cela de toi. A. Je suis tourmenté par le désir d’elle ; mais pas plus que ce Leloup, son maître, la fange n’est fangeuse. M. Veux-tu (10) maintenant lui faire un mauvais don ? A. Je le désire. M. Eh bien donne-moi ; A. Va te faire pendre. M. Dis-moi vraiment et sérieusement : 160 veux-tu lui donner une calamité ? A. Je le désire. M. Eh bien donne-moi, oui, moi (11) ; Il aura les deux, je te le jure : le mauvais don et la calamité (12). A. Tu plaisantes. M. Veux-tu aujourd’hui, sans frais de ta part, faire d’elle ton affranchie ? A. Je le désire, Milphion ! M. Je te le ferai faire. Tu as à l’intérieur 165 trois cents philippes d’or ? A. Six cents, même. M. C’est assez de trois cents. A. Qu’as-tu l’intention d’en faire ? M. Tais-toi ; C’est le léno tout entier avec sa maison tout entière dont je te ferai don ce jour. A. Comment (13) vas-tu faire ? M. Tu vas le savoir à l’instant. Collybiscus, ton fermier, est actuellement en ville ; 170 le léno, ici, ne le connaît pas. Cela suffit-il pour que tu comprennes ? A. Je comprends, par Hercule, mais je ne sais à quoi tu aboutis. M. Tu ne sais pas ? A. Non, par Hercule. M. Eh bien, tu vas le savoir, je te l’assure. On lui donnera l’or afin qu’il le porte au léno, et qu’il dise qu’il est un étranger, venu d’une autre ville : 175 il veut aimer et donner liberté à ses désirs ; il veut (14) qu’un endroit libre lui soit fourni où il fasse la noce en secret, afin que personne ne soit témoin. Le léno, avide d’or, l’accueillera aussitôt auprès de lui, il cachera l’homme et l’or. A. Le plan me plaît. 180 M. Demande alors si ton esclave est venu chez lui. Il pensera que c’est moi qui suis recherché ; aussitôt il te dira non. Comment douterais-tu qu’aussitôt le léno ne soit le voleur des deux qui t’appartiennent : l’or et l’homme ? et il ne possède pas de quoi s’acquitter. Quand il se sera présenté en justice, 185 le préteur t’adjugera toute sa maison. C’est ainsi que nous prendrons dans la trappe le léno Leloup. A. Il me plaît, ce plan. M. Non point : quand je l’aurai poli, c’est plutôt alors que tu diras cela ; à présent, il est encore brut. A. Moi, je vais au temple de Vénus, à moins que tu ne veuilles quelque chose, Milphio. 190 C’est aujourd’hui les Aphrodisies. M. Je sais. A. Je veux délecter mes yeux des élégances des courtisanes. M. Occupons-nous d’abord de ce plan que nous avons formé ; retirons-nous à l’intérieur, afin d’apprendre au fermier Collybiscus comment mettre en œuvre cette fourberie. 195 A. Bien que Cupidon s’agite dans mon cœur, cependant Je t’obéirai. M. Je ferai en sorte que tu te réjouisses de l’action. La tache de l’amour est dans le cœur de cet homme, ce n’est absolument pas sans grand dommage qu’elle peut être dissoute. C’est pourquoi c’est un homme scélérat que ce léno Leloup ; 200 contre lui, le trait de l’infortune est fort bien dirigé, que dans pas très longtemps je vais lui envoyer de mon arsenal. Mais voici (15) Adelphasie qui sort, ainsi qu’Antérastile. C’est la première des deux qui rend fou mon maître. Mais je vais l’appeler. Holà ! sors, Agorastoclès, 205 si tu veux voir les jeux les plus agréables. A. Que me fais-tu là (16) comme tapage (17), Milphion ? M. Voici tes amours, si tu veux les regarder. A. Oh ! que les dieux te donnent de nombreux biens, Pour (18) m’avoir offert un si joli spectacle. (1) Jeu de mots montrant l’absence de sincérité du jeune homme, dont M. ne sera pas dupe. (2) dM. traduit : « pure poppycock, but loaves are the real lyres » et commente : « empty words mean nothing, while presents mean true praise. » (3) Je reprends la traduction d’E. : facile est en effet pris dans son sens évaluatif (cf. G.). (4) Je suis l’interprétation de dM. qui traduit : A likely story! (5) Voir G. à la fin de l’art. locus. (6) Association d’un nominatif et d’un datif final ; cf. E. p. 77. (7) Dans l’expression du potentiel, le parfait du subjonctif marque l’antériorité. (8) ausim : forme archaïque de subj. présent. (9) mihi est un datif éthique fréquemment associé à volo dans le langage parlé (cf. ET. p. 72). (10) vin = visne. (11) La traduction de dM. give him the same me montre que l’anglais se prête mieux que le français à la traduction littérale. (12) Bien tirer parti de E., p. 178 note 1. (13) qui est bien sûr un adverbe. (14) La ponctuation retenue par E. nous invite à introduire ici le discours indirect libre. (15) Lire l’apparat critique d’E. et la fin de l’article ecce de G. (16) Toujours s’efforcer de traduire les adverbes ou les démonstratifs de seconde personne. (17) quid est ici suivi du génitif partitif, dont la valeur originelle apparaît bien ce type d’expressions figées ; cf. ET. p.49. (18) quom (= cum) possède ici une valeur causale latente ; v. G. B I-2).
  8. 1.5 ce qui appartiennent aux fermes et l’entier manse de Sigerii pour l’intégralité et manse Aldebaldinco avec la taxe et le dixième et la dîme de la manse Ucalupo et la dîme du Château de Montcugul oc est les Jardins qui sont autour et toutes les choses qui lui appartiennent pour la dîme - quidquid ad bordariam pernitent = "tout ce qui relève de la borderie". - manse est féminin en FM - (h)oc est = "c'est à dire", "à savoir". -tasca = corvée. -"et de tout ce qui se rattache à la dîme" (bénéfices annexes apparaissant par la suite). 1.6 et la dîme de l’entier manse de Jatgerio de Ribeira pour l’intégralité et les petites fermes de la Tortale avec toute la dîme pour l’intégralité et toute les petites fermes de la Caucat que tient Gad et pour toute l’intégralité de cette donation ci-dessus nommé nous donnons à - pourquoi "les petites fermes" ? - "la borderie qui est à Gad, qu'ont possédée des gens de Caucat." 1.7 Dieu et l’autel que es consacré en l'honneur de la mère de Dieu l’immaculée Vierge Marie et du bienheureux glorieux martyr Victoris pour la rémission de nos âmes, et l’âmes de nos pères, de nos mères et de nos enfants que notre Seigneur tout-puissant, nous accorder par l’intercession de son peuple fidèle la rémission des - "et à l'autel...". - "pour la guérison de nos âmes et de celles de nos parents, afin que le Seigneur tout-puissant, par l'intercession de ses fidèles, nous donne la rémission de nos péchés". 1.8 péchés. Bien sûr, si l'un de nous ou de nos parents et qui plus est nos futur enfants fait irruption dans ce don, diminuée ou inquiéter ou annulé sera par eux-mêmes, ou par toute personne suspecte - "si l'un de nous... veut attaquer, diminuer, contester ou annuler ce don, par lui-même ou..." 1.9 n’est pas en mesure d’accomplir mais la colère de Dieu et les saints anges et tous les citoyens du ciel de venir au-dessus de lui et avec Datan( adam) et Abiron et avec Juda le traître et Caifan(caîn) les douleurs perpétuels et posséder sans fin dans les flammes inextinguibles. - "qu'il ne puisse y parvenir, mais que la colère.de Dieu, des saints anges et de tous les habitants célestes vienne sur lui, et qu'avec Datan..., il reçoive le lot des châtiments perpétuels et des flammes inextinguibles".
  9. Pour les deux premières lignes : 1.1 Au nom de la sainte et indivisible Trinité. Moi Isarnus Bellotus et Inguilbertus et Adalbertus et Froterius de Senegaz et ses enfants, et Ermengaudus Gaudebertus et Bernard Amelius et Bernard Gauzbertus et Ramon et Pierre ses frères et Gazbertus Bernardus Pas de pb, si ce n'est la traduction des noms en "français". Il est possible que certains soienty mal orthographiés (Gauzbertus, Gazbertus ?) 1.2 et Guido Sigerius, nous tous, dont les noms sont écrits donnons à Dieu tout-puissant et le saint martyr VICTORIS p(...) et les abbés et les moines de ce monastère à la fois présent et futur l’église à savoir [San]cte Marie qui est situé sur le terrain sancti Victoris martyris étant au génitif, on ne peut traduire "et à Saint Victor martyr". Je ne crois pas d'autre part à une aussi lourde négligence du copistet. Dans d'autres chartes, on a bien et sancto Victori martyri. Il est possible que ce groupe soit complément d'un nom dont on n'a que l'initiale, "p" : prioribus, par exemple ; on obtiendrait alors "aux prieurs de Saint Victor martyr" ? Cela expliquerait la reprise par ipsius monasterii qui suit. Cela permettrait aussi de comprendre le ad abbates qui se substitue au datif : "aux prieurs... pour les abbés...". En ce cas, le datif tam presentibus... pourrait s'accorder à ce "prioribus" (tout en portant sur l'ensemble). Ce peut être aussi une négligence du copiste. Ce n'est qu'une hypothèse. En tout cas, ce p n'est pas une abréviation, c'est pourquoi je penche pour un nom laissé en suspens. 1.3 dans le lieu appelé Silviniana, avec tous ce qui doit appartenir à cette l'église, avec les prémices, cinofferendis et cimetières et le manse de Casella, sans aucune réserve et tout le dixième de ma[...] l’entier fief de Figeirinco - Plutôt « tout ce qui se rapporte », « tout ce qui est afférent à ». - J’avoue ma perplexité en ce qui concerne le mot cinofferendis. Dans les formules analogues, c’est « offerendis » ou « oblationibus » qui apparaît. J’ai pensé à « offrande de cendres, c'est-à-dire oblations des restes des os d’un martyr, mais le scribe n’aurait pas utilisé un mot composé, signe d’un usage courant, alors que ce composé est inconnu par ailleurs. cin- peut aissi provenir du mot grec koinos (prononcé kinos, cf. cimetière < koimèterion), mais la difficulté liée au mot composé n’est pas levée pour autant. Est-ce que le scribe avait commencé à écrire cimeterium et aurait oublié de biffer les lettres en écrivant offerendis, qu’il avait omis ? - decimum, c’est comme decimam, la dîme. On pouvait percevoir la dîme d’un bien dont on n’était pas possesseur. 1.4 en garantie 50 sous raim[undineis] et la cabane de la Cacavelaria avec le dixième et tout ce qui appartiennent à la tenure et un moulin avec cabanes que Bernard Amelius a donné à l'église de sainte-Marie avec le dixième et tout - « en échange d’une garantie de 15 sous raymondins (monnaie de référence des comtes de Toulouse) - « borderies » (petites fermes) et non « cabanes ».
  10. Bonsoir, Je ne peux pas répondre si je n'ai pas le manuscrit sous les yeux ; essayez de poster la copie des passages qui vous intéressent après vérification des droits de diffusion.
  11. Ce travail est destiné aux agrégatifs de lettres classiques et de grammaire qui souhaitent disposer d’une traduction proche du texte latin sans être pour autant strictement littérale. Nous avons également rédigé des notes, essentiellement grammaticales, qui pourront s'avérer utiles. C’est dire qu’elle présente des lourdeurs et des maladresses, mais donner à notre traduction un tour plus « littéraire » aurait nui à notre objectif sans présenter de profit, les traductions de qualité ne manquant pas. Je me suis inspiré essentiellement de deux éditions : - Celle d’Alfred Ernout, parue aux Belles Lettres (Paris), qui constitue l’édition de référence pour les concours. Élégante et généralement fidèle, elle constitue une base indispensable pour lire et étudier la pièce de Plaute. - Celle de Wolfgang de Melo, parue aux éditions Loeb Classical Library (Oxford), très utile également. Il semble que la langue anglaise se prête plus que la nôtre à une traduction à la fois fidèle au texte et élégante, du moins très correcte. On consultera aussi, mais avec prudence, les traductions anciennes disponibles en ligne. L’attention des agrégatifs est attirée sur le fait que d’une édition à l’autre, le texte établi peut varier sensiblement suivant les leçons adoptées par les spécialistes. C’est d’ailleurs pourquoi une édition de référence est précisée. Les abréviations utilisées dans les notes sont les suivantes : - Édition « Les Belles Lettres » : E. - Édition Loeb : dM. - Dictionnaire Gaffiot, (éd. Hachette) : G. (il s’agit évidemment du « grand Gaffiot »). - Syntaxe latine d’A. Ernout et de F. Thomas (éd. Klincksieck) : ET. - Syntaxe latine de M. Bizos (éd. Vuibert) : B. POENULUS de PLAUTE Prologue Il me plaît d’évoquer (1) l’Achille d’Aristarque ; C’est de là que je tirerai mon début, de cette tragédie. Gardez le silence, taisez-vous, et tournez votre attention ; Il ordonne que vous écoutiez, le général en chef … de l’Histrionie (2), Et que (3) siègent de bon cœur sur les gradins, 5 ceux qui sont venus affamés et ceux qui sont venus rassasiés. Vous qui avez mangé, vous avez fait beaucoup plus sagement ; vous qui n’avez pas mangé, rassasiez-vous de comédies (4). En effet, celui à qui a été préparé de quoi manger, c’est une excessive stupidité qu’il vienne s’asseoir (5) par égard pour nous (6) à jeun. 10 Lève-toi, crieur, fais prêter l’oreille au peuple. J’attends depuis longtemps déjà pour voir si (7) tu connais ton métier. Exerce ta voix, par laquelle (8) tu vis et t’entretiens (9) ; car si tu ne cries pas, la faim se glissera en toi quand tu seras sans rien dire. Allez, à présent, rassieds-toi, afin de remporter double salaire. 15 (lacune d’un vers ?) Il est bel et bon que vous observiez mes édits. (10) Qu’aucune (11) putain décrépite ne siège dans l’avant-scène, qu’aucun licteur ne marmonne de mot, ni ses verges, qu’aucun ordonnateur ne passe devant une tête ni ne mène s’asseoir pendant qu’un acteur est sur scène. 20 Ceux qui, de loisir, ont dormi longtemps chez eux, il convient qu’ils se tiennent (12) à présent avec résignation, ou qu’ils s’abstiennent de trop dormir. Que les esclaves ne viennent pas s’installer, afin que l’endroit soit pour les hommes libres, ou qu’ils donnent de l’argent pour leur affranchissement (13). S’ils ne peuvent le faire, qu’ils s’en aillent chez eux, qu’ils se gardent de la double infortune 25 d’être bigarrés (14) ici par les verges, et à la maison par le fouet, dans le cas où ils n’auraient pas fait leur service (15) quand les maîtres reviendraient chez eux. Quant aux enfants, aux tout petits bébés (16), que les nourrices s’en occupent à la maison et qu’elles ne les amènent pas voir le spectacle, afin qu’elles n’aient pas soif elles-mêmes, que les enfants ne meurent pas de faim, 30 et qu’affamés, ils ne vagissent pas comme des chevreaux. Que les dames regardent en silence, qu’elles rient en silence ; qu’elles s’abstiennent ici de trop émettre de sons de clochettes avec leur douce voix, qu’elles reportent sur la maison le cours de leur bavardage (17) afin qu’elles ne soient pas ici comme à la maison source de nuisance pour leurs maris. 35 Et pour ce qui concerne les organisateurs des jeux, que la palme ne soit donnée à aucun artiste par injustice, et qu’à la suite d’une brigue ils ne soient pas jetés dehors, en sorte que les pires passent devant les bons. Et ceci encore, que j’ai failli oublier (18) : 40 Pendant que les jeux ont lieu, valets de pied, faites irruption au cabaret ; à présent que c’est l’occasion, à présent que les tartes au fromage sont brûlantes (19), accourez. Ce qui est prescrit en vertu de mon pouvoir histrionien, Il est bel et bon, par Hercule, que chacun s’en souvienne pour son compte. 45 Au sujet, à son tour, je veux à présent revenir afin que vous soyez instruits autant que moi. Ses territoires, ses contours, ses limites, voilà ce que je vais tracer. C’est pour cette tâche que j’ai été institué arpenteur. Mais, si ce n’est pas importun, je veux vous donner le nom 50 de la comédie ; si au contraire cela déplaît, je le dirai quand même, si toutefois c’est permis par ceux entre les mains desquels elle est. Cette comédie s’appelle « le Carthaginois » ; en latin, Plaute Mange-Bouillie en a fait « l’Oncle ». Vous avez désormais le nom. A présent, recevez 55 le reste des comptes ; c’est en effet ici que ce sujet sera évalué. Le sujet a pour place son propre avant-scène ; vous, vous êtes les assistants assermentés (20) ; je vous en prie, prêtez votre attention. Il y avait deux cousins germains carthaginois de la plus haute origine et du plus haut état de fortune. 60 L’un d’eux vit, l’autre est défunt. Si je vous en parle avec une belle assurance, c’est que l’embaumeur qui l’a embaumé (21) me l’a dit. Mais quant à ce vieillard (22) qui est mort, le fils unique qu’il avait, soustrait à son père, 65 enfant âgé de sept ans, est enlevé de Carthage, six ans avant que ne meure son père. Comme il voit que son fils unique est pour lui perdu, il sombre lui-même dans la maladie par suite du chagrin, institue comme héritier son cousin germain ; 70 il est parti lui-même pour l’Achéron sans provision de route. Celui qui a enlevé l’enfant l’emmène à Calydon ; il le vend ici à un maître, un riche vieillard désireux d’enfants, haïssant (23) les femmes. C’est le fils de son hôte (24) que le vieillard, sans le savoir, a acheté 75 en la personne de cet enfant ; il l’adopte pour fils et en fit son héritier, quand (25) lui-même atteignit le jour de sa mort. Ce jeune homme habite là, dans cette maison-là. Je retourne sur mes pas de nouveau à Carthage. Si vous voulez me confier une tâche ou que celle-ci soit prise en charge (26), 80 qui n’aura pas donné d’argent, n’aura fait que du vent ; mais qui en aura donné en aura fait plus encore. Or l’oncle de celui-ci, le vieux (27) qui est en vie, le carthaginois, eut deux filles ; l’une de cinq ans, l’autre d’à peine quatre. 85 Toutes deux disparurent de Magara avec leur nourrice. Ceux qui les a enlevées les emmène à Anactorium (28) ; il les vend toutes ensemble, la nourrice et les petites filles, argent comptant, à un homme, si un léno (29) est un homme, de tous les hommes que la terre supporte le plus infâme (30). 90 A présent du reste, faites-vous vous-mêmes une idée de quel genre d’homme est celui qui a Leloup (31) pour nom (32). Celui-ci, d’Anactorium où il avait d’abord habité, est venu s’installer ici, à Calydon, il n’y a pas longtemps, pour son gagne-pain. Il habite dans cette maison-là. 95 Ce jeune homme se consume de passion pour l’une d’elles, sa proche parente sans qu’il le sache ; il ne sait qui elle est et ne l’a jamais touchée, tant le léno le fait languir : [il n’a rien fait de honteux avec jusqu’à présent, ne l’a jamais conduite chez lui et l’autre n’a jamais voulu l’y envoyer : ] 100 comme il le voit aimer, il veut prendre l’homme dans son filet. L’autre, la plus jeune, c’est pour le concubinage que veut l’acheter un soldat qui se consume pour elle. Mais leur père, le Carthaginois, après les avoir perdues, ne cesse de les chercher partout sur terre et sur mer. 105 Lorsqu’ils est entré dans une ville, aussitôt, Il va trouver toutes les courtisanes, là où chacune habite ; Il lui donne de l’argent, la prend pour la nuit, puis demande avec insistance d’où elle est, de quel pays, si elle a été prise à la guerre (33) ou enlevée furtivement, de quelle famille elle est issue, quels furent ses parents. 110 C’est ainsi qu’avec intelligence et adresse il recherche ses filles. De plus, il sait toutes les langues (34) ; mais, sciemment, il cache qu’il les sait. C’est tout à fait un Carthaginois, qu’est-il besoin de paroles ? Il est venu ici, dans le port, hier soir par navire. C’est le père de ces jeunes filles-ci en même temps que l’oncle de ce jeune homme-là. 115 Vous tenez bon désormais ? Si vous tenez bon, tirez ; gardez-vous de rompre, je vous en prie, laissez la chose se dérouler jusqu’au bout (35). Ah ! J’ai presque oublié de dire la suite. Celui qui a adopté celui-ci comme son fils, fut l’hôte de son oncle carthaginois (36). 120 Il va venir ici aujourd’hui et retrouvera ici ses filles ainsi que ce dernier, fils de son cousin germain, comme du moins je l’ai appris. Quant à moi, je vais y aller et me costumer ; vous, découvrez les choses avec bienveillance. [Celui qui va venir aujourd’hui retrouvera ses filles et ce jeune homme, fils de son cousin germain. Ensuite, pour le reste, 125 portez-vous bien ; assistez-nous. Je vais y aller ; je veux maintenant devenir autre.] Pour ce qui reste, il en reste d’autres pour le rendre clair. Portez-vous bien et secondez-nous, afin que le Salut vous préserve. Notes : (1) dM. comprend rehearse. (2) Nous conservons le jeu de mots signalé par E. (3) Le verbe jubere est suivi d’abord d’une proposition infinitive, ensuite d’une PSC par ut. Cette double construction (G. article ut II, c) ne peut être restituée en français. Soit l’on répète le verbe (par un synonyme, chez E.), soit l’on unifie les constructions, comme ici. L’anglais a sa propre solution, non transposable. (4) dM. voit dans fābŭlis un jeu de mots avec făbŭlis (petites fèves). (5) sessum est évidemment le supin de sedere. (6) Il semble difficile de conserver la place de ce groupe dans la traduction. (7) La conjonction si n’introduit pas d’interrogative indirecte à proprement parler avant la période impériale ; si conserve ici un sens éventuel équivalant à « au cas où », mais sa future valeur complétive n’est malgré tout pas très éloignée (cf. ET. pp. 387-388). (8) Postposition de la préposition per (G. fin de l’article). (9) Le complément sous-entendu de colis est sans doute vitam, à tirer de vivis. WdM traduit have a reputation. (10) dM dit de bonum factum (est) que c’est une formula used by praetor. (11) nequis : syllepse (ET. pp. 138-139). (12) Il semble malheureux de traduire stare par « rester debout » puisque les spectateurs sont assis ! (13) caput a ici le sens juridique de « personnalité civile » (cf. G. art. caput, 4). (14) La conjonction ne développe le nom infortunio, et son choix est commandé par l’idée de précaution exprimée par le verbe vitare, dont c’est du reste la construction ordinaire. (15) curassint : forme seconde de subj. parfait ; ce temps met l’accent sur l’antériorité du procès de la subordonnée par rapport à celui de la principale (B. p. 118). (16) infantis = infantes (ici adj.). (17) Mot à mot : « leurs entretiens de parole ». (18) La forme de parfait passif surcomposé est utilisé parce que l’oubli ne persiste évidemment plus au moment de l’énonciation. (19) Mets populaire dont Caton nous a transmis la recette (dM). (20) Le sujet est comme soumis à une expertise juridique. (21) Le plus-que-parfait se justifie par le fait que le procès de la relative se situe avant le procès de la principale, lui-même au parfait. Il est difficile de conserver ce temps dans la traduction. (22) Mot à mot : « Mais à ce vieillard qui est mort, le fils unique qui était à lui, soustrait à son père… » : construction très libre, qu’on ne peut respecter en français sans faire d’anacoluthe. (23) osor est bien sûr un nom. (24) Voir aux v. 119-120. (25) quom = cum. (26) curarier = curari. (27) Dans le langage parlé, l’apposition ne se met pas nécessairement au cas du nom complété (cf. ET. p. 13) ; c’est par contre le cas de carthaginiensi. (28) En Étolie. (29) Le léno, pourvoyeur d’esclaves et de prostituées, est un personnage type de la comédie. (30) Mot à mot : « le plus infâme de combien d’hommes la terre supporte ». (31) lycos signifie « loup » en grec. (32) L’interrogative indirecte quid id sit hominis… est apposée au nom conjecturam, qu’elle développe. Le subjonctif siet (sit) est le fait de l’attraction modale. quid id sit hominis signifie mot à mot : quel est ce genre d’homme (qui)… (33) Le verbe capere a fréquemment ce sens à lui seul : cf. G. (34) omnis = omnes. (35) dM. explique ainsi la métaphore : « Reference to a dance in which the participants hold a rope ». (36) illi Poeno patruo : dat. de possession.
  12. jacques

    ancien script

    C'est simplement une question d'habitude...
  13. Il faut sous entendre le verbe esse : quattuor principes ferro interempti sunt ; trina bella civilia fuerunt, plura externa ac plerumque permixta sunt. Mais en français, on n'a pas non plus besoin de ce verbe : "quatre empereurs morts sous le fer", etc...Il s'agit toujours d'une énumération du contenu de l'œuvre. Pourriez-vous poster votre traduction ?
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