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jacques

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    Langue et littérature médiévales, hellénisme, musique, lutherie.

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  1. Bonsoir, On a répondu au double de ce message.
  2. En fait, j'ai utilisé le pluriel dans une réponse donnée sur un autre site, mais je crois que c'est toi qui as raison. Et nous avons choisi tous les deux le même verbe : gigno !
  3. Phrase 1 ; b) et d), le verbe étant intercalé après l'attribut accordé à regnum, mais appliqué à l'ensemble par accord de voisinage. Phrase 2 ; b) Phrase 3 : b) pour désigner des circonstances liées. Phrase 4 : variante de a) : les sujets n'agissent pas séparément, mais l'un est privilégié dans l'esprit du poète : Le texte d'Horace est : [...] fugit retro / levis juventas et decor [...], que P. Villeneuve traduit ainsi : "Derrière nous s'enfuient la jeunesse au teint lisse et sa grâce". C'est à dire : "et aussi sa grâce" (Horace, Odes et Épodes, éd. Les belles lettres).
  4. glandem et fagenam = "le gland et la faîne", nourriture des porcs, en effet.
  5. Votre analyse est rigoureuse et valide en elle-même, mais difficile à appliquer au texte de façon certaine ; de plus tout ne dépend pas du sens. Ernout et Thomas, dans leur Syntaxe latine (éd. Klincksieck), distinguent ainsi six cas de figure dans le cas de l'accord du verbe avec un seul sujet : a) Les sujets désignent des personnes agissant séparément. b) Les sujets se ramènent à une notion unique. c) Le verbe précède, et les sujets ne sont pas encore tous présents à l'esprit du locuteur. d) Le verbe est intercalé après le premier sujet. e) Un mot répété en anaphore détache chacun des sujets. Raisons stylistiques diverses (rythme, métrique...)
  6. J'ai dit "très souvent", je n'ai pas dit toujours. Et cela dépend aussi de la place du verbe. S'il est à la fin, on aura de préférence le pluriel. Les "règles" absolues sont rares.
  7. Non, c'est incorrect. Par contre, je ne vous ai pas donné la traduction littérale de mon expression (que vous avez lue sur un autre site) : "fondements des lettres". Par ailleurs, si vous choisissez le mot "texte", il est difficile de ne pas songer à l'écrit !!! Dans le sens où vous l'entendez, c'est litterae qui peut prendre le sens le plus général, puisqu'il peut signifier "culture littéraire". Quant à textum, il n'a pas le sens de "texte", de même que textus. Vous avez aussi principia litterarum, "principes des lettres", "éléments premiers des lettres" ou principia scriptorum, mais scriptum évoque uniquement l'écrit.
  8. C'est au contraire la conjonction qui renforce l'idée de groupe constitué par les sujets. Le verbe se met très souvent au singulier en ce cas. Voici un exemple classique : si meum consilium auctoritasque valuisset (Cicéron) : "si mon avis et mon autorité avaient prévalu".
  9. Non, à l'impératif on aurait age. Et rassurez-vous, je vous crois quand vous me dites qu'il n'y a pas d'espace, mais c'est pour voir l'écriture.
  10. Je traduirais par "bonne chère à faire à table" ; oui, ce n'est pas mal.
  11. Sans quid, cela ne signifie rien : "Tu fais, Lia (Léa)". Vous ne pouvez vraiment pas poster une photo ? Il faut le faire par l'intermédiaire d'un hébergeur comme celui-ci, qui est gratuit : https://www.zupimages.net/
  12. Mais attention, le rapprochement avec ce texte n'est qu'une hypothèse ! Sur votre document, y a-t-il la place d'un mot avant "AGIS" ?
  13. Bonsoir, Ce texte, que j'ai vraiment eu plaisir à lire, est un sermon dont le point de départ est l'épisode des filles de Silo qui mènent un chœur, et que des hommes de la tribu de Benjamin se préparent à enlever (Juges, 21). L'auteur, ancien évêque de Langres retiré à Clairvaux à l'extrême fin du XIIème siècle, imagine que les quatre membres du chœur, Léa, Rachel (qui sont sœurs), Marthe et Marie représentent des catégories de personnes qui ont peut-être des qualités, mais surtout des défauts, et que ces défauts les empêchent de rester unies, car à chaque défaut énoncé, elles quittent la main de leur partenaire et rompent ainsi le chœur. Les quatre jeunes filles sont ainsi associées par l'orateur à chacune de leur partenaire qu’elles « lâchent » en fonction de la spécificité de leur défaut. En fait, si l'une peut un temps rester unie à l'autre, toutes se lâchent finalement à un moment donné, et la tâche ne sera pas facile pour leur prétendant. Le défaut de Léa, qui nous intéresse ici, est d’avoir consacré sa vie à des tâches temporelles et égoïstes et d’avoir négligé Dieu et les nécessiteux. A la fin de son sermon, l’auteur les interpelle une par une et leur adresse une sévère admonition pour les amener à résipiscence. Les phrases d’appel commencent toutes par « Quid agis… », « Que fais-tu… ? ». On a donc, pour ce qui nous occupe QUID AGIS LIA ? « Que fais-tu, Lia ? Brise ton orgueil par le labeur de ton corps, épuise ton corps à mener le chœur » car, comme dit le psaume (127), « Du labeur de tes mains tu te nourriras… ». C'est donc une invitation à trouver le labeur salvateur du corps et de l'âme et à délaisser la labeur qui aliène et éloigne du salut. Voilà. Si mon hypothèse est bonne, il doit manquer le mot Quid à l’inscription (ce sont toujours les premiers mots qui sont les plus vulnérables) ; quant à la personne qui l’a tracée, elle regrettait peut-être de s’être comportée comme Léa durant sa vie ???
  14. Merci ! Oui, l'enseignement est une passion chez moi. Mais je suis plus helléniste que latiniste.
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