Aller au contenu

jacques

Members
  • Compteur de contenus

    182
  • Inscription

  • Dernière visite

Réputation sur la communauté

0 Neutral

À propos de jacques

  • Rang
    Nobilissimus

Profile Information

  • Gender
    Male

Visiteurs récents du profil

6 915 visualisations du profil
  1. Jouons à traduire

    La quête du sens d'un texte latin (ou grec) et sa transposition dans un français alliant aisance et exactitude ont fait la joie de beaucoup d'entre nous, le mien en tout cas. Je vous propose un petit jeu qui consistera à traduire des passages de la littérature médiévale latine, trop peu connue, et qui a de quoi nous surprendre, voire nous émerveiller parfois. Je ne parle évidemment pas des chartes ou des antiphonaires, mais de la prose littéraire ou historique et de la poésie. Au Moyen Age, on n'a jamais cessé d'écrire en latin et de copier les auteurs antiques. Grégoire de Tours en faisait même un complexe, qui avouait avec une sincérité touchante qu'il ne saurait égaler ses modèles et qu'il fallait lui pardonner ses "fautes". A son époque en effet, la langue de tous les jours, sans être encore du "roman", commençait à s'éloigner de la lingua romana rustica du Bas-Empire, elle-même assez distincte de la langue classique (qui du reste n'a peut-être existé qu'à l'écrit). Je proposerai le premier texte, les participants posteront leur traduction un jour fixé (un mois environ après avoir la publication du texte me semble un délai raisonnable), puis nous les apprécierons collégialement, nous discuterons des points éventuellement litigieux et nous déclarerons un « vainqueur » qui proposera le texte suivant, en puisant dans la littérature médiévale ou ailleurs s'il le souhaite, mais en évitant les textes trop connus. Il en indiquera ou non l’auteur au début, mais il le fera au moment du verdict, en précisant également l’édition à laquelle il s'est référé. Le premier texte, court et facile, sera de Boèce (480-524). Esprit universel, homme politique, précepteur et philosophe, il s'est intéressé à toutes les branches du savoir et a tenté une conciliation entre le néo-platonisme et le christianisme. Converti, mais demeuré plus philosophe que théologien, il fut accusé de magie (un prétexte, bien sûr) et emprisonné, pour être finalement exécuté par Théodoric. C’est en prison qu’il aurait composé le De consolatione philosophiae. Dans l’extrait qui nous occupe, l’auteur, entouré de Muses, a composé une élégie sur ses malheurs. Il voit soudain apparaître une femme bien mystérieuse : regard pénétrant, air autoritaire, mise négligée, un livre dans une main, un sceptre dans l'autre ; le temps ne semble pas avoir eu de prise sur elle... Celle-ci n’a pas l’air réjouie par le spectacle qui s’offre à elle… Quae ubi poeticas Musas vidit nostro assistentes toro fletibusque meis verba dictantes, commota paulisper ac torvis inflammata luminibus : Quis, inquit, has scenicas meretriculas ad hunc aegrum permisit accedere, quae dolores eius non modo nullis remediis foverent, verum dulcibus insuper alerent venenis ? Hae sunt enim quae infructuosis affectuum spinis uberem fructibus rationis segetem necant hominumque mentes adsuefaciunt morbo, non liberant. At si quem profanum, uti vulgo solitum vobis, blanditiae vestrae detraherent, minus moleste ferendum putarem : nihil quippe in eo nostrae operae laederentur ; hunc vero Eleaticis atque Academicis studiis innutritum… Sed abite potius, Sirenes usque in exitium dulces, meisque eum Musis curandum sanandumque relinquite ! His ille chorus increpitus deiecit humi maestior vultum confessusque rubore verecundiam limen tristis excessit. At ego, cuius acies lacrimis mersa caligaret nec dinoscere possem quaenam haec esset mulier tam imperiosae auctoritatis, obstupui visuque in terram defixo quidnam deinceps esset actura exspectare tacitus coepi. Tum illa propius accedens in extrema lectuli mei parte consedit meumque intuens vultum luctu gravem atque in humum maerore deiectum, his versibus de nostrae mentis perturbatione conquesta est : Heu, quam praecipiti mersa profundo mens hebet et propria luce relicta tendit in externas ire tenebras, terrenis quotiens flatibus aucta crescit in immensum noxia cura ! [...] Boethius. De consolatione Philosophiae, Opuscula theologica, éd. Claudio Moreschini, K.G. Saur Verlag GmbH, Munich, 2005 (Leipzig, 2002) Voilà. J’espère qu’il n’y a pas de faute de copie. Date pour poster les travaux : mardi 12 décembre 2017. Une petite énigme pour compléter le tout : tout en bas du vêtement de la femme figurent la lettre Π, et tout en haut, la lettre Θ. Que signifient ces deux lettres ?
  2. Initiation au latin

    Merci, mais cela ne me dis pas le niveau visé. Blackstone, si tu veux faire des commentaires, vas-y, je suis à la "bourre" encore ce soir. Je te dirai honnêtement s'ils rejoignent les miens. Mais il faut connaître le niveau visé.
  3. Initiation au latin

    Cette initiation appelle plusieurs commentaires que je n'ai pas le temps de développer aujourd'hui. A quel niveau est-elle destinée ?
  4. Traduction les guerres puniques

    Cela ne m'étonne absolument pas. Le latin ne l'intéresse nullement.
  5. Traduction les guerres puniques

    Je ne pense pas que l'élève reviendra... Il utilise une façon de faire que j'ai constatée bien souvent en classe quand ils travaillent per deux : l'un traduit le latin mot à mot (mais sans toujours comprendre la phrase), l'autre essaie de trouver un sens au charabia obtenu (genre écriture automatique, poésie en moins), en ne s'occupant plus que de la phrase française... C'est ce que l'élève cherchait à obtenir de nous.
  6. Traduction les guerres puniques

    Je ne t'ai pas seulement dit qu'il y avait des erreurs, je t'ai dit comment tu peux corriger le début ; tu n'as peut-être pas vu mon message, tu n'as qu'à remonter au dernier "J" pour le voir . En aucun cas on te donnera ici une traduction que tu n'aurais qu'à recopier. On ne peut pas non plus corriger ta traduction pour elle-même, comme s'il s'agissait d'un devoir de français. Cela n'a aucun sens. Tu dois arriver à te corriger toi-même avec nos conseils et notre aide si nécessaire (car la phrase n'est pas facile pour le niveau collège). C'est le seul moyen pour progresser.
  7. Aux amis fidèles de locutio.net

    Oui, merci beaucoup !
  8. Traduction les guerres puniques

    Tu n'as pas répondu à ma question. Tu n'écrirais pas de telles phrases en rédaction parce qu'elles ne signifient rien : c'est du "charabia". Legatus de permutandis captivis Romam missus, dato jurejurando, ut, si impetrasset, ita demum non rediret, in senatu condicionem dissuasit rejectisque a se conjuge et liberis, Carthaginem regressus est Le messager est chargé(1) d'échanger les prisonniers romains(2) de la mission(3) (1) Où vois-tu ce verbe ? (2) Romam ne signifie pas romains et il n'est pas au même cas que captivis. (3) Sens ? missus est le participe parfait de mitto. Traduit correctement jusqu'à missus. Attention, la phrase n'est pas terminée. Il va falloir attendre avant d'avoir trouvé le verbe principal.
  9. Traduction les guerres puniques

    Bien sûr qu'il y a des erreurs. Aurais-tu écrit ces phrases en rédaction ? Non, pourquoi ?
  10. Tum Verres Diodori ...

    N'hésitez pas ! C'est en lisant les auteurs, dès la classe de troisième pour le grec, que j'ai vraiment appris les langues anciennes.
  11. Tum Verres Diodori ...

    Oui, "Verrès envoya aussitôt des esclaves au parent de Diodore..." Ce n'est pas du très bon latin, et c'est très loin de l'original. Un conseil (amical) : lisez le de Signis dans une édition bilingue, vous apprendrez vraiment du latin.
  12. projet de tatouage

    Par contre, un ancien aurait plutôt compris MALVM dans le sens de "mal moral". Si tu veux, tu peux écrire : ANIMO VINCERE DOLOREM (vaincre la douleur par la volonté)
  13. projet de tatouage

    Je propose : VINCERE DOLOREM (vaincre la douleur) REPVGNARE DOLORI (lutter contre la douleur) Et cette devise : ANIMO VINCERE MALVM (vaincre le mal par la volonté) "Conquérir la douleur" amènerait à un contresens : "vouloir acquérir la douleur".
  14. Traduction d'un extrait de charte (XIe siècle) en latin.

    1° sub ipso tenore quo... donavi : "dans la continuité même par laquelle j'ai donné..." - >: "dans la continuité de mon don (de cinq églises)..." ou, tout simplement : "pour faire suite à mon don...". 2° Le sponsalicium, terme des contrats matrimoniaux, désigne au sens propre la dot ex marito. Le mot a été employé au sens figuré pour désigner la "dotation" épiscopale qui se rattache à la consécration de l'église : des biens paroissiaux, le terrain du futur cimetière, etc...
  15. Traduction d'un extrait de charte (XIe siècle) en latin.

    Vous avez de nouveau posté un message vide (je me demande du reste comment c'est possible !) Je me suis permis de le supprimer.
×